Baie 6 : Un prêtre ayant installé un autel portatif célèbre l'office sur le front. Un groupe de soldats se recueille au moment de la présentation de l'hostie. À l'arrière-plan, de petites croix blanches symbolisent les nombreuses pertes humaines déjà concédées par le régiment. Plus au loin, le paysage vallonné et forestier du front de l'Est est éclairé par un ciel traversé de rayons lumineux : l'Esprit saint est associé à la scène champêtre. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du sergent Pierre Moulinet du 104e RI, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre avec palme dont le ruban arbore une citation, bien qu’aucune décoration n’apparaisse pour cet homme sur sa fiche matricule par ailleurs mort avant l’apparition de la croix de guerre n’était pas créée (2 avril 1915).
Baie 8 : au pied du Christ en croix, Marie, couverte d'un voile sombre, dépose une couronne de lauriers sur le front du soldat endormi dans la mort, les mains crispées sur le drapeau régimentaire, son fusil et son casque gisant à ses côtés. À l'arrière-plan, le village en ruines et le ciel sombre et tourmenté dessinent un paysage de guerre. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du sergent-major Duperron en uniforme du 150e RI, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre dont le ruban arbore une citation. Ce soldat, qui ne semble pas avoir été déclaré « mort pour la France », ne figure pas sur le monument aux morts communal, mais a son nom inscrit sur le monument paroissial.
Baie 10 : Sur un champ de bataille, au-dessus d'un tombeau taillé à même la roche auprès duquel repose le drapeau d'un régiment frappé du chiffre 1 et de la devise "Honneur et Patrie", un ange environné de rayons lumineux déroule un phylactère portant la mention RESURRECTIO ET VITA. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du soldat Thoirey de la 14e section d'Infirmiers militaires (alors que son col de capote est frappé du chiffre 203, numéro du régiment d’infanterie où il était passé auparavant en 1916), décédé en 1918, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre avec palme. La fiche matricule de cet homme permet toutefois de constater qu'il n'a jamais obtenu cette distinction militaire.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.