Dossier d’œuvre objet IM61004003 | Réalisé par
Delauney Sophie
Delauney Sophie

Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

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Chéron Philippe (Contributeur)
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
  • recensement du vitrail
ensemble de trois verrières historiées et commémoratives de la guerre de 1914-1918 : Messe au front, Apparition du Christ à un soldat mourant, Ange de miséricorde (baies 6, 8 et 10)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Orne - Gacé
  • Commune Gacé
  • Emplacement dans l'édifice baies 6, 8, 10 (chapelle du souvenir)
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Messe au front
    • Apparition du Christ à un soldat mourant
    • Ange de miséricorde
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

La plupart des vitraux furent exécutés par l’atelier Lorin entre 1884 et 1959, lors de plusieurs campagnes successives. Après la Première Guerre mondiale, il fut décidé de consacrer la chapelle abbatiale sud du chœur de l’église au souvenir des paroissiens tués au combat. Un autel commémoratif est installé par la maison angevine Rouillard. Deux plaques de marbre, un petit bas-relief patriotique et trois verrières offertes par trois familles endeuillées complètent le décor. Réalisées par l'atelier Lorin, elles évoquent à la manière d'un triptyque trois scènes de guerre : la Messe au front, l’Apparition du Christ à un mourant, et l'Apparition de l’ange de miséricorde.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1921, porte la date
  • Lieu d'exécution
    Commune : Chartres
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Lorin (atelier) (1863 - en activité sous le nom Maison Lorin en 2022)
      Lorin (atelier)

      En 1863, Nicolas Lorin (1833-1882) fonde son atelier à Chartres, rue Saint-Chéron. En 1867, il s'installe au bord de l'Eure au n° 5 rue de la Tannerie, puis au n°46, dans un atelier inscrit au titre de monument historique par arrêté du 22 novembre 1999.

      A la mort de son père, Charles Lorin n’a que 16 ans. Sa mère, Françoise (1840 - 1928), dirige l’atelier de 1882 à 1902. Charles Crauk (1819 - 1905), déjà employé comme cartonnier par Nicolas Lorin, devient directeur artistique de l'atelier. Il est également professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Amiens et professeur à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1896, elle crée avec son fils une association ayant pour raison sociale « Charles Lorin fils » pour une durée de 6 ans. Charles Lorin assume seul la gestion de l’entreprise à partir de 1902.

      Charles Lorin (1866-1940) est un peintre verrier français né à Chartres le 16 octobre 1866, fils de Nicolas Lorin. N'ayant que 16 ans à la mort de son père, il se forme à la gérance de l'entreprise familiale auprès de sa mère, Françoise, avec laquelle il crée l'association "Charles Lorin fils" en 1896. Ses premières réalisations signées datent de 1899 et il poursuivra son activité jusqu'à sa mort en 1940. En mars 1902, il créé une entreprise à son propre nom après avoir rachetée l'association formée avec sa mère. Les œuvres sont signées CHARLES LORIN ET CIE à partir de 1930. La succursale parisienne est toujours en activité. Il est marié à Jeanne Piébourg (1873-1944) fille et petite-fille des architectes de la ville de Chartres, Alfred-Etienne Piébourg et Alfred-Isidore Piébourg. Ils ont deux enfants Etienne (1898-1917) et François Louis Nicolas (1900-1972).

      François Lorin, fils de Charles Lorin, est un peintre verrier français né à Chartres le 15 novembre 1900 et mort dans cette même ville à 71 ans le 30 juin 1972. Il forme Gabriel Loire (1904-1996) au métier de peintre verrier.

      L'atelier, repris de 1973 à 2017 par Gérard Hermet, Jacques et Mireille Juteau,

      Il est aujourd'hui (2022) géré par Élodie Vally. La société créée a repris le fond, la ville se portant acquéreur des murs et du fonds d'archives.

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      peintre-verrier signature

Une lancette en arc brisé.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • en arc brisé
  • Matériaux
    • verre, peint, grisaille sur verre, jaune d'argent, émail sur verre
    • plomb, réseau
  • Iconographies
    • figure : soldat de la grande guerre, mort, agonisant, en prière
    • figure : prêtre
    • figure : ange
    • figure : Christ, croix
    • figure : Marie, agenouillée
    • décor, autel portatif, tombeau, drapeau tricolore, croix de guerre, couronne de laurier
    • ornementation, fleurs, rinceaux, dais architectural
    • canon
  • Précision représentations

    Baie 6 : Un prêtre ayant installé un autel portatif célèbre l'office sur le front. Un groupe de soldats se recueille au moment de la présentation de l'hostie. À l'arrière-plan, de petites croix blanches symbolisent les nombreuses pertes humaines déjà concédées par le régiment. Plus au loin, le paysage vallonné et forestier du front de l'Est est éclairé par un ciel traversé de rayons lumineux : l'Esprit saint est associé à la scène champêtre. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du sergent Pierre Moulinet du 104e RI, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre avec palme dont le ruban arbore une citation, bien qu’aucune décoration n’apparaisse pour cet homme sur sa fiche matricule par ailleurs mort avant l’apparition de la croix de guerre n’était pas créée (2 avril 1915).

    Baie 8 : au pied du Christ en croix, Marie, couverte d'un voile sombre, dépose une couronne de lauriers sur le front du soldat endormi dans la mort, les mains crispées sur le drapeau régimentaire, son fusil et son casque gisant à ses côtés. À l'arrière-plan, le village en ruines et le ciel sombre et tourmenté dessinent un paysage de guerre. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du sergent-major Duperron en uniforme du 150e RI, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre dont le ruban arbore une citation. Ce soldat, qui ne semble pas avoir été déclaré « mort pour la France », ne figure pas sur le monument aux morts communal, mais a son nom inscrit sur le monument paroissial.

    Baie 10 : Sur un champ de bataille, au-dessus d'un tombeau taillé à même la roche auprès duquel repose le drapeau d'un régiment frappé du chiffre 1 et de la devise "Honneur et Patrie", un ange environné de rayons lumineux déroule un phylactère portant la mention RESURRECTIO ET VITA. Complément de vitrerie néogothique au registre supérieur. Au registre inférieur figure dans un médaillon ceint d'une couronne de laurier le portrait du soldat Thoirey de la 14e section d'Infirmiers militaires (alors que son col de capote est frappé du chiffre 203, numéro du régiment d’infanterie où il était passé auparavant en 1916), décédé en 1918, au-dessous duquel est représentée une croix de guerre avec palme. La fiche matricule de cet homme permet toutefois de constater qu'il n'a jamais obtenu cette distinction militaire.

  • Inscriptions & marques
    • date, peint
    • signature, peint
    • dédicace
    • inscription
  • Précision inscriptions

    Baie 6 : CH. LORIN / CHARTRES / 1921 ; EN SOUVENIR DU SERGENT PIERRE MOULINET

    Baie 8 : EN SOUVENIR DU SERGENT MAJOR PIERRE DUPERRON

    Baie 10 : RESURRECTIO ET VITA ; HONNEUR/ET/PATRIE (sur drapeau) ; EN SOUVENIR DU SOLDAT ÉMILE THOIREY

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • BRAGUY, Jean-Marie. Inventaire des cartons, pantographes et des photographies de vitraux conservés à l’atelier Lorin (Chartres 1863-1973), seconde partie, Centre National des Arts Plastiques, Chartres, 1991.

Bibliographie

  • CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.

  • BERGERET Jean. Gacé et ses morts pour la Patrie, in Le Pays d'Auge. La Grande Guerre en Pays d'Auge, n° 64, novembre-décembre 2014

Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2015, 2018
(c) Région Normandie - Inventaire général
Delauney Sophie
Delauney Sophie

Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

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Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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