Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
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Merret PatrickMerret PatrickCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie de 2009 à 2020.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Isigny-le-Buat
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Commune
Tirepied
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Emplacement dans l'édifice
Baie 2 (choeur)
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Dénominationsverrière
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Titres
- Scènes de la vie de la Vierge Marie
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
L’église de Tirepied possède un ensemble de vitraux réalisés par l’atelier parisien Charles Champigneulle dans les années 1920. Leur histoire nous est connue par le livre paroissial qu’a tenu l’abbé Joseph Chrétien durant sa cure dans la paroisse (1921-1938). Dès le début du siècle, rappelle le curé, l’abbé Lefranc avait travaillé au « temple matériel de l’église » par une série de travaux de réfection et d’ornementation (voûte de nef, chapelle du Sacré-Cœur, etc.). Son successeur l’abbé Prodhomme envisagea à son tour de placer de nouvelles verrières pour orner les baies de l’édifice, mais son projet fut contrecarré par la survenue de la guerre et le surcoût des matériaux dans les années qui suivirent. À son arrivée, l’abbé Chrétien décida de reprendre l’idée de son prédécesseur en commençant d’abord par le chœur : quatre vitraux exécutés par l’atelier Champigneulle d’après des dessins de Henri Pinta, prix de Rome en 1884 furent posés dès 1922 pour une facture de 12 000 F, grilles de protection et pose non comprises. Parmi ceux-ci, le vitrail représentant les vies de la Vierge commémore le souvenir de la Grande Guerre (baie 2) et possède une inscription commémorative en l'honneur de Albert Rivière, sergent du 136e régiment d'infanterie, tué à Châtelet (Belgique), le 22 août 1914, et non le 9 septembre 1914 comme inscrit sur la verrière. Deux autres vinrent orner la chapelle du Sacré-Cœur en 1923 (pour un coût de 6 200 F), enfin trois dernières furent placées en 1924 (pour la somme de 6 500 F), toujours réalisées par l’atelier Champigneulle. Le programme de vitrage fut repris en 1928, avec la pose de quatre verrières dans la nef, cette fois-ci exécutées par l’atelier normand Thomas Ducour, sans doute choisi pour les plus faibles tarifs qu’il offrait.
L’église compte également deux autres vitraux commémoratifs dans la chapelle sud du transept, ni signés ni datés, qui sont venus remplacer les vitraux de Champigneulle, soufflés comme ceux de la nef dans les combats de la Libération.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1922, daté par source
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Stade de création
- copie
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Lieu d'exécutionCommune : Paris
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Auteur(s)
- Auteur : peintre-verrier attribution par source
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Auteur :
atelier Champigneulle (1868 - 1955)atelier ChampigneulleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Charles-François Champigneulle, né à Metz le 9 octobre 1820 et mort le 11 août 1882 à Savonnières-devant-Bar, est un industriel français.
Louis-Charles-Marie Champigneulle, dit « Charles II Champigneulle » ou « Charles Champigneulle fils » (1853-1905) est un maître-verrier français.
Son fils Charles-Marie Champigneulle (1880-1908) est architecte et maître verrier. Il meurt prématurément en 1908 dans un accident de voiture.
Son petit-fils Jacques-Charles Champigneulle (1907-1955) n'a qu'un an et demi à la mort de son père Charles-Marie. Il devient également maître-verrier entre 1928 et 1952 et célèbre pour la décoration du salon du paquebot Normandie.
Historique sommaire (source : Wikipédia).
En 1861, Charles-François Champigneulle fonde à Metz un établissement de sculpture religieuse en céramique, puis reprend en 1868 la célèbre maison de peinture sur verre de Laurent-Charles Maréchal, dit Maréchal de Metz, qui devient dès lors la maison « Maréchal et Champigneulle ». Son ami Charles Maréchal, artiste messin également, lui offre toutes ses connaissances et compétences dans la restauration et la création architecturale.En 1872, du fait de l'annexion de Metz par l'Allemagne, Charles-François Champigneulle transfère ses établissements à Bar-le-Duc.Charles Maréchal prolonge la zone de chalandise de Bar-le-Duc vers l'étranger, ce qui confère à l'entreprise et à ses ouvriers un statut d'entreprise de notoriété internationale. L'entreprise est renommée pour ses vitraux. Charles-François Champigneulle s’éteint le 11 août 1882 et est inhumé à Savonnières-devant-Bar.
Emmanuel (Emmanuel-Marie-Joseph) Champigneulle (1860-1942), dernier fils de Charles-François, prend la succession de son père dans le Barrois en 1882 mais part pour Nancy à la fin 1908.
Second fils de Charles-François Champigneulle, Louis-Charles-Marie Champigneulle naît à Metz en 1853. Il commence à travailler dans la Meuse, à Bar-le-Duc. Il épouse ensuite Marie-Catherine Brasseur. En 1881, Charles Champigneulle poursuit sa carrière à Paris, à l'atelier du 96, rue Notre-Dame-des-Champs. L'atelier est alors très actif. Récompensé par des médailles nombreuses, il devient lui-même membre du jury d'attribution des récompenses, pour les œuvres présentées au titre de l'art verrier, aux expositions universelles de Paris. Au cours de sa carrière, Charles II Champigneulle a réalisé de nombreux vitraux, inventoriés aujourd'hui par le service de l'inventaire général. Charles Champigneulle meurt à Savonnières-devant-Bar, en 1905.
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Auteur :
Pinta Henridessinateur attribution par sourcePinta HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre verrier français, atelier Champigneulle
La baie est en arc brisé, à deux lancettes, avec un écoinçon losangé au tympan.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre, en arc brisé
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Matériaux
- verre transparent, peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Précision dimensions
non précisées
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Iconographies
- Scène, Vierge Marie, Pentecôte, Apparition à un soldat, Assomption, Couronnement de la Vierge
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Précision représentations
Verrière composée de deux lancettes enserrant quatre scènes traitées en grisaille comprenant chacune une inscription iconographique latine. Les scènes s'inscrivent dans des quadrilobes à redents sur fond d'un motif végétal et fleuri.
Lancette gauche : au registre inférieur : Apparition de la Vierge sur une nuée, les mains jointes, auréolée et dirigeant la lumière divine vers un soldat agonisant soutenu par un aumônier au sein d'un paysage de champ de bataille avec des barbelés. Au registre supérieur, scène de la Pentecôte, issu du chapitre 2 de l'Acte des Apôtres, avec au centre la Vierge Marie, illuminée par un halo de lumière, entourée par les apôtres avec en surplomb une colombe, également nimbée de lumière, représentant le saint esprit.
Lancette droite : au registre inférieur : Assomption de la Vierge portée par des anges sur une nuée. Au registre supérieur, la Vierge reçoit le couronnement par la sainte Trinité, incarnée par le Christ fils, Dieu le père et le saint esprit sous les traits d'une colombe.
Sur la traverse basse des deux lancettes figure une inscription commémorative en l'honneur de Albert Rivière, sergent du 136e régiment d'infanterie, tué à Châtelet (Belgique), le 22 août 1914, et non le 9 septembre 1914 comme inscrit sur la verrière.
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Inscriptions & marques
- inscription concernant l'iconographie
- inscription concernant le destinataire
- dédicace
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Précision inscriptions
Baie 2 : "ET REPLETI SUNT / SPIRITU SANCTO / ACT.II.4." [Et ils furent remplis du Saint-Esprit] ; "ET IN HORA / MORTIS NOSTRAE / AMEN" [Et à l’heure de notre mort. Amen.] ; "VENI DE LIBANO / VENI CORONABERIS / ISAIE" [Viens du Liban, viens, tu seras couronnée] ; "DE CUJUS ASSUMPTIONE / GAUDENT ANGELI / OFF.B.V.M." [De son Assomption, les anges se réjouissent] ; "EN SOUVENIR DU SERGENT ALBERT RIVIERE / MEDAILLE MILITAIRE CROIX DE GUERRE / MORT AU CHAMP D'HONNEUR A CHATELET (BELGIQUE) / LE 9 SEPTEMBRE 1914 AGE 22 ANS"
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État de conservation
- bon état (incertitude)
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives diocésaines de Coutances. Dossier paroissial de Tirepied, Livre paroissial.
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
p.8
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.