Dossier d’œuvre objet IM50002999 | Réalisé par ;
Aubin Lucas (Contributeur)
Aubin Lucas

Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du vitrail
  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
Ensemble de 2 verrières mixtes et commémoratives de la guerre de 1914-1918 : Jésus au jardin des oliviers et saint Augustin et sainte Monique 
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Manche - Coutances
  • Commune Saussey
  • Emplacement dans l'édifice baies 1 et 4 (nef)
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Jésus au jardin des oliviers
    • Saint Augustin et sainte Monique
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

Plusieurs campagnes sont venues compléter le vitrage entre 1920 et 1943. Deux verrières sont commémoratives de la Grande Guerre, pour lesquelles manquent signatures, dates et sources archivistiques. L’une, Saint Augustin et Sainte Monique, inspirée d’un tableau de Ary Scheffer présenté au salon de 1846 et aujourd'hui conservé au musée du Louvre, appartient à un programme de 6 vitraux dont l’iconographie est caractéristique de la production de l’atelier Mazuet. Elle peut être datée de 1925 grâce à l’article paru dans le numéro 47, année 1925 de la Semaine Religieuse : celui-ci relate une cérémonie du mercredi 7 octobre lors de laquelle furent bénies, à Saussey, six belles verrières offertes par divers donateurs. La seconde verrière, Jésus au jardin des oliviers, est très probablement l’oeuvre d’un autre atelier, tant est différente l’iconographie et le style. 

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 20e siècle
  • Dates
    • 1925, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Commune : Bayeux
  • Auteur(s)
    • Auteur de la source figurée : d'après, peintre
    • Auteur :
      Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuet
      Mazuet Henri

      Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).

      Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.

      Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.

      Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre-verrier attribution par analyse stylistique
    • Auteur :

Baies libres en arc brisé. La baie 1 est à une seule lancette en arc lobé avec une mandorle polylobée au registre central. La baie 2 est à deux lancettes comprenant chacune une mandorle polylobée en leur centre, et un écoinçon losangé au tympan.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • baie libre, en arc brisé
  • Matériaux
    • verre transparent, peint, grisaille sur verre
    • plomb, réseau
  • Précision dimensions

    non précisées.

  • Iconographies
    • scène, Jésus au jardin des oliviers
    • scène, Apparition de l'enfant à la coquille à Saint Augustin d'Hippone, saint Augustin et sainte Monique
  • Précision représentations

    Les deux verrières s'inscrivent dans un modèle similaire avec un motif de grisaille décorative, notamment végétal et à rinceaux, laissant apparaitre une mandorle polylobée dans laquelle figure la scène, et une inscription commémorative au registre inférieur.

    Baie 1 : Au registre central, le Christ, en robe rouge et manteau bleu et blanc, agenouillé en prière dans le jardin des oliviers face à un calice sur une nuée, et avec la vieille ville de Jérusalem en arrière plan. La scène est inspirée d'un passage de l’évangile selon saint Luc, au chapitre 22, qui marque le début de la Passion. Au registre inférieur, figurent une inscription commémorative et une liste des 35 noms des soldats de Saussey morts pendant la guerre de 1914-1918.

    Baie 4 : Au registre central, sur la lancette gauche, Saint Augustin debout, dans la ville d'Ostie, illuminé par un halo de lumière et par la lumière divine, symbolisant sa réflexion sur la trinité. A ses côtés se tient un ange, sous les traits d'un enfant, tentant de vider l'eau de la mer dans un trou à l'aide d'une coquille dans sa main gauche, et pointant vers la lumière divine de sa main droite. Sur la lancette droite, selon un tableau du peintre romantique néerlandais Ary Scheffe présenté au Salon en 1846, Sainte Monique et son fils Saint Augustin en extase méditative. Une Inscription commémorative figure sur la traverse basse.

  • Inscriptions & marques
    • dédicace
    • inscription concernant le donateur
    • date
    • inscription concernant le destinataire
  • Précision inscriptions

    Baie 1 : "A NOS GLORIEUX MORTS DE LA GUERRE.1914-1918 / PRIONS POUR EUX.SUIVONS LEURS EXEMPLES" ; (liste de 35 noms)

    Baie 4 : "CE DOUBLE VITRAIL A ETE OFFERT, / PAR Mme Vve EMMANUEL GUENON, / A LA MEMOIRE DE SON MARI et DE / LEURS DEUX ENFANTS : DESIRE ET / AUGUSTE, MORT POUR LA FRANCE, / LE 21 DECEMBRE DE L'ANNEE 1914"

  • État de conservation
    • bon état (incertitude)
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date(s) d'enquête : 2013; Date(s) de rédaction : 2013, 2025
(c) Région Normandie - Inventaire général
Aubin Lucas
Aubin Lucas

Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.