Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2005.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Bréhal
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Commune
Saint-Jean-des-Champs
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Lieu-dit
Saint-Ursin
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Emplacement dans l'édifice
Baie 6 (choeur)
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Dénominationsverrière
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Titres
- Portrait de deux soldats
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
Les verrières des baies 1 à 8 sont peut-être toutes de Georges Merklen, par rapprochement avec la baie 1. Certaines ont été restaurées (ou réalisées d'après d'anciennes verrières détruites) par l'atelier de Christine Cocar à Saint-Brieuc. L'église possédait autrefois 4 verrières avec des portraits de soldats mais après les bombardements de la Bataille de Normandie, seule celle de la baie 6 resta en place. La commune voulut refaire les autres mais ne retrouva pas le nom des victimes représentées.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , (incertitude)
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Lieu d'exécutionCommune : Angers
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Lieu d'exécutionCommune : Saint-Brieuc
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Auteur(s)
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Auteur :
Merklen Georgespeintre-verrier attribution par analyse stylistiqueMerklen GeorgesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Source : DELAUNEY Sophie. Inventaire critique des vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale en Basse-Normandie, volume 1, master 2 Histoire de l'Art, 2014-2015.
Ancien élève de l'École nationale des Beaux-Arts de Paris, décoré de la croix de guerre, Georges Merklen (1889-1925) reprend en 1919 le fonds de l’atelier angevin Clamens. Il connait un essor rapide, obtenant des commandes dans tout le Grand Ouest, grâce à une stratégie publicitaire agressive (un encart publicitaire est diffusé chaque semaine dans le quotidien Ouest-Éclair). Fort de son succès, il s’associe avec l'architecte André Mornet pour créer sur Angers un « consortium des artisans de l'art sacré » regroupant vitrail, mobilier, statuaire, mosaïque, fresques et architecture. En novembre 1923, il poursuit son expansion en rachetant l'atelier et toute la clientèle de François Haussaire, maître-verrier parisien. Il espère ainsi pénétrer le marché parisien qui lui reste fermé. Il participe en 1925 à l'exposition des Arts décoratifs où il présente l’une de ses plus belles œuvres exécutée au Djebel-Kouif, pour la chapelle construite par la Société des Phosphates de Constantine. En 1925 il décède brusquement à 36 ans et son atelier est repris par un architecte diplômé, Roger Desjardins, lui aussi ancien élève de l'École nationale des Beaux-Arts. Desjardins réutilisera quelque temps, en les réactualisant sensiblement, certains cartons de Merklen : celui du soldat mourant soutenu par deux camarades devant le Christ sur la croix exécuté par Desjardins pour l’église de Saint-Maur (Cher) reprend la composition générale de la verrière exécutée par Merklen à deux reprises dans la Manche, pour les églises Saint-Germain d’Héauville et Saint-Martin d’Isigny-le-Buat.
Merklen fut particulièrement sollicité pour des commandes commémoratives, pour lesquelles il proposait des formules académiques parfaitement dans le goût de la France rurale : les plus courues étaient les verrières mixtes, comme à la Ferté-Frênel où il exécuta trois verrières en 1923 dans le cadre du programme décoratif, confié à Louis Barillet, de la chapelle dédiée aux victimes de la guerre. Outre un Saint Sébastien et une scène du Martyre de saint Etienne, Merklen réactualisa pour le vitrail de la guerre le thème de la Vierge de Pitié : figurée à mi-corps, de face, elle soutient un soldat mort, relevant de sa main gauche le coin du drapeau tricolore qui enveloppe la dépouille. L’inventaire général de Picardie a recensé une œuvre presque identique dans l’église de Genvry. Merklen proposait également des verrières-tableau traitées dans la grande tradition figurative, comme celle de Ducey qui réinterprète sans grande originalité le thème du soldat mourant recevant d’un aumônier militaire les derniers sacrements. Toutefois, le dessin traité dans une veine assez naïve et l’exécution sont de grande qualité : la composition s’équilibre d’une alternance de verticales et d’horizontales, la scène est animée d’une dynamique créée par des formes modelées à la grisaille légère et soulignées par un réseau de plomb assez lâche ; enfin les couleurs nuancées et chatoyantes n’occultent pas la lumière, donnant à l’ensemble une impression de grande douceur. À noter que Merklen devait probablement dessiner les visages des soldats à partir de photographies, tant ils paraissent réalistes. Le verrier avait fait sienne la technique de la copie, proposant aux commanditaires de faire leur choix à partir de reproductions d’œuvres célèbres : l’abbé Edmond Lesaulx, qui lui commanda deux verrières-souvenir pour l’église de Fermanville, opta ainsi pour la célèbre gravure de Weert Pour l’humanité et la Patrie, ainsi que pour la Vierge consolatrice de Bouguereau. En moins de 10 ans, Merklen s’est imposé dans tout le Grand Ouest comme l’un des maitres du vitrail commémoratif.
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Auteur :
Atelier de Christine Cocarpeintre-verrier, restaurateur signatureAtelier de Christine CocarCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Baie libre en plein cintre, à une seule lancette, avec un médaillon photographique en son centre.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre, en plein cintre
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Matériaux
- verre transparent, coloré peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Précision dimensions
non précisées
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Iconographies
- figure, soldat Portrait
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Précision représentations
La baie 6 s'inscrit dans un cadre décoratif aux ornements feuillus et colorés. Sur le reste de la baie, un motif symétrique et végétal laissant apparaitre en son centre une croix de guerre rouge et dorée. Au registre central, au sein d'un médaillon aux ornements feuillus, apparait le portrait de deux soldats de la commune : Louis Hubert, soldat du 79e régiment d'infanterie territoriale, mort de maladie à l'Hôpital de Dunkerque (59), le 6 avril 1916, et Paul Maillard (et non Maillart comme inscrit sur le médaillon) sergent du 136e régiment d'infanterie, mort de blessures de guerre à l'hôpital auxiliaire n° 201, dans la Sarthe (72).
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Inscriptions & marques
- inscription concernant le destinataire
- inscription concernant le donateur
- dédicace
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Précision inscriptions
baie 6 : "LOUIS HUBERT 79-RIT / PAUL MAILLART SERG. / 136 R.I" ; "DON DE / MR LOUIS HUBERT ET / DE MR ET MME P.MAILLARD"
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État de conservation
- bon état (incertitude)
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.