Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
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Merret PatrickMerret PatrickCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie de 2009 à 2020.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Canisy
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Commune
Saint-Ébremond-de-Bonfossé
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Dénominationsverrière
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Titres
- Sacre de Charles VII
- Martyre de sainte Foy
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
L’historique des vitraux patriotiques de Saint-Ébremond-de-Bonfossé nous est connu par un numéro du bulletin paroissial de 1929. C’est l’abbé Fauchon, alors en cure dans la paroisse, qui décida dès la fin de l’année 1915 d’honorer la mémoire des nombreuses victimes de la guerre, en faisant placer dans les fenêtres de la nef et du chœur des vitraux avec les portraits des soldats. Les deux verrières posées en 1916 (baies 8 et 9), exécutées par l’atelier Mazuet, sont les plus anciennes expressions commémoratives peintes sur verre de la région. La scène du Sacre de Charles VII (baie 8), reproduite également pour l’église de Montaigu-les-Bois, est directement inspirée de la fresque réalisée par J.E. Lenepveu en 1874 pour le Panthéon. La guerre terminée, l’abbé entreprit un vaste programme de réfection de son église, et souhaitant poursuivre l’hommage commémoratif, il fit percer au dessus du portail une rosace destinée à recevoir les portraits photographiques de onze autres soldats.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1916, daté par source
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Stade de création
- copie
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Lieu d'exécutionCommune : Bayeux
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Auteur(s)
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Auteur :
Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuetpeintre-verrier attribution par sourceMazuet HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).
Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.
Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.
Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).
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Auteur :
Baies libres à une seule lancette en arc trilobé.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre
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Matériaux
- verre transparent, peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Précision dimensions
non précisées
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Iconographies
- Sacre de Charles VII, Charles VII, Jeanne d'Arc, Sacre, Reims, Cathédrale
- martyre de sainte Foy, Sainte Foy, Bourreau, Ange, Palme du martyre, Couronne de la virginité
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Précision représentations
Les deux verrières, appartenant à la même série, ont un cadre architecturé similaire avec au registre supérieur un motif végétal et à rinceaux, et au registre inférieur un (baie 8) ou deux (baie 10) portraits commémoratifs de soldats réalisés par agrandissement photographique.
Baie 8 : Dans un édifice que l’on reconnaît comme étant la cathédrale de Reims, Charles VII, agenouillé reçoit la couronne de France des mains de l’archevêque Regnault de Chartres. À ses côtés, Jeanne d’Arc se tient debout, avec son étendard et épée à la main, habillée d’une armure et recouverte d’une cape rouge et or. Elle regarde la lumière qui illumine les mains du prélat. À gauche, des membres du clergé reconnaissables à leurs attributs (mitre, aube, crosse) sont baignés par la lumière divine.
Baie 9 : La jeune suppliciée, symbole de l’enracinement de la foi chrétienne, est représentée agenouillée les mains liées. Derrière elle, son bourreau, brandissant son sabre, s’apprête à la décapiter. Autour d’eux, trois cadavres jonchent déjà le sol. Un ange apparaissant dans une nuée lui apporte la palme du martyre et la couronne de la virginité.
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Inscriptions & marques
- inscription concernant le destinataire
- dédicace
- date
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Précision inscriptions
Baie 8 : "SACRE DE CHARLES VII"
Baie 10 : "MARTYRE DE STE FOY" ; "DESIRE PANNIER / MORT POUR LA FRANCE LE 22 AOUT 1914" ; "JULES GASPARD / MORT POUR LA FRANCE LE 6 SEPTEMBRE 1914"
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État de conservation
- bon état (incertitude)
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Bulletin paroissial de Saint-Ébremond-de-Bonfossé, novembre 1929.
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
p.30
Périodiques
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Semaine religieuse du diocèse de Coutances et Avranches, 26 novembre 1919.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.