Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
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Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie de 2009 à 2020.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Quettreville-sur-Sienne
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Commune
Saint-Denis-le-Gast
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Dénominationsverrière
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Titres
- Vierge à l'Enfant devant des soldats
- Laissez venir à moi les petits enfants
- Résurrection de Lazare
- Notre-Seigneur et la pécheresse
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
En 1919, l’abbé en cure dans la paroisse décida, comme beaucoup d’autres, de dédier l’une des chapelles de l’église à la mémoire des victimes et d’y faire poser, en guise de monument aux morts, une grande verrière commémorative. La quête rapporta plus de 5 000 F, ce qui lui permit de financer, outre la verrière, deux plaques de marbre gris portant les noms des poilus décédés en lettres d’or. Le vitrail, exécuté par l’atelier Mazuet qui avait déjà garni des baies lors de campagnes précédentes, fut béni le 21 avril 1921 (baie 8), de même que le monument aux morts communal, en présence des conseillers municipaux, d’un Conseiller général, d’un Conseiller d'arrondissement, des anciens combattants, des enfants des écoles et leur maître, ainsi que de quinze prêtres des paroisses voisines. Satisfait de l’oeuvre, l’abbé décida de poursuivre le vitrage de son église. Choisissant lui-même l’iconographie et l’organisation des sujets, dans le but de charmer les yeux et en même temps d’instruire, il parvint à convaincre ses paroissiens. Dix verrières, exécutées par le même atelier, furent ainsi posées dans la nef en 1922, dont 3 commémorent le souvenir d’un soldat disparu (baies 13, 16 et 17). Après la Seconde Guerre mondiale, l’atelier Sagot, successeur de Mazuet, restaurera les vitraux dégradés par les combats de la Libération, et réalisera quatre verrières pour meubler les fenêtres du chœur.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1921, daté par source, porte la date
- 1922, daté par source, porte la date
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Stade de création
- copie
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Nom historique du lieu d'exécutionCommune : Bayeux
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Auteur(s)
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Auteur :
Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuetpeintre-verrier attribution par source, signatureMazuet HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).
Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.
Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.
Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).
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Auteur :
Baies libres à une seule lancette. La baie 8 est en arc brisé et les baies 13, 16 et 17 sont en arc trilobé.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre, en arc brisé
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Matériaux
- verre transparent, peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Précision dimensions
non précisées
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Iconographies
- Vierge à l'Enfant , soldat, Vierge Marie, Christ Enfant, Anges, Colombe
- Christ accueillant des enfants, Christ, Enfants, Parents
- Résurrection de Lazare, Christ, Marthe, Lazare, Marie
- Lavement des pieds, Christ bénissant, Marie-Madeleine, Pharisien, Repas
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Précision représentations
Les baies 13, 16 et 17 représentent des scènes de la vie du Christ tirées de l'Evangile avec une inscription, au sein d'un phylactère au registre central, extraite des Béatitudes du discours du Sermont de la montage, dans l'évangile de Saint Matthieu, sans lien direct avec la scène représentée, ainsi qu' une inscription commémorative au registre inférieur, alors que la baie 8 se détache par un modèle original mêlant Vierge à l'Enfant et soldats de la guerre de 1914-1918, avec une inscription commémorative au registre central, au sein d'un phylactère. Les baies 13, 6 et 17 sont encadrées par des ornementaux floraux et feuillus similaires, et la baie 8 par des ornementaux décoratifs et à rinceaux.
Baie 8 : La scène oppose deux registres. Le large registre inférieur figure le monde terrestre, amas de ruines et de cadavres. Une foule de soldats blessés, au milieu desquels l’on reconnaît un supplétif colonial, tendent leurs bras, hors des décombres des tranchées, en direction du ciel. Un arc-en-ciel surmontant un phylactère fait la transition avec le registre supérieur, céleste, où trône la Vierge à l’Enfant. Elle est encadrée par deux anges qui lui offrent des fleurs de lys, portant le Christ Enfant tenant une branche de laurier, tandis qu’une colombe, symbole de paix, est posée sur la seconde marche du trône. La scène est inscrite sous une architecture décorative.
Baie 13 : Scène de la vie du Christ extraite de l’évangile de saint Matthieu. Jésus, assis, en robe bleue et manteau pourpre, est entouré de trois enfants d’âges différents, accompagnés de leurs parents, avec les femmes à sa droite et les hommes à sa gauche.
Baie 16 : Scène de la vie du Christ extraite de l'évangile de Jean, faisant référence à la résurrection de Lazare. Devant la maison de Lazare, Marthe debout vient rejoindre sa soeur Marie agenouillée, qui parle avec le Christ.
Baie 17 : Scène de la vie du Christ extraite de l'évangile de Saint-Luc, faisant référence au lavement des pieds du Christ par Marie-Madeleine chez Simon le Pharisien. Invité pour le repas, comme l'atteste le registre central, on peut y voir le Christ assis, illuminé par un halo de lumière, bénissant de la main droite Marie-Madeleine, dit la pécheresse dans cette scène de l'évangile, agenouillée face à lui.
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Inscriptions & marques
- inscription concernant le destinataire
- dédicace
- signature
- inscription concernant l'auteur
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Précision inscriptions
Baie 8 : "A.NOS.CHERS.SOLDATS / IMMORTELLE.RECONNAISSANCE" ; "H. MAZUET BAYEUX." ; "PIEUX HOMMAGES DES PAROISSIENS"
Baie 13 : "BIENHEUREUX LES COEURS PURS..." ; "H. MAZUET BAYEUX." ; "SI VOUS N'ETES SEMBLABLES / A CES PETITS ENFANT / VOUS N'ENTREREZ PAS DANS / LE ROYAUME DES CIEUX / MATTH.CH.18E V.1.2.3.10" ; "EN MEMOIRE DE ALBERT LAUREL MORT POUR LA FRANCE DANS LE TORPILLAGE DU COLBERT / LE 30 AVRIL 1917 ET DE SA FILLE AUGUSTINE. DON DE ME LAUBEL SON EPOUSE ET DE SES ENFANTS"
Baie 16 : "BIENHEUREUX CEUX QUI PLEURENT..." ; "CELUI QUI CROIT / EN MOI / NE MOURRA PAS / JEAN.CH IIe-V.24 25 26" ; " EN MEMOIRE DE NOTRE FILS ET FRERE ALFRED LECONTE / MORT A ARRAS LE 5 OCTROBRE 1914"
Baie 17 : "BIENHEUREUX LES MISERICORDIEUX..." ; ""FEMME VOS PECHES / VOUS SERONT REMIS / LUC : CH.7e-V.37.38.44.47.48" ; " EN MEMOIRE DE NOTRE FILS ET FRERE RAPHAEL LHULLIER / MORT POUR LA FRANCE A BIACHES LE 20 JUILLET 1916"
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État de conservation
- bon état (incertitude)
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Documents d'archives
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Archives départementales de la Manche. 133ED 1M4, Restauration des vitraux par Sagot.
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Archives diocésaines de Coutances. Dossier paroissial de Saint-Denis-le-Gast, Livre paroissial.
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
p.113
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
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