Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2005.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Quettehou
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Commune
Réville
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Dénominationsverrière
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Titres
- Apparition du Christ en Croix à un soldat
- Sainte Marguerite-Marie Alacoque
- Saint jean Eudes
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
Au sortir de la guerre, l’abbé Le Bourgeois, qui venait d’arriver dans la cure, voulut construire une chapelle votive du Sacré-Cœur, dans le style roman de la grande nef, pour honorer le souvenir de la victoire et des soldats de Réville « glorieusement tombés au champ d’honneur ». Il organisa quêtes et souscriptions, augmenta le prix de location des bancs de messe et sollicita le Conseil municipal, lequel consentit à accorder un crédit de 400 F (équivalent au coût de la portion de couverture qui serait refaite suite aux travaux). Tout cela demeurant insuffisant pour financer l’ensemble du projet évalué par l’architecte cherbourgeois René Levesque à 12 700 F, l’abbé dut renoncer aux travaux d’ornementation et se résolut à de modestes « vitraux en verre losangé et plombés avec bandes de couleur pour 50 F le m2 ». C’est finalement grâce au don de Madame Veuve Rillon que la baie de la chapelle fut garnie en 1921 d’une verrière néo-médiévale, réalisée et signée par l'atelier Charles Lorin, et dédiée au souvenir de son fils Georges, soldat du 36e régiment d'infanterie, tué à Châtelet en Belgique, le 22 août 1918 et non le 22 août 1914 comme inscrit sur la verrière.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1921, porte la date
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Lieu d'exécutionCommune : Chartres
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Auteur(s)
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Auteur :
Lorin Charlespeintre-verrier attribution par source, signatureLorin CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre verrier français né à Chartres le 16 octobre 1866, fils de Nicolas Lorin (1833-1882). Ses premières réalisations signées datent de 1899 et il poursuivra son activité jusqu'à sa mort en 1940. Les œuvres sont signées CHARLES LORIN ET CIE à partir de 1930.
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Auteur :
Lorin (atelier) (1863 - en activité sous le nom Maison Lorin en 2022)Lorin (atelier)Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
En 1863, Nicolas Lorin (1833-1882) fonde son atelier à Chartres, rue Saint-Chéron. En 1867, il s'installe au bord de l'Eure au n° 5 rue de la Tannerie, puis au n°46, dans un atelier inscrit au titre de monument historique par arrêté du 22 novembre 1999.
A la mort de son père, Charles Lorin n’a que 16 ans. Sa mère, Françoise (1840 - 1928), dirige l’atelier de 1882 à 1902. Charles Crauk (1819 - 1905), déjà employé comme cartonnier par Nicolas Lorin, devient directeur artistique de l'atelier. Il est également professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Amiens et professeur à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1896, elle crée avec son fils une association ayant pour raison sociale « Charles Lorin fils » pour une durée de 6 ans. Charles Lorin assume seul la gestion de l’entreprise à partir de 1902.
Charles Lorin (1866-1940) est un peintre verrier français né à Chartres le 16 octobre 1866, fils de Nicolas Lorin. N'ayant que 16 ans à la mort de son père, il se forme à la gérance de l'entreprise familiale auprès de sa mère, Françoise, avec laquelle il crée l'association "Charles Lorin fils" en 1896. Ses premières réalisations signées datent de 1899 et il poursuivra son activité jusqu'à sa mort en 1940. En mars 1902, il créé une entreprise à son propre nom après avoir rachetée l'association formée avec sa mère. Les œuvres sont signées CHARLES LORIN ET CIE à partir de 1930. La succursale parisienne est toujours en activité. Il est marié à Jeanne Piébourg (1873-1944) fille et petite-fille des architectes de la ville de Chartres, Alfred-Etienne Piébourg et Alfred-Isidore Piébourg. Ils ont deux enfants Etienne (1898-1917) et François Louis Nicolas (1900-1972).
François Lorin, fils de Charles Lorin, est un peintre verrier français né à Chartres le 15 novembre 1900 et mort dans cette même ville à 71 ans le 30 juin 1972. Il forme Gabriel Loire (1904-1996) au métier de peintre verrier.
L'atelier, repris de 1973 à 2017 par Gérard Hermet, Jacques et Mireille Juteau,
Il est aujourd'hui (2022) géré par Élodie Vally. La société créée a repris le fond, la ville se portant acquéreur des murs et du fonds d'archives.
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Auteur :
Baie en plein cintre à trois lancettes
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre, en plein cintre
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Matériaux
- verre transparent, coloré peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Mesures
- h : 284 centimètre (lancette centrale)
- l : 57 centimètre (lancette centrale)
- h : 254 centimètre (lancettes latérales)
- l : 51,7 centimètre (lancettes latérales)
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Précision dimensions
Lancette centrale : hauteur = 284 cm et largeur = 57 cm ; lancettes latérales : hauteur = 254 cm et largeur = 51,7 cm
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Iconographies
- scène, Crucifixion, soldat, agonie, Vierge, saint Jean Eudes, en buste
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Précision représentations
La verrière s’organise sur trois lancettes, chacune composée de trois médaillons sur fond décoratif géométrique rouge, et encadrées par des motifs géométriques et végétaux dominés par le bleu. Une inscription commémorative figure sur la traverse basse de la lancette centrale, en l'honneur de Georges Rillon, soldat du 36e régiment d'infanterie, tué à Châtelet en Belgique, le 22 août 1918 et non le 22 août 1914 comme inscrit sur la verrière.
Lancette centrale : le médaillon principal oblong reçoit une scène de guerre classique de l’atelier Lorin : l’apparition du Christ en Croix, illuminé par un halo de lumière et avec l'inscription "I.N.R.I" au sommet de la croix, à un soldat à terre, agonisant, sur un fond de paysage désolé et de ciel sombre d’où jaillit la lumière divine. La basilique expiatoire du Sacré-Cœur de Paris est représentée au registre supérieur, au sein d'un quadrilobe à redents, accompagnée par une inscription latine, dans un écoinçon losangé, comportant notamment les dates du 24 juillet 1873, date du vote de la loi déclarant la basilique d'utilité publique, et du 16 octobre 1919, date à laquelle la basilique reçoit le titre officiel de "basilique mineure", distinction honorifique accordée par le pape Benoit XV. La basilique est également représentée à travers un autel portant les dates du 24 juillet 1873, et du 25 mai 1917, date de Consécration solennelle de la basilique, au registre inférieur.
Lancette gauche : le médaillon central reçoit la figure de sainte Marguerite-Marie Alacoque en buste, encadrée par le Sacré-Cœur au registre supérieur, tous deux au sein d'un quadrilobe à redents. Au registre inférieur, une médaille militaire et la croix de guerre (instituée en 1915), également dans un quadrilobe à redents, et les armoiries de Benoît XV (pape de 1915 à 1922) dans le bas de la lancette.
Lancette droite : le médaillon central reçoit la figure de saint Jean-Eudes, encadrée par le Cœur sacré Cœurs de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie au registre supérieur, tous deux au sein d'un quadrilobe à redents. Au registre inférieur, une tombe du poilu, également dans un quadrilobe à redents, et les armoiries de Mgr Guérard (évêque de Coutances et Avranches de 1899 à 1924) à la base.
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Inscriptions & marques
- date
- inscription concernant l'auteur
- dédicace
- inscription concernant l'iconographie
- inscription concernant le destinataire
- signature
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Précision inscriptions
Baie 6 : "24 / JUILLET 1873 / S.S CORDI / GALLIA / PŒNITENS / ET DEVOTA / 16 OCTOBRE / 1919" [ Au Cœur très saint de Jésus, la France pénitente et fervente ] ; "I.N.R.I" ; "24 / JUILLET / 1873 / 25 / MAI / 1917" ; "EN SOUVENIR DE SON FILS GEORGES 24 ANS / MORT POUR LA FRANCE 22 AOUT 1914 MADAME VEUVE RILLON" ; "CH. LORIN / PEINTRE VERRIER / CHARTRES / 1921"
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État de conservation
- bon état (incertitude)
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Statut de la propriétépropriété de l'Etat
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Protectionsinscrit au titre objet, 1983/08/03
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Référence MH
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives diocésaines de Coutances. Dossier Réville, Livre paroissial.
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Centre National des Arts Plastiques, Chartres. Inventaire des cartons, pantographes et des photographies de vitraux conservés à l’atelier Lorin (Chartres 1863-1973), seconde partie, 1991.
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
p.42
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.