Etudiante du Master II Histoire spécialité métiers du patrimoine historique et culturel, Université de Caen Normandie, stagiaire du 2 mars au 30 juin 2015. Chercheuse associée pour le Centre André Chastel (CNRS) de 2015 à 2016, spécialité vitrail. Chargée de projets pour la Région Normandie depuis 2020.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
- recensement du vitrail
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
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Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie de 2009 à 2020.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Manche - Quettreville-sur-Sienne
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Commune
Hambye
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Emplacement dans l'édifice
Baie 16 (nef)
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Dénominationsverrière
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Titres
- Le Christ consolateur
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
En 1921, à l'occasion d'un plan de réparation de la toiture de l'église, le Conseil municipal prit conscience de la nécessité de remplacer les fenêtres en mauvais état. Mais en 1924, l'abbé Lepas se lamentait toujours des réparations faites, « indignes de la sainteté du lieu », qui continuaient de laisser passer les courants d'air. Il se lança donc dans un vaste projet de décoration de l'église, qui comprenait la mise en place de 28 verrières historiées. C’est à travers le bulletin religieux qu’il diffusait chaque mois, La vie paroissiale de St-Pierre de Hambye et de la Baleine, que l’abbé mobilisa ses paroissiens pour réunir les financements, conscient que la somme à engager pourrait effrayer. À chaque nouveau numéro, il informait de l’avancée du projet et des résultats de la souscription. il promettait aux donateurs de faire inscrire leurs noms au bas des verrières, rappelait dans le bulletin les engagements des « vieilles familles » à offrir à l’église des vitraux et y publiait les noms des donateurs, afin d’encourager tous les paroissiens à les imiter. Les dons furent longs à venir, écrit-il dans son livre paroissial à l’année 1925, mais la quête finit par produire au-delà des espérances : 40 000F. étaient collectés à la fin de l’année. L'abbé confia la commande à l'atelier bayeusain Mazuet à l'été 1925. Il laissa aux donateurs la possibilité de choisir eux-mêmes la scène du vitrail qu'ils offraient, c'est la raison du manque d'unité du programme malgré le rôle d'intermédiaire joué par l'abbé. Les vitraux furent posés durant l’année pour un montant total de 46 000 F. Celui commémorant les morts de la guerre fut offert par la famille Quesnel, qui voulait ainsi conserver la mémoire de son fils, caporal du 25e R.I. disparu en août 1914 en Belgique et inhumé au cimetière militaire de Aiseau. Le vitrail fut placé sur le mur sud de la nef pour accompagner les autres scènes de la vie du Christ.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1926
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Lieu d'exécutionCommune : Bayeux
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Auteur(s)
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Auteur :
Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuetpeintre-verrierMazuet HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).
Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.
Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.
Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).
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Auteur :
Baie en plein cintre.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- baie libre, en plein cintre
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Matériaux
- verre transparent, peint, grisaille sur verre
- plomb, réseau
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Iconographies
- scène, apparition, soldat, Première Guerre mondiale, femme, abbaye, ruines Christ en croix
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Précision représentations
La baie est cernée d'une large bordure décorative polychrome, encadrant un riche motif architecturé au sein duquel se situe la scène. Au premier plan, un soldat à l'agonie expire dans les bras d'une femme vêtue de noir. Tous deux regardent, implorants, en direction de l'apparition du Christ sur la croix. Autour d'eux, les rues d'un village en ruines sont jonchées de corps de soldats sans vie, mêlés aux débris de canons. A l'arrière-plan, représentation de l'abbaye de Hambye. L'inscription commémorative figure dans un cartouche sur la traverse basse.
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Inscriptions & marques
- dédicace
- inscription concernant l'iconographie
- inscription concernant le donateur
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Précision inscriptions
Transcription : "LE CHRIST CONSOLATEUR" "DON DE MME ARMAND QUESNEL EN SOUVENIR DE SON MARI / ET DE SON FILS MORT POUR LA FRANCE A PRESLES 22 AOUT 1914".
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État de conservation
- bon état
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives diocésaines de Coutances. Dossier paroissial de Hambye. Mémorial.
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La vie paroissiale de St-Pierre de Hambye et de la baleine, octobre, mai, juillet, septembre, novembre 1925 ; janvier, avril, juillet, août 1926 ; janvier 1927.
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
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BECK Bernard. « À propos de l’église Saint-Pierre de Hambye », Quand les Normands bâtissaient des églises, OCEP, 1981, 204 p.
Périodiques
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Journal de Cherbourg, 23 novembre 1921.
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Semaine religieuse du diocèse de Coutances et Avranches, 19 novembre 1925.
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Semaine religieuse du diocèse de Coutances et Avranches, 21 octobre 1926.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.
Etudiante du Master II Histoire spécialité métiers du patrimoine historique et culturel, Université de Caen Normandie, stagiaire du 2 mars au 30 juin 2015. Chercheuse associée pour le Centre André Chastel (CNRS) de 2015 à 2016, spécialité vitrail. Chargée de projets pour la Région Normandie depuis 2020.
Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.