Dossier d’œuvre objet IM50002548 | Réalisé par ;
Aubin Lucas (Contributeur)
Aubin Lucas

Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du vitrail
  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
Ensemble de 4 verrières historiées et commémoratives de la guerre de 1914-1918 : Saint Pierre délivré par l'ange, le Christ bénissant les soldats, Glorification de saint Joseph, Communion de Saint Louis, portraits
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Manche - Lessay
  • Commune La Feuillie
  • Emplacement dans l'édifice baies 5 à 8 (choeur)
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Saint Pierre délivré par l'ange
    • le Christ bénissant les soldats
    • Glorification de saint Joseph
    • Communion de Saint Louis
    • portraits
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

Ensemble de 4 verrières réalisées et signées par Henri Mazuet vers 1920-1922, et dont la cérémonie de bénédiction des travaux, de l'église Saint-Nicolas daterait de 1926. En février 1923, à Chérencé-le-Héron, Henri Mazuet avait initialement formulé une proposition pour le vitrail commémoratif de la chapelle des soldats, en reprenant le carton utilisé à La Feuillie (baie 6), promettant au curé « le plus bel effet pour une fenêtre de fond de chapelle […]. Une scène de guerre avec le Sacré-Cœur qui est très belle […]. D’un côté le Sacré-Cœur debout bénissant, de l’autre les poilus qui viennent vers lui et qui l’implorent. Tout cela se passe dans la tranchée au milieu des canons, dans le fond église, maisons en ruines au milieu de l’incendie. Le thème de cette scène est Resurrectio et vita ».

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle , (incertitude)
  • Dates
    • 1920
    • 1922
    • 1926
  • Lieu d'exécution
    Commune : Bayeux
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuet
      Mazuet Henri

      Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).

      Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.

      Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.

      Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre-verrier

Ensemble de 4 baies à 2 lancettes en arc brisé et surmontées d'un oculus en forme de rose au tympan

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • baie libre, en arc brisé
  • Matériaux
    • verre transparent, coloré
  • Iconographies
    • scène, Saint Pierre délivré par l'ange, ange
    • scène, soldats, ange Christ bénissant
    • scène, glorification, ange Saint Joseph
    • scène, communion, ange Saint Louis
  • Précision représentations

    Les scènes s'inscrivent dans des niches architecturales. A la base de cette architecture, au registre inférieur, des médaillons accueillent des portraits de poilus dans les lancettes gauche et des inscriptions les concernant sur celle de droite. Dans l'oculus de chaque verrière, est représenté un ange. Chaque lancette comporte un arc trilobé.

    Baie 5 : Sur la lancette gauche figure Saint-Pierre, libéré de ses chaines, par un ange dans la lancette droite, à côté d'un soldat romain endormi, et lui ouvrant la porte de sa cellule.

    Baie 6 : Sur la lancette gauche apparait le Sacré-Cœur debout bénissant les poilus, majoritairement depuis la lancette droite, qui viennent vers lui et qui l’implorent. En arrière-plan figure un paysage de tranchée au milieu des canons, et dans le fond une église, des maisons en ruines au milieu de l’incendie. Le thème de cette scène est Resurrectio et vita.

    Baie 7 : La baie représente la scène religieuse de la glorification de Saint-Joseph. Ce dernier se tient debout dans la lancette gauche, à côté de la Vierge Marie agenouillée, et tenant dans ses bras le Christ enfant, ainsi que des fleurs de lys blanches. Dans la lancette droite, figure agenouillé un ange tourné vers Saint-Joseph.

    Baie 8 : La baie représente la scène de la communion de Saint-Louis. Sur la lancette gauche, un prêtre debout sur un dais, dont son visage est illuminé par un halo de lumière, tenant l'Hostie et un calice. Sur la lancette droite, Saint-Louis agenouillé, le visage illuminé d'un halo de lumière, les mains jointes et tourné vers le prêtre. En arrière plan, des témoins de la dévotion du roi.

  • Inscriptions & marques
    • date
    • inscription concernant l'iconographie
    • dédicace
    • inscription concernant l'auteur
  • Précision inscriptions

    transcription baie 5 : "EN SOUVENIR DE/PIERRE VOISIN/TOMBE AU CHAMP D'HONNEUR/A MARCHE BELGIQUE/LE 16 NOVbre 1918" ; transcription baie 6 : "EN/SOUVENIR DE/PIERRE AVIGE/TOMBE AU CHAMP D'HONNEUR/AU CHATELET (BELGIQUE)/LE 22 AOUT 1914" ; transcription baie 7 : "H. MAZUET" ; "GLORIFICATION DE SAINT JOSEPH" ; "EN SOUVENIR DE/JOSEPH FOURMAGE/TOMBE AU CHAMP D'HONNEUR/A LOMBAERTDZIDE (BELGIQUE)/ LE 18 DECbre/1914" ; transcription baie 8 : "EN/SOUVENIR DE LOUIS BATAILLE/ET DE/FRANCOIS BATAILLE/SON FRERE/TOMBE AU CHAMP D'HONNEUR/EN BELGIQUE/LE 9 NOVbre 1914"

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Bibliographie

  • CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.

Date(s) d'enquête : 2013; Date(s) de rédaction : 2013, 2025
(c) Région Normandie - Inventaire général
Aubin Lucas
Aubin Lucas

Etudiant Sciences Po Aix (2024-2025), stagiaire Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.