Stagiaire au service de l'Inventaire à Rouen pour l'opération de recensement des monuments aux morts, 2015.
- enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
- recensement du vitrail
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Kollmann ChristopheKollmann ChristopheCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Eure - Gaillon
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Commune
Gaillon
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Adresse
5, rue du Four à Baon
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Emplacement dans l'édifice
choeur nord, baie 3
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Dénominationsverrière
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Titres
- Communion d'une veuve
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Appellationsde la guerre de 1914-1918
La verrière est réalisée à Rouen en 1926 par Jean-Baptiste Devisme.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1926
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Lieu d'exécutionCommune : Rouen
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Auteur(s)
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Auteur :
Devisme Jean-Baptistepeintre-verrierDevisme Jean-BaptisteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre-verrier rouennais, fils de Camille Devisme (1848-1912), père de Jacques Devisme (1923-1990).
Sources : Chéron, Philippe, Delauney, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, Lieux-Dits, 2018. Notice Devisme, p. 116-117.
D’origine picarde, Camille Devisme (1848-1912) apprend son métier à Paris avant de venir s’installer à Rouen en 1888 où Il reprend deux ateliers tournant du 20e siècle. Son fils Jean-Baptiste, qu’il a formé au vitrail, lui succède à sa mort, en 1912. Avant la guerre, ce dernier se spécialise cependant assez rapidement dans la décoration de vitres destinées aux commerces, activité lucrative en plein essor. Le jeune maître verrier est mobilisé en 1914 au 39e R.I. (Rouen). Il est transféré en 1917 à la 3e section de commis et ouvriers d'administration (C.O.A.) basée à Rouen, déclaré « inapte à l’infanterie » pour cholémie et asthénie (il aurait été gazé). A son retour à la vie civile, son état physique l’empêche de poursuivre son ancienne spécialité de sablage et de gravure à l’acide. Il se réoriente vers sa formation initiale de peintre verrier et honore plusieurs commandes financées sur dommages de guerre, en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Tout en restant à Rouen, Jean-Baptiste Devisme déménage son atelier à plusieurs reprises, passant des rues Restout à Thouret, puis du Champs-des-Oiseaux à Chasselièvre. L’atelier de la rue du Champs-des-Oiseaux est détruit par un incendie en 1925, entrainant la disparition des archives. Bien qu’ayant conservé une santé fragile, Jean-Baptiste Devisme poursuivra son activité jusqu’à sa mort, qui survient en 1954. Après avoir travaillé chez Mauméjean et dans divers ateliers parisiens, Jacques (1923-1990), revenu s’installer à son compte rue Malpalu à Rouen en 1949, reprend finalement le dernier atelier de son père, situé rue Marquis. Au cours de sa longue carrière, le Jean-Baptiste Devisme aura créé ou été associé à la création de dizaines de verrières, principalement localisées en Haute-Normandie et plus particulièrement en Seine-Maritime. Les dix verrières commémoratives auxquelles on peut rattacher son nom ont été réalisées pour ce département. Dans ces créations, Jean-Baptiste Devisme a souvent fait preuve d’originalité, n’hésitant pas à proposer une vision réaliste de la guerre et des souffrances infligées aux soldats. Ses réalisations à Angiens (Seine-Maritime) et La-Chapelle-sur-Dun (Seine-Maritime) sont sans équivalent et sont révélatrices son expérience du front. Elles se démarquent graphiquement des productions académiques du 19e siècle, Jean-Baptiste Devisme ayant cherché sa propre voie.
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Auteur :
Une lancette en plein cintre.
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Catégoriesvitrail
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Structures
- lancette, 1
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Matériaux
- verre transparent, grisaille sur verre, jaune d'argent, gravé
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Précision dimensions
non précisées
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Iconographies
- figures, communion, prêtre, soldat femme
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Précision représentations
Sur un fond de décor de grisailles néo-gothique constitué d'éléments géométriques et végétaux, la scène centrale, peinte dans un médaillon ayant la forme d'une mandorle, présente une veuve en grande tenue de deuil agenouillée devant un autel. Un prêtre, accompagné d'un enfant de chœur, lui donne la communion. Dans une nuée, apparaît une scène d'assaut menée par des soldats français. Sous cette scène est représenté, dans un petit médaillon, le blason épiscopal de Nicolas-Théodore Olivier (1798-1854), évêque d’Évreux de 1841 à 1854, chevalier de la Légion d'honneur : Sur champ d'azur, à colombe d'argent portant rameau d'or. Sa devise est : Fero pacem (j'apporte la paix). A noter, cette anomalie : alors que le chapeau héraldique d’un évêque est à six glands, il est ici à dix glands, c'est-à-dire d’un archevêque. La bordure à décor végétal est constituée d'une alternance de crochets de feuilles de cresson vertes et bleues portant grappe.
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Inscriptions & marques
- inscription concernant l'auteur
- inscription concernant le lieu d'exécution
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Précision inscriptions
JB. DEVISME / ROUEN
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État de conservation
- bon état
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
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CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.
Stagiaire au service de l'Inventaire à Rouen pour l'opération de recensement des monuments aux morts, 2015.
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.