Dossier d’œuvre objet IM27000236 | Réalisé par
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Verdier Hélène
Verdier Hélène

Conservateur général du patrimoine honoraire. Service régional de l'Inventaire de Haute Normandie en 1973. Responsable des objets mobiliers à la sous direction de l'Inventaire en , responsable du bureau méthodologie de à (dates?)

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Page Julie (Rédacteur)
Page Julie

Stagiaire au service de l'Inventaire à Rouen pour l'opération de recensement des monuments aux morts, 2015.

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  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
  • recensement du vitrail
verrière hagiographique et commémorative de la guerre de 1914-1918 : Vie de Jeanne d'Arc
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Eure - Brionne
  • Commune Goupillières
  • Adresse rue du Neubourg
  • Emplacement dans l'édifice Choeur nord, baie 3
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Vie de Jeanne d'Arc
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

La verrière est réalisée dans les années 1920 pour la famille de Bouclon en mémoire de leur fils, Adrien de Bouclon, né le 1er juin 1882 à Goupillières (Eure), soldat au 5e R.I., tué 19 septembre 1914 aux combats de la ferme du Godat aux environs de Reims (Marne).

Les scènes latérales s'inspirent de deux peintures murales de Jules-Eugène Lenepveu réalisées pour le Panthéon entre 1886 et 1890. Une verrière des Andelys (Eure) traite de thèmes identiques dans ses lancettes latérales, mais en en inversant l'ordre et en s'inspirant d'autres sources iconographiques. Pour l’église de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), l’atelier parisien Janiaud-Boulanger, s’en inspirera également (mais en inversant la scène, le frère dominicain Isambart de la Croix étant à la droite de Jeanne), pour la réalisation d’une Jeanne au bûcher en 1936.

La scène centrale reprend un certain nombre d'éléments présent dans des sources graphiques utilisées par l'atelier rouennais de Jean-Baptiste Devisme à Angiens (Seine-Maritime, IM76006326) et Darnétal (Seine-Maritime, IM76006344) où se retrouvent le Christ en croix, le soldat mourant dans les plis du drapeau et les tombes surmontées de casques. On notera surtout les ciels crépusculaires particulièrement prisés par cet atelier, avec des variations allant du jaune, posé sur la ligne d'horizon au bleu soutenu. Les nuages et fumées sont généralement traités dans des camaïeux de violets et d'ocres (Berville, IM76006333 ; La Chapelle-sur-Dun, IM76006377, en Seine-Maritime). Cette verrière non signée semble pouvoir être de ce fait être attribuée à cet atelier.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Lieu d'exécution
    Commune : Rouen
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Devisme Jean-Baptiste
      Devisme Jean-Baptiste

      Peintre-verrier rouennais, fils de Camille Devisme (1848-1912), père de Jacques Devisme (1923-1990).

      Sources : Chéron, Philippe, Delauney, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, Lieux-Dits, 2018. Notice Devisme, p. 116-117.

      D’origine picarde, Camille Devisme (1848-1912) apprend son métier à Paris avant de venir s’installer à Rouen en 1888 où Il reprend deux ateliers tournant du 20e siècle. Son fils Jean-Baptiste, qu’il a formé au vitrail, lui succède à sa mort, en 1912. Avant la guerre, ce dernier se spécialise cependant assez rapidement dans la décoration de vitres destinées aux commerces, activité lucrative en plein essor. Le jeune maître verrier est mobilisé en 1914 au 39e R.I. (Rouen). Il est transféré en 1917 à la 3e section de commis et ouvriers d'administration (C.O.A.) basée à Rouen, déclaré « inapte à l’infanterie » pour cholémie et asthénie (il aurait été gazé). A son retour à la vie civile, son état physique l’empêche de poursuivre son ancienne spécialité de sablage et de gravure à l’acide. Il se réoriente vers sa formation initiale de peintre verrier et honore plusieurs commandes financées sur dommages de guerre, en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Tout en restant à Rouen, Jean-Baptiste Devisme déménage son atelier à plusieurs reprises, passant des rues Restout à Thouret, puis du Champs-des-Oiseaux à Chasselièvre. L’atelier de la rue du Champs-des-Oiseaux est détruit par un incendie en 1925, entrainant la disparition des archives. Bien qu’ayant conservé une santé fragile, Jean-Baptiste Devisme poursuivra son activité jusqu’à sa mort, qui survient en 1954. Après avoir travaillé chez Mauméjean et dans divers ateliers parisiens, Jacques (1923-1990), revenu s’installer à son compte rue Malpalu à Rouen en 1949, reprend finalement le dernier atelier de son père, situé rue Marquis. Au cours de sa longue carrière, le Jean-Baptiste Devisme aura créé ou été associé à la création de dizaines de verrières, principalement localisées en Haute-Normandie et plus particulièrement en Seine-Maritime. Les dix verrières commémoratives auxquelles on peut rattacher son nom ont été réalisées pour ce département. Dans ces créations, Jean-Baptiste Devisme a souvent fait preuve d’originalité, n’hésitant pas à proposer une vision réaliste de la guerre et des souffrances infligées aux soldats. Ses réalisations à Angiens (Seine-Maritime) et La-Chapelle-sur-Dun (Seine-Maritime) sont sans équivalent et sont révélatrices son expérience du front. Elles se démarquent graphiquement des productions académiques du 19e siècle, Jean-Baptiste Devisme ayant cherché sa propre voie.

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      peintre-verrier (incertitude), attribution par analyse stylistique
    • Auteur de la source figurée :
      Lenepveu Jules-Eugène
      Lenepveu Jules-Eugène

      Peintre français. Jules-Eugène Lenepveu né à Angers le 12 décembre 1819 et mort à Paris le 16 octobre 1898.

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      peintre attribution par analyse stylistique

Trois lancettes trilobées, rose pentalobée et ajours au tympan.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • lancette, 3
    • tympan ajouré
  • Matériaux
    • verre transparent, grisaille sur verre, jaune d'argent, gravé
  • Mesures
    • h : 350 centimètre
    • la : 230 centimètre
  • Iconographies
    • scène, Résurrection du fils de la veuve
    • scène, martyre sainte Jeanne d'Arc
    • scène, Christ en croix guerre de 1914 1918, soldat, mort, apparition
    • sainte Jeanne d'Arc entendant les voix
    • cathédrale
    • Résurrection de la fille de Jaïre
  • Précision représentations

    Lancette de gauche : Jeanne sur le bûcher à Rouen ; lancette centrale, un aumônier militaire donnant les derniers sacrements aux soldats sur le champ de bataille. Le Christ en croix apparaît aux soldats qui agonisent, la cathédrale de Reims et une ville détruite figurent en fond de paysage. Un blessé amputé de la main droite est soutenu par un camarade. Lancette de droite : Jeanne entend les voix des saints Michel, Catherine et Marguerite. Au tympan, oculus pentalobé : Résurrection de la fille de Jaïre, soufflets : anges musiciens (harpistes).

    Jean-Yves Coulon signale dans ses notes le portrait d'Adrien de Bouclon, peint au bas de la verrière.

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant le donateur
    • inscription concernant le destinataire
  • Précision inscriptions

    Offert par la famille DE BOUCLON en mémoire de son fils mort en 1914 Adrien DE BOUCLON

  • État de conservation
    • bon état
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

MAM VC

Bibliographie

  • CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.

    p.90
Date(s) d'enquête : 1987; Date(s) de rédaction : 2015, 2018
(c) Région Normandie - Inventaire général
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Verdier Hélène
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Conservateur général du patrimoine honoraire. Service régional de l'Inventaire de Haute Normandie en 1973. Responsable des objets mobiliers à la sous direction de l'Inventaire en , responsable du bureau méthodologie de à (dates?)

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Page Julie
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Stagiaire au service de l'Inventaire à Rouen pour l'opération de recensement des monuments aux morts, 2015.

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