Dossier d’œuvre objet IM14006288 | Réalisé par ;
Delauney Sophie
Delauney Sophie

Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

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  • recensement du vitrail
  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
verrière hagiographique et commémorative de la guerre de 1914-1918 : Mort de sainte Jeanne d'Arc (baie 11)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Calvados - Le Bény-Bocage
  • Commune Souleuvre en Bocage
  • Lieu-dit Campeaux
  • Adresse route de Saint-Lô
  • Emplacement dans l'édifice baie 11 (nef)
  • Précisions commune fusionnée après inventaire Campeaux
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Mort de sainte Jeanne d'Arc
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

C'est en novembre 1931 que l'abbé Pellerin, curé de la paroisse de Campeaux, soumet au Conseil municipal sa proposition de remplacer, à ses frais, cinq des verrières à petits losanges de la nef « par des vitraux plus artistiques ». À l'appui de sa demande, il présente les dessins préparatoires que l'atelier vient de lui envoyer : ils illustrent des scènes de la vie du curé d'Ars, de sainte Thérèse et de sainte Jeanne d'Arc, grands classiques de l'atelier. La verrière consacrée au martyre de la sainte doit commémorer les enfants de la paroisse morts à la guerre. Les élus sont enthousiasmés par ces propositions, qui promettent « d'être du plus bel effet et contribueront à embellir l'église ». Sans hésitation ils donnent leur assentiment à l'unanimité. Grâce aux dons généreux de plusieurs familles et de l'abbé lui-même, ce dernier put finalement ajouter une sixième verrière à son programme.

Certains cartons de vitraux de cette série sont en possession des héritiers de Thomas Ducour, maître verrier bayeusain, qui fut l'un des dessinateurs et peintres de l'atelier Mazuet. Fût-il directement impliqué dans la réalisation de cette série, ou récupéra-t-il lesdits cartons à la fermeture de l'atelier ?

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1920
  • Lieu d'exécution
    Commune : Bayeux
  • Auteur(s)
    • Personnalité : donateur
    • Auteur de la source figurée :
      Lenepveu Jules-Eugène
      Lenepveu Jules-Eugène

      Peintre français. Jules-Eugène Lenepveu né à Angers le 12 décembre 1819 et mort à Paris le 16 octobre 1898.

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      peintre attribution par analyse stylistique
    • Auteur :
      Mazuet Henri , dit(e) Henry Mazuet
      Mazuet Henri

      Lorsqu’Henri Mazuet succède en 1915 à son père Louis, décédé, l’atelier jouit d’une solide notoriété et d’un quasi monopole local. De dimension plutôt modeste (entre dix et vingt ouvriers à la fin du 19e siècle), il a échoué dans sa tentative de développer une production civile mais demeure le plus sollicité par les commanditaires catholiques. De prestigieuses réalisations pour le séminaire de Sommervieu (1866, détruites) ou la cathédrale de Bayeux (1901) lui ont d’ailleurs valu d’obtenir des commandes pour Jérusalem en 1895 et New York en 1909 (c’est à cette date qu’il anglicise son prénom et commence à signer Henry Mazuet).

      Indéniablement, la maison répond aux attentes de son public et la presse religieuse et locale ne tarit pas de louanges à l’égard des Mazuet, « scrupuleux disciples de l’illustre Viollet-le-Duc », capables de concevoir des verrières « en rapport avec le style de l’église restaurée […], dans une sobriété de lignes, un éclat et une harmonie de coloris dignes de tous les éloges » (La Semaine religieuse du diocèse de Coutances et d’Avranches, 1919). Sans surprise, l’atelier est sollicité pour des commandes commémoratives dès les premières années de la Grande Guerre.

      Outre le renom fondé sur « l’excellent travail au pinceau », son succès tient donc des choix iconographiques « sûrs », empruntés à la peinture et à la gravure du 19e siècle, qui rassurent les commanditaires. Pour les premières commandes commémoratives, Mazuet propose souvent des reprises de modèles religieux éprouvés, qui n’exigent pas de travail de création mais seulement d’adaptation aux baies. La proximité géographique de la maison lui permet d’offrir des tarifs compétitifs et d’évidentes facilités dans le processus de réalisation. Henri Mazuet se déplace systématiquement pour rencontrer les commanditaires, observer les caractéristiques stylistiques des édifices, prendre les mesures, discuter des sujets et négocier les prix.

      Source : Sophie Delauney (Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre).

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      peintre-verrier attribution par source
    • Auteur :
      Ducour Thomas
      Ducour Thomas

      Peintre-verrier normand, implanté à Bayeux.

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      dessinateur (incertitude), attribution par source

Baie libre en plein cintre.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • baie libre
  • Matériaux
    • verre transparent, peint, grisaille sur verre, jaune d'argent, émail sur verre
    • plomb, réseau
  • Précision dimensions

    non précisées

  • Iconographies
    • Sainte Jeanne d'Arc : mort, debout, auréole, bûcher, flamme, bois
    • paysage, cathédrale
  • Précision représentations

    Ce vitrail représente sainte Jeanne d'Arc, enchaînée debout sur le bûcher, les mains jointes dans une prière. La foule s'est réunie autour d'elle pour suivre la mise à mort, tandis qu'au premier plan, un moine lui tend le crucifix qu'elle a réclamé. Dans l'arrière-plan se détache la cathédrale de Rouen, ville de sa mise à mort. La jeune sainte, canonisée en 1920, personnifie la France combattante, dont elle est devenue l'une des quatre patronnes secondaires. La composition s'inscrit dans une architecture décorative épousant la forme de la baie et délimitée par une fine bordure blanche : deux minces colonnettes, à chapiteau corinthien et panneau mouluré interrompu au centre par un fleuron d'acanthe, soutiennent un arc trilobé et fleuronné. Le soubassement à faux appareil accueille en son centre, enserré dans un médaillon, un écusson censé être celui de Jeanne d'Arc (l'historiographie de la sainte conteste cette attribution). De part et d'autre figurent les inscriptions commémoratives.

    La scène est inspirée d'une toile marouflée de Jules-Eugène Lenepveu exécutée pour le Panthéon en 1890. Il s'agit cependant bien d'une recréation et non d'une copie, tant l'artiste en a modifié certains détails : la scène a subi un retournement horizontal par rapport à la gravure originale, le soldat qui allume le brasier au premier plan a disparu, ainsi que le celui portant le fagot. La sainte est représentée déjà environnée par les flammes, avec à sa droite le prêtre qui prononce les derniers sacrements.

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant le donateur
    • dédicace
  • Précision inscriptions

    Inscription concernant le donateur : DON DE MR L'ABBE C. PELLERIN CURE / ET SES PAROISSIENS ; dédicace : A LA MEMOIRE DE NOS / CHERS MORTS DE LA GUERRE 1914-1918.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Bibliographie

  • CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.

    p.90
Date(s) d'enquête : 2014; Date(s) de rédaction : 2015
(c) Région Normandie - Inventaire général
Delauney Sophie
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Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

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