En 1920, l'abbé Debaize, curé d'Équemauville, décide de devancer le projet d'érection, en 1920, d'un monument aux morts communal devant l'église, afin de redonner à l'Église sa mission de commémorer les défunts. Selon la délibération municipale du 27 mars 1919, il demande à construire « une chapelle à côté de l'église, faisant corps avec cet édifice et s'ouvrant au bas de la nef, pour perpétuer le souvenir des soldats morts de la commune, tués à l'ennemi » et obtient l'accord du conseil municipal, à condition que la paroisse supporte l'ensemble des frais. Les plans sont conçus par l'architecte caennais Guillemin-Tarayre et l'ornementation confiée à de prestigieux artistes : interviennent le sculpteur Picot, l'artiste décorateur Castel et le verrier Gaudin, qui conçoit les mosaïques et les petites verrières. Le décor, fortement teinté de patriotisme, est composé d'inscriptions et de symboles rehaussés de feuille d'or, faisant référence au conflit.
La seconde baie (baie 15) aujourd'hui installée sur le mur nord, qui représente une scène de baptême, semble très postérieure et a probablement été exécutée dans les années 1950-1960, en remplacement d'une première baie disparue. Elle est encadrée de part et d'autre, sur un luxueux décor de mosaïque qui se prolonge sur la voûte en cul-de-four, par deux listes qui déclinent chacune douze noms de soldats « glorieusement tombés », accompagnés de la date de leur décès : à gauche, les « mobilisés d'Équemauville », à droite ceux « ayant habité la paroisse ». Deux noms ont été ajoutés ultérieurement.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.