Cette demeure de villégiature qui surplombe le coteau de la Seine est construite dans un style néo-Renaissance.
Les murs sont appareillés en brique bicolore et émaillée créant des effets décoratifs (chaînages, croisillons) rappelant l'agencement des matériaux de constructions proches (comme sur le colombier du manoir de La Guerche). Le plan massé s'organise autour d'un corps central cruciforme s'élevant en rez-de-chaussée surélevé sur une partie en sous-sol, un étage carré et un étage de comble.
L'aspect composite de la construction est rendu par les éléments qui lui sont annexés : à l'angle nord-ouest, une tourelle circulaire coiffée d'un toit conique abritant un escalier hors-œuvre ; à l'angle sud-ouest, une tourelle en encorbellement (ou poivrière) ; côté nord et sud, des avancées sous forme de bow-window dégageant un balcon avec balustrade à l'étage. Côté sud, un escalier d'honneur à double rampe donne accès au rez-de-chaussée surélevé. Il se prolonge par une balustrade qui court le long du côté ouest de la bâtisse. Côté nord, l'entrée est marquée par un avant-corps à pans coupés, placé en saillie, contenant une porte monumentale à fronton triangulaire en pierre calcaire avec effet de bossage. Sur les faces nord, sud et ouest, une lucarne à fronton triangulaire, sommée d'une croix ou d'un motif floral, éclaire l'espace du comble. Le toit composite est couvert en ardoise. Sur les pignons, le débord du toit est soutenu par une ferme apparente en charpente.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.