Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Dénominationsmaison
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Aires d'étudesCaux Seine Agglo
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Adresse
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Commune : Vatteville-la-Rue
Lieu-dit : L' Angle Le Plessis La Rue Le Quesney La Neuville
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Commune : Vatteville-la-Rue
INV. graffiti 1984 Fontaine 606 :
Chaumière, 375 rue du Plessis (ZD 136) : « L’édifice comportait avant restauration plus de cinquante graffiti, essentiellement à sujets maritimes, datés du 17e siècle à la fin du 19e siècle. L’ensemble était particulièrement homogène et significatif des gravures (typologie, répartition, ...) dans une ancienne maison d’habitation. L’édifice et les graffiti ont fait l’objet en 1984 d’un relevé complet architectural, photographique et d’empreintes aux silicones. À côté des nombreuses fleurs de lys, rosaces, cervidés, comptes, date (1783), les inscriptions mentionnent « Nicolas François Doré », connu par les registres de l’État civil comme « capitaine de navire », né le 3 décembre 1742 et mort le 11 janvier 1823 à Vatteville-la-Rue. Ce patronyme, également incisé dans l'église et dans une autre chaumière, correspond à l’une des anciennes familles de Vatteville dont plusieurs générations ont été marins. Les 51 gravures, réparties dans la salle (pièce principale avec cheminée) et l’appentis, représentaient des navires de haute-mer (milieu du 17 siècle, 18 siècle et 19e siècle) à trois mâts, caboteurs et allèges (fin des 18e siècle et 19e siècle) dont des galiotes rouennaises, heux, sloops à hunier, et des bâtiments de la grande Marine : brick (19e siècle) et cotre (fin du 18e siècle). Outre la qualité graphique et l’apport des connaissances sur les auteurs de ces documents (séries de gravure incisées par un même auteur), les graffiti des 17e et 18e siècles montrent (soit par leur type, soit par les éléments techniques navals figurés) l’importante influence hollandaise dans le Val de Seine au cours des 17e et 18e siècles ».
INV. graffiti 1984 Ledoux-Caillet 605 :
Chaumière, 323 rue du Plessis (ZD 134) : un graffito de navire à quai (avec sabords, toutes voiles dehors et ancres relevées) du 19e siècle est incisé sur le conduit de cheminée au 1er étage. La représentation laisse supposer une scène de départ en mer.
INV. graffiti 1984 Duparc 604 :
Chaumière, 39 rue du Plessis (ZD 119) : un graffito de cotre à flèche du 19e siècle (très abîmé) est incisé sur le mur pignon (côté charretterie).
INV. graffiti 1984 Ridel 602 et 603 :
Propriété non repérée (ZD 126) : une vingtaine de graffiti de navire avec des dates (« 1746 », « 1748 », « 1783 ») désignent des navires, sloops (fin 18e siècle), brick-goélette (19e siècle). L’ensemble est d’un graphisme malhabile. 7 graffiti de navire datés du 17e siècle (navires de haute-mer et coque) et du 18e siècle (cotre).
INV. graffiti 1984 Lamourette 601 :
Longère, 40 rue du Plessis (ZD 165) : 5 graffiti de la fin du 18e et du 19e siècles recensés : navire, moulin, et inscription « Hyppolite Volais 1870 » associé à un dogre.
INV. graffiti 1982 Cabin 501 et 502 :
Propriété non repérée (ZC 119) : « étudiée en 1981, la maison d’habitation (chaumière à colombages) présentait 2 gravures incisées sur la façade principale extérieure désignant une goélette à hunier (début du 19e siècle) et une coque. La construction, rachetée depuis, a été restaurée et isolée par un bardage bois extérieur. Les graffiti, provenant d’une construction attenante utilisée comme fournil et détruit dans les années 80, ont été déposés à MuséoSeine [Coll. AS - don d’Alexis Cabin]. Ils désignent une série de cotre à hunier (fin du 18e siècle), goélettes (fin du 18e siècle et 19e siècle), navires du 19e siècle, brick-goélette (19e siècle), dont certains ont été incisés par les mêmes auteurs : lougre signé « Duparc Sérapin » et chasse-marée. Tous présentent la particularité d’être figurés toutes voiles établies en cours de navigation avec une incision, parfois ondulée, schématisant la surface de l’eau. Plusieurs d’entre eux sont figurés en trois-quarts arrière, laissant apparaître la poupe du bâtiment. Deux graffiti désignent des types de bâtiments peu représentés dans le Val de Seine et dans la presqu’île de Brotonne, bien que fréquents en Basse-Normandie et sur la côte normande (Dieppe). Ils désignent des bâtiments gréés au tiers, type de voile introduite au cours de la première moitié du 18e siècle dans le milieu de la pêche bretonne : le chasse-marée et lougre. Le premier est un bâtiment armé pour la pêche (ou cabotage, parfois la course, certains remontaient jusqu’à Rouen pour apporter du poisson frais). Ses qualités de fin manœuvrier le font adopter par la Marine de guerre sous l’appellation de lougre à la fin du 18e siècle (Le Coureur 1776 D. Denÿs). L’un des graffiti, signé « Duparc Serapin », présente une série de sabords. Les deux graffiti, portant deux étages de voiles, peuvent être datés du début du 19e siècle.
INV. graffiti 1982 Chambellan 503 :
Longère et bâtiment en prolongement, 178 la rue (ZC 121) : « Plusieurs exemples de graffiti de navire incisés sur des parois extérieures (église et hameau de la Neuville) ou portail d’entrée (ferme Féron) donnant directement sur les voies publiques et lieux de passage ont été relevés à Vatteville. La paroi présente encore 3 représentations gravées visibles : goélette et cotre à flèche du 19e siècle et un intéressant petit bâtiment à deux mâts portant une voile carrée (grand mât) et une voile latine (artimon) daté du XVIIe siècle. Les incisions, exposées au public, ont été rehaussées de traits de crayon ».
INV. graffiti 1984 Ollivier 401 :
Chaumière, 673 la rue (ZL 130) : « Cette ancienne maison d’habitation présentait quelques 40 graffiti à sujets maritimes datés de la fin du XVe siècle au XIXe siècle, disparus aujourd’hui. Cet ensemble exceptionnel par la nature et la qualité des gravures est à rapprocher des archives et objets mobiliers (vitraux, graffiti du 16e siècle relevés dans différents édifices) relatives au passé maritime de Vatteville-la-Rue, et plus généralement aux représentations de navires figurés sur les cartes de marine du 16e siècle (Cartes de Jolivet en 1545, Brouscon vers 1548, Jacques de Vaulx en 1583). L’édifice présentait un ensemble d’inscriptions (16e siècle), poisson (s.d.) et navires désignant des nefs, caraques, galions, galées (16e siècle), navires de haute-mer des 17e et 18e siècles dont une rare gravure de scène de pêche (filet et poissons). Ces graffiti se répartissaient sur le mur pignon extérieur et la pièce principale de la chaumière, à hauteur d’homme. Les petites marines de cabotage (vers le Portugal et l’Espagne en passant par Bordeaux ou vers le Nord en direction de la Hollande et de la Russie, qui remontaient jusqu’à Rouen) et d’allège, typiques du Val de Seine, sont représentées par des gravures désignant des brigantins (milieu du 18e siècle), cotres (18e et 19e siècles) et galiotes rouennaises (18e siècle). Ces dernières assuraient en Seine, entre Le Havre et Rouen, à la montée le transport de marchandises (denrées alimentaires certaines venues d’outre-mer, blé, foin, vins, chiffons...) et à la descente (principalement des matériaux de construction – bois). Contrairement à leurs homologues hollandais, dont elles tiennent leurs origines (échanges commerciaux vers Bruges et Ostende, implantation de hollandais en Seine au 17e siècle), les galiotes rouennaises ne portent pas d’ailes de dérive latérale (appelées semelles). Les graffiti relevés dans la chaumière ont fait l’objet d’un relevé dessin et architectural, accompagné de clichés et pour certains d’entre eux, d'empreintes au silicone. Les hourdis de plâtre, sur lesquels ils étaient incisés, ont été évacués comme gravats vraisemblablement dans l’ancienne déchetterie de Vatteville-La-Rue ».
Les longères et les chaumières sont les formes d'habitat traditionnel les plus fréquentes sur la presqu'île de Brotonne. La route des chaumières, empruntant une partie de la voirie principale (RD65) et secondaire (hameau de Port-Caudebec) traversant les communes de Notre-Dame-de-Bliquetuit, Saint-Nicolas-de-Bliquetuit et Vatteville-la-Rue prend son départ au niveau de l'ancienne ferme de la Côte, actuellement maison du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande et se poursuit jusqu'au Marais Vernier. La fréquentation de cet itinéraire touristique incite ainsi les riverains à entretenir leurs toitures en chaume. Deux de ces chaumières ont été étudiées dans des dossiers individuels : la chaumière de la Neuville et la chaumière dite "Les Bruyères".
Les maisons les plus anciennes datent des 17e et 18e siècles. Certaines longères peuvent être d'anciennes chaumières dont la couverture a été refaite en ardoise. D'autres maisons paraissent plus récentes ou ont été complètement remaniées au 19e et au 20e siècles.
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Période(s)
- Principale : 17e siècle
- Principale : 18e siècle
- Secondaire : 19e siècle
Ce dossier collectif réunit les longères et les chaumières de Vatteville-la-Rue.
Les maisons identifiées comme chaumières (parfois d'anciens bâtiments agricoles transformés en chaumières) ont la particularité d'avoir conservé leur couverture en chaume. Elles sont généralement construites en pan de bois sur un soubassement en pierre calcaire avec parfois une partie en brique. À la différence des constructions en pan de bois que l'on recense sur les plateaux agricoles du Pays de Caux ou du Roumois, l'entre-colombage est rarement réalisé en torchis. Cela s'explique par l'absence d'argile disponible sur les terrains alluvionnaires de la presqu'île de Brotonne. Traditionnellement, l'entre-colombage était garni d'un blocage en moellons calcaire, placés à chant, recouvert d'un hourdis de plâtre, appelé localement "plâtré". La toiture à longs pans est généralement en croupe ou déborde sur un des pignons par une demi-croupe, également appelée "queue de geai". Ces maisons peuvent être accompagnées d'un puits, parfois couvert en chaume.
Les longères désignent des maisons basses, tout en longueur, construites en pan de bois. L'ossature en bois combine des pièces verticales (poteaux ou montants) à des pièces horizontales (sablières ou solives), entre lesquelles peuvent s’insérer des pièces obliques, placées en écharpes ou dessinant des croix de Saint-André. Dans ces demeures modestes, la cheminée constitue la pièce maîtresse qui lui confère sa fonction d’habitation. Les combles, qui servaient autrefois de grenier à grains, ont souvent été aménagés et sont éclairés par des lucarnes modernes.
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Toitsardoise, chaume
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Murs
- bois pan de bois
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Décompte des œuvres
- repérées 40
- étudiées 3
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Bibliographie
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Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
AUGER, Anne-Sophie. Les graffiti marins de Normandie, thèse de doctorat Archéologie, Paris I Sorbonne, Tome IV, Corpus : Seine-Maritime, 1991.
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AUGER, Anne-Sophie. Les graffiti marins d’une chaumière de Vatteville-la-Rue, Paris, 1986.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.