Dossier d’œuvre architecture IA76004373 | Réalisé par
Pottier Gaëlle (Rédacteur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
château du Bourg l'abbé
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
  • Commune Arelaune-en-Seine
  • Lieu-dit Bourg l'abbé, La Mailleraye-sur-Seine
  • Adresse 137 impasse du Bourg l'abbé , 99 impasse du Bourg l'abbé , 71 impasse du Bourg l'abbé
  • Cadastre 2019 ZB 193 Château ; 2019 ZB 195 Anciennes écuries, maison du garde-chasse et puits ; 2019 ZB 197 Maison et dépendance agricole ; 1817 D1 313 à 339 cadastre napoléonien
  • Précisions commune fusionnée après inventaire La Mailleraye-sur-Seine
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    Le Bourg l'abbé
  • Parties constituantes non étudiées
    communs, écurie, maison, puits, chenil, rendez-vous de chasse

Ce château a été construit sur un site isolé, surplombant le hameau du Bourg l'abbé, dont il a emprunté le nom, et en lisière de l'ancienne forêt royale de Brotonne. D'après les indications données sur les cartes postales anciennes, les origines de ce château remonteraient au 14e siècle. Figurant sur plusieurs plans des terres du marquisat de La Mailleraye, dressés à la fin du 17e siècle et au 18e siècle, il a probablement été très remanié entre les 17e et 19e siècles. Au 19e siècle, l'intérieur a été entièrement réaménagé en pavillon de chasse à courre avec des pièces intérieures revêtues de lambris de style néo-gothique et une cheminée décorée d'une scène sculptée, rappelant la légende de Saint-Hubert (vision d'un cerf avec un crucifix entre ses bois) accompagnée de l'inscription "Rallye de Bourg l'abbé". Les initiales "BL" (correspondant au nom des familles Bocq et Laloyau), formées par des fers, apparaissent sur les souches extérieures de cheminée.

La propriété comprend plusieurs dépendances dont la construction s'échelonne du 17e au 19e siècle. Dans un petit bâtiment en brique, construit à la fin du 19e siècle, fut installé un générateur électrique, relié à un château d'eau situé à la limite de la parcelle voisine, devant alimenter la propriété en électricité. La date 1875 est inscrite dans un cartouche inséré dans les maçonneries du mur de clôture au nord de la parcelle et celle 1899 sur un morceau de tôle ajourée surmontant la lucarne centrale des écuries, accompagnée des initiales "RH". Le château, occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, a ensuite été réquisitionné par la commune pour y abriter le personnel de la gendarmerie, dont les locaux du centre-ville avaient été sinistrés lors des bombardements d'août 1944.

  • Période(s)
    • Principale : 14e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1875, porte la date
    • 1899, porte la date

Le château présente un plan en H, déterminé par les quatre tourelles placées à chacun de ses angles. Son emprise massive au sol correspond ainsi aux représentations anciennes, connues d'après les plans du marquisat de La Mailleraye. Le rez-de-chaussée est surélevé sur une cave entièrement voûtée en pierre de taille, comprenant une glacière. Le soubassement massif se compose de chaînages en pierre de taille calcaire, créant un effet de bossage et encadrant des cartouches décorés de croix, de losanges et d'ovales dessinés par le jeu des couleurs de la brique orangée et du silex noir taillé et appareillé. La partie supérieure de l'élévation de la façade arrière est construite en pans de bois avec quelques assemblages complexes (doubles croix de Saint-André). Les murs de la façade principale et des pignons ont été doublés par un placage en plâtre (?) sur lequel a été reproduit un faux assemblage de pans de bois. L'entrée principale, desservie par quelques marches, est placée dans un encadrement en plein cintre imitant un appareillage en pierre de taille, avec des refends de style classique, surmonté d'un fronton triangulaire orné d'une coquille et de feuillages. La porte en bois est composée de deux vantaux et d'une imposte vitrés. La tourelle située au nord-est a été agrandie et entièrement réaménagée dans un style néogothique, également visible à l'extérieur avec ses fenêtres en accolades. Le hall d'entrée présente une organisation très originale avec deux cheminées monumentales, placées en vis-à-vis, dont les manteaux (en stuc ?) sont ornés de têtes de chiens de chasse, et un escalier à double distribution desservant l'étage. L'étage de comble est abrité sous un toit à la Mansart, couvert d'ardoises, éclairé par une série de lucarnes et d’œils de bœuf. Un curieux petit escalier extérieur est abrité sur le pignon est.

La propriété comprend de nombreuses dépendances, dont :

- un chenil

- l'ancienne maison du garde-chasse, en rez-de-chaussée dont la partie centrale rehaussée forme pignon, construite en pan de bois sur un soubassement en pierre de taille. Le toit à longs pans est couvert d'ardoises.

- à proximité de cette maison se trouve un bâtiment en brique auquel est accolé un puits couvert en charpente.

- sur la parcelle mitoyenne, de l'autre côté du mur de clôture bâti en moellons calcaire et brique, au sein duquel une porte donne accès, une ancienne chaumière en pan de bois, sur un soubassement en pierre de taille. Le comble à surcroît est aujourd'hui couvert d'une croupe en ardoise, éclairée par deux lucarnes, tandis que la façade arrière est recouverte d'une essentage d'ardoise. Sur cette parcelle, se trouve également un ancien bâtiment agricole en moellon calcaire, couvert de tôle ondulée.

- les anciennes écuries, surmontées d'un grenier à grains, actuellement transformées en gîte. Une partie du bâtiment, surmontée d'un comble à surcroît éclairé par 3 lucarnes, est bâtie en pan de bois avec un galandage en brique. L'autre partie, en rez-de-chaussée, est maçonnée en moellons calcaire et brique avec quelques éléments en bois dont une poutre portant le nom de "VICTOIRE...". La partie écuries est prolongée par un autre bâtiment en pan de bois et brique servant autrefois de garage pour les voitures hippomobiles.

L'ensemble de la propriété s'étend sur un parc de plusieurs hectares plantés d'arbres d'ornement et fruitiers. Deux alignements de tilleuls centenaires encadrent la perspective sur le château.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille bossage
    • brique
    • calcaire moellon
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés croupe brisée
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur
  • Techniques
    • ferronnerie
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    site inscrit, parc naturel régional
  • Protections

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Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. 203J 1-57 : Chartrier de l'ancien marquisat de La Mailleraye-sur-Seine

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 203J 1-57
    56 : cartes et plans
  • AD Seine-Maritime. Série P ; sous-série 3P4 : 3P4_4_14. Guerbaville, section D, 1ère feuille, 1817.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 3P4_4_14
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2020
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
(c) Région Normandie - Inventaire général
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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