Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
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Commune
Notre-Dame-de-Bliquetuit
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Lieu-dit
Le Bourg Corblin
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Adresse
553 rue des Landes
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Cadastre
2019
ZD
64
;
1821
D
D26 à 29
cadastre napoléonien
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Dénominationsferme
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Destinationsmaison
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Parties constituantes non étudiéesbergerie, étable, puits, pressoir
Cette propriété, qui appartenait avant la Seconde Guerre mondiale à M. Letellier, originaire de Lillebonne, était alors exploitée par M. Bettencourt. Des graffiti relevés sur les cloisons intérieures de l'ancien pressoir mentionnent également les noms de Constant et Pierre Jourdain, anciens domestiques.
La construction de la maison et du pressoir peut remonter au 17e siècle comme l'indiquent les deux dates "1695", l'une peinte sur un fragment d'enduit autrefois placé sur le linteau de la porte du pressoir, l'autre gravée au-dessus d'un graffito de navire sur un mur intérieur.
Les étables, autrefois bergerie, ont pu être réaménagées dans le courant du 19e siècle, à l'époque où l'élevage de vaches laitières est venu concurrencer l'élevage de moutons. La date "1804", associée au nom de "Marie Durier" est gravée sur l'un des murs intérieurs.
La propriété, composé de ces trois bâtiments et du puits qui l'accompagne, figure sur le plan de la paroisse de Bliquetuit dressé par Hue, ingénieur géomètre du roi en 1700.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 17e siècle
- Principale : 18e siècle
- Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
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Dates
- 1695, porte la date
- 1805, porte la date
Cet ancien corps de ferme se compose de plusieurs bâtiments dont :
- une maison, construite en pan de bois sur un soubassement en moellon et pierre de taille calcaire, comprenant un important comble à surcroît éclairé par deux lucarnes pendantes. Le pignon est, auquel est accolé un petit porche moderne, est partiellement recouvert d'ardoises. Un escalier extérieur, donnant accès au comble, est accolé au pignon ouest. Le toit à longs pans est couvert d'ardoises.
- une ancienne bergerie, agrandie et remaniée en étable et charretterie, construite en pan de bois sur un soubassement en pierre calcaire. La base de l'un des poteaux corniers est mouluré, attestant l'ancienneté du bâtiment d'origine. Le toit à longs pans est couvert en chaume. La partie charretterie est abritée sous une demi-croupe débordante. Un puits avec une margelle en pierre calcaire se situe à proximité de ce bâtiment.
- un ancien pressoir, reconverti en bâtiment d'élevage, qui présente un bel assemblage de pan de bois en orme et à guettes. La partie nord a été remaniée au 19e siècle comme l'indique la date "L'AN 9" portée sur le linteau de la porte. Les vestiges de l'ancienne meule ont été retrouvés par le propriétaire actuel à proximité du bâtiment. Le toit à longs pans a récemment été recouvert d'ardoises.
La propriété, accessible depuis la rue des Landes, est desservie par une longue allée de néfliers qui pourraient avoir été plantés dans les années 1940 (les nèfles étant utilisées dans l'industrie pharmaceutique). Elle comprend un verger récent de pommes à couteau et quelques poiriers plus anciens. Enfin, le site est actuellement associé à la pépinière d'Arelaune.
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Murs
- bois pan de bois
- calcaire moellon
- calcaire pierre de taille
- essentage d'ardoise
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Toitsardoise, chaume
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Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- toit à longs pans demi-croupe
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État de conservationrestauré
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- bateau
- cerf
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Précision représentations
Analyse apportée par Anne-Sophie Auger-Sergent :
« Le bâtiment présente un ensemble bien conservé de graffiti intéressants par leur nombre, diversité et nature des sujets figurés dans un même espace architectural. Les gravures se répartissent sur les hourdis de plâtre lissé des parois intérieures et extérieures des colombages, principalement sur celles recevant une lumière naturelle frisante, et à hauteur d’homme. Les dates de 1695 relevées dans le bâtiment apportent des indications chronologiques mais ne peuvent être utilisées comme élément de datation des figures gravées. Dans le cas particulier des graffiti de navire, nombreux dans l’édifice, seule la structure vélique et la forme des coques permettent de proposer une typologie et une datation. En l’absence de dates incisées à proximité des graffiti, il est impossible de dater précisément les représentations. Les graffiti à sujets maritimes, extrêmement nombreux en Normandie et dans la presqu’île de Brotonne, sont représentés dans l’édifice par une série de graffiti de navire et d’une ancre à jas. Les exemples de graffiti d’ancre à jas sont rares dans les édifices de la Basse Vallée de la Seine (église Saint-Mathurin de La Mailleraye et chaumière de Vatteville-La-Rue). Les gravures de navire désignent des petits bâtiments à un, deux mâts (cotre, sloop, dogre, brigantin) et trois mâts auriques datables, selon leurs structures véliques, de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle. Ils désignent des types courant en Normandie employés pour le commerce hauturier, le cabotage, la pêche et parfois par la Marine de guerre. Ainsi le cotre (version militaire du sloop) qui porte une série 12 de sabords schématisés par des ronds incisés le long du plat bord. Construits dans les chantiers navals de la basse Vallée de la Seine, La Mailleraye-sur-Seine notamment, ils naviguaient sur le fleuve jusqu’à Rouen. D’un point de vue graphique, tous sont figurés par le travers (bâbord ou tribord), de la quille à la pomme du mât, et extrêmement schématiques. Seul le graffito de dogre présente une série de croix décoratives – forme qui apparaît sur les coques de quelques graffiti de Vatteville-La-Rue. L'orientation et les limites latérales des colombes influent sur le graphisme : hauteur démesurée de la mâture du navire et axe de représentation des navires superposés. L’édifice comporte également des gravures de bateau à aubes (non photographiés), dont le type n’a jamais été recensé dans les édifices de la Presqu’île de Brotonne jusqu’à ce jour ».
Ces dessins étaient généralement gravés par les employés ou saisonniers de la ferme, le plus souvent logés dans les bâtiments d'élevage à proximité des bêtes, qui pouvaient exercer une activité dans la marine de Seine pendant une partie de l'année (d'où les qualités techniques de leurs dessins de navire) ou qui dessinaient des animaux ou des édifices rencontrés dans leur environnement proche : manoir en colombages, clocher d'église, moulin à vent sur pivot (nombreux sur la presqu'île de Brotonne), cerf (gibier emblématique de la forêt de Brotonne)...
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Sites de protectionsite inscrit, parc naturel régional
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 203J 1-57
AD Seine-Maritime. 203J 1-57 : Chartrier de l'ancien marquisat de La Mailleraye-sur-Seine
203J 56 : cartes et plans (1697-1945)
Bibliographie
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 3P4 435
AD Seine-Maritime. Série P ; sous-série 3P4 : 3P4 435. Notre-Dame-de-Bliquetuit, section D, 1821.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.