Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Caux Vallée de Seine - Port-Jérôme-sur-Seine
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Commune
Rives-en-Seine
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Lieu-dit
Saint-Wandrille-Rançon,
Gauville
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Adresse
174 rue Saint Amand
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Cadastre
2008
AL
224
;
2008
AL
248
;
1818
C
196 à 198
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Précisions
commune fusionnée après inventaire Saint-Wandrille-Rançon
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Dénominationsferme, maison
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AppellationsLe Pavillon de Gauville
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Destinationsmaison
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Parties constituantes non étudiéesgrange, étable, charretterie, logis
La propriété, appelée "le Pavillon de Gôville" sur le papier terrier du hameau de Gauville établi en 1749, se situe en léger surplomb par rapport à la zone du marais bordant la Seine.
Cette ferme de taille moyenne, organisée autour de l'élevage laitier et de la production de cerises, a été exploitée à partir de 1923 par la famille Delamare. Elle appartenait alors à l’entreprise Latham, qui avait acquis de nombreux terrains sur la zone du marais gagnée par l'endiguement de la Seine en vue d'y construire un terrain d’aviation. A son arrivée, 10 cerisiers de variété Burlat (cerises rouges précoces) ont été plantés. A cette époque, des saisonniers – employés de la Standard Oil à La Mailleraye-sur-Seine – venaient cueillir les cerises pendant leurs vacances pour « arrondir leurs fins de mois ». Un marchand de Jumièges passait chaque jour ramasser les cageots et les vendre à Rouen. Devenue propriétaire de la ferme à partir des années 1950, la famille Delamare a développé l'élevage de vaches allaitantes tout en poursuivant la production de cerises : de début juin au 14 juillet, environ 2 tonnes de cerises étaient récoltées, vendues à la sortie de l’abbaye de Saint-Wandrille-Rançon et chez un primeur de Caudebec-en-Caux (transmission orale).
Avant l'endiguement de la Seine, la route de Gauville passait en contrebas de la ferme, bifurquant au niveau de l'ancienne église Saint-Amand. Le marais a été remblayé après la guerre et un chemin de halage de 4 km a été créé. Avant le remblaiement du marais, 130 arbres têtards disposés sur deux rangées, dont une face à la Seine, avaient pour fonction de pomper le surplus d’eau et d’assécher le terrain. Il n'en reste que quelques sujets.
Les bâtiments qui composent la ferme de Gauville présentent différentes époques de construction : celui qui se trouve en contrebas de la ferme peut remonter à la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle ; la longère et la charretterie datent de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle ; les étables sont datées de 1880.
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Période(s)
- Principale : limite 17e siècle 18e siècle
- Secondaire : limite 18e siècle 19e siècle
- Secondaire : 4e quart 19e siècle
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Dates
- 1880, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur :
La maison d’habitation principale, de type longère, en pan de bois, repose sur un soubassement en moellons de calcaire et de silex. En prolongement, sont aménagés un cellier, qui abritait les barrique, et une remise, où étaient entreposés les cageots de cerises.
L'ancienne grange et charretterie, également en pan de bois, reçoit une couverture à demi-croupe débordante.
Les étables sont construites en brique industrielle. Entièrement restaurées, elles ont été transformées en gîte.
En contrebas de la ferme, un ensemble composé de deux corps de bâtiments était une "ferme intégrée", réunissant d'une part le logis et son bouillot, la laiterie et une chambre à l’étage (rez-de-chaussée massif, maçonné en assises alternées de moellons de calcaire, silex équarris et brique de Saint Jean avec chaînages d'angle en pierre de taille, percé d'une porte en plein cintre ; étage en pan de bois), d'autre part les étables et le poulailler (un étage carré en pan de bois sur soubassement en pierre de taille, brique de Saint Jean et silex). Un troisième corps de bâtiment, accolé à cet ensemble, a disparu : sur le mur extérieur, des anneaux permettaient d'attacher les barques (transmission orale).
La propriété conserve un beau verger de cerisiers, bénéficiant du micro-climat de la vallée de la Seine, et une parcelle potagère.
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Murs
- calcaire pierre de taille
- bois pan de bois enduit partiel
- calcaire moellon
- brique
- silex appareil à assises alternées
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Toitsardoise, tôle ondulée
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Étages1 étage carré, rez-de-chaussée surélevé
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit à longs pans demi-croupe
- toit à longs pans pignon couvert
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État de conservationrestauré
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Statut de la propriétépropriété privée
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Sites de protectionparc naturel régional
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
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Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 2 MI 444. Terrier 192
AD Seine-Maritime. 2 MI 444. Terrier 192. Papier terrier de la seigneurie et paroisse de Saint-Wandrille, 1729.
pièces n° 296 et 297 -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 16H 101
AD Seine-Maritime. Série H ; sous-série : 16H 101. Paroisse de Saint-Wandrille : hameau de Gauville, 18e siècle.
Papier terrier du hameau de Gauville, 1749. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 372
AD Seine-Maritime. Série Fi ; sous-série : 12 Fi 372 : plan des terres sises au hameau de Gosville, 1749, mis en relation avec le plan dressé par Pierre Legendre, arpenteur juré, en 1671.
pièces n° 296 et 297
Bibliographie
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Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.
Annexes
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Extrait du papier terrier de l'abbaye de Saint-Wandrille, paroisse de Gauville, pièce n° 297.
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AD Seine-Maritime. 16H 101 : papier terrier du hameau de Gauville, 1749
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