Stagiaire chercheur "inventaires croisés" au Parc naturel régional des boucles de la Seine normande.
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Caux Vallée de Seine - Port-Jérôme-sur-Seine
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Commune
Rives-en-Seine
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Lieu-dit
Saint-Wandrille-Rançon
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Cadastre
2008
AB
3
;
1818
A
88
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Précisions
commune fusionnée après inventaire Saint-Wandrille-Rançon
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Dénominationschapelle
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VocablesSaint-Saturnin
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
Cette chapelle romane est considérée comme la plus ancienne du diocèse de Rouen. Elle a remplacé au 11e siècle un sanctuaire détruit par les Normands en 862 dans lequel se trouvaient les restes de saint Saturnin. La façade a été refaite au 16e siècle.
Son vocable a donné lieu à plusieurs interprétations : fondation de l'édifice sur un ancien temple romain dédié à Saturne, légende de "Saint Ratorni", qui évoque le retour de la statue de Saint-Saturnin dans son sanctuaire d'origine à chaque fois que les moines ont tenté de la déplacer dans la chapelle de Caillouville.
Le révérend père Hervent relate ainsi les origines de la chapelle dans un article publié dans le bulletin d'information et d'intérêt local de la mairie : Du vivant de Saint-Wandrille (abbé de 649 à 668), un moine de Fontenelle, le diacre Sindard dût entreprendre un voyage en Aquitaine. Passant par Toulouse, il obtint de l'évêque de ce lieu quelques reliques de Saint Saturnin (premier évêque de Toulouse, martyrisé au temps de l'empereur Dèce en 250). De retour à Fontenelle, Sindard fut reçu avec enthousiasme par toute la communauté et Wandrille décida la construction d'une basilique en l'honneur du pontife martyr. Saint Ouen, évêque de Rouen, consacra le nouvel édifice. (...) Un certain nombre de moines vivait dans des chapelles construites pour eux aux alentours de la chapelle afin d'y assurer les offices. (...) Au 9 janvier 858, les Danois pillèrent et incendièrent l'abbaye et la chapelle Saint-Saturnin partagea pendant un siècle l'infortune de l'abbaye à laquelle son sort était lié. A cette époque, en effet, les moines durent quitter leur monastère pour aller en exil en Belgique. Ils y restèrent un siècle. Durant cette longue absence, les édifices non entretenus se délabrèrent. Vers 960, les moines, de retour à l'abbaye, relevèrent les murs de Saint-Saturnin et les recouvrirent d'un toit. Mais les cellules aux alentours ne furent pas reconstruites.
D'après frère Lucien Magnier, la chapelle Saint-Saturnin n'est pas due au diacre Sindard, qui fonde par ailleurs la chapelle Saint-Amand au hameau de Gauville, mais à saint Gond, aussi connu sous le nom de saint Gaon ou saint Godon, moine du 7e siècle, neveu de Saint-Wandrille qu'il accompagne dans la fondation de l'abbaye de Fontenelle. Par la suite, il est envoyé à Rome auprès du pape Vitalien pour obtenir les reliques nécessaires à la consécration de l'abbaye.
En 1510, la chapelle est pavée et remise en état à l'initiative de Guillaume la Vieille, sous-prieur de l'abbaye.
En 1680, un grand mur d'enceinte, englobant la chapelle Saint-Saturnin dans l'enclos de l'abbaye, est construit tout en réservant une entrée accessible aux pèlerins.
La chapelle est épargnée par la Révolution. A partir de 1935, elle est entièrement restaurée par l'administration des Beaux-Arts. Les travaux, terminés en avril 1936, sont célébrés par le père abbé Dom Pierdiait qui y consacre un nouvel autel.
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Période(s)
- Principale : 11e siècle
- Secondaire : 16e siècle
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Auteur(s)
- Auteur :
Ce petit édifice présente un plan tréflé au centre duquel s'élève un clocher carré ou tour-lanterne. La nef à un vaisseau se termine par un chœur trilobé avec trois absidioles voûtées en cul de four. Les murs en moellons présentent un appareil en opus spicatum ou "arêtes de poisson", caractéristique des édifices romans. Les chaînages d'angle sont réalisés en pierre de taille. La façade ouest, en assises alternées de moellons calcaire et silex appareillés, est percée d'un en brique.
A l'intérieur de l'édifice, plusieurs remplois d'époque mérovingienne pourraient provenir d'une ancienne table d'autel. A l'extérieur, plusieurs pierres en remploi datent vraisemblablement de l'époque carolingienne : pierres formant le linteau de la porte sud, taillées "en queue d'aronde" ; baie en deux morceaux de l'absidiole centrale.
A proximité de la chapelle, se trouvent la grotte de l'ermite et une cloche contemporaine abritée sous un petit campanile, offerte par le comte de Toulouse-Lautrec à son épouse Béatrix.
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Murs
- calcaire moellon
- calcaire pierre de taille
- silex
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Toitstuile plate
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Étages1 vaisseau
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Couvertures
- toit en pavillon
- toit à longs pans pignon découvert
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État de conservationrestauré
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- chimère, griffon, animal fantastique
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Précision représentations
Des animaux monstrueux ou fantastiques (basilics, griffons, chimères...) sont sculptés sur les impostes des piliers supportant la tour centrale. Remplois d'époque mérovingienne provenant d'une ancienne table d'autel.
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Statut de la propriétépropriété d'une association cultuelle
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Sites de protectionparc naturel régional
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Protectionsclassé MH, 1862
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Précisions sur la protection
Classement par liste de 1862 et par journal officiel du 18 avril 1914.
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Référence MH
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Bibliothèque municipale du Havre
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 2 MI 444. Terrier 192
AD Seine-Maritime. 2 MI 444. Terrier 192. Papier terrier de la seigneurie et paroisse de Saint-Wandrille, 1729.
pièce n° 219 -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 387
AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 387. Plan de la paroisse de Saint-Wandrille, hameau d'Etaintot (5e carton), 18e siècle.
Bibliographie
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Centre de documentation du SRI Haute-Normandie
Mairie de Saint-Wandrille-Rançon, Bulletin d'information et d'intérêt local.
n° 4 : "La chapelle de Saint Saturnin" -
Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.
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Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.