Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1975 à 2021.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
- patrimoine industriel, patrimoine industriel reconverti de l'Eure et de la Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Agence Reichen et Robert & Associés Architectes Urbanistes
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Commune
Le Petit-Quevilly
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Adresse
76 avenue Jean Jaures
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Cadastre
2007
AL
504
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Dénominationsimmeuble de bureaux
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Précision dénominationhôtel d'entreprises dédiées aux Techniques de l'Information et de la Communication
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Appellationshôtel d'entreprises dit Seine Innopolis
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, chaufferie
En 2001, l'Armée cède le site aux collectivités locales qui envisagent sa reconversion en hôtel d'entreprises dédiées aux Technologies de l'Information et de la Communication, baptisé Seine Innopolis, dont la vocation est d’accueillir des sociétés ayant besoin, entre autres, d’un accès internet en très haut débit. Sa capacité d’accueil est de 750 à 800 personnes. Seules la grande filature et la salle des machines, inscrites au titre des monuments historiques en 2003, sont retenues dans le projet. Les autres bâtiments sont détruits afin d'implanter un collège à l'ouest et des immeubles de logements à l'est et au sud.
L'opération de reconversion porte sur une emprise foncière de 15 800 m², dont 9 775 m² affectés au pôle TIC et 5 850 m² à la création d'un parvis et d'un mail piétonnier traversant. L'EPFN et la Communauté d'Agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe (Créa) se partagent la maîtrise d'ouvrage sur le bâti.
Le programme architectural porte sur 11 150 m² dont 10 900 m² en reconversion (filature et salle des machines) et 550 m² en extension. Le projet est confié au cabinet Reichen et Robert spécialisé dans les reconversions d'édifices industriels et signé Jacques Lissarague, architecte associé. Les travaux de reconversion lancés fin 2009 ont été achevés fin 2013.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 21e siècle , daté par source
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Dates
- 2013, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Reichen Bernardingénieur attribution par sourceReichen BernardCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Associé en 1973 avec Philippe Robert pour former l'agence d'architecture et d'urbanisme Reichen et Robert, spécialisée dans la rénovation ou la réhabilitation de bâtiments et d'ensemble patrimoniaux notamment issus du Patrimoine industriel (halles à Blois, à Lyon et à La Villette, le pavillon de l'Arsenal et le siège de la Croix-Rouge à Paris, Les Grands Moulins de Patin et la chocolaterie Meunier...) L'Agence se spécialise aussi dans les opérations d'urbanisme (à Strasbourg ou à Mulhouse...) Bernard Reichen a reçu en 2003 le Grand Prix de l'urbanisme. Il a développé le concept d'urbanisme territorial, notamment dans le projet de SCOT de Montpellier en 2005. Il reçoit le prix Procos en 2008 pour la halle commerciale d'Aix-en-Provence. L'agence remporte en 2011 le concours d'urbanisme pour le secteur Saint-Jean du projet Euratlantique de Bordeaux.
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Auteur :
Robert Philippearchitecte attribution par sourceRobert PhilippeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Associé en 1973 avec Bernard Reichen pour former l'agence d'architecture et d'urbanisme Reichen et Robert, spécialisée dans la rénovation ou la réhabilitation de bâtiments et d'ensemble patrimoniaux notamment issus du Patrimoine industriel (halles à Blois, à Lyon et à La Villette, le pavillon de l'Arsenal et le siège de la Croix-Rouge à Paris, Les Grands Moulins de Patin et la chocolaterie Meunier...) L'Agence se spécialise aussi dans les opérations d'urbanisme (à Strasbourg ou à Mulhouse...) L'agence remporte en 2011 le concours d'urbanisme pour le secteur Saint-Jean du projet Euratlantique de Bordeaux.
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Auteur :
Lissarague Jacquesarchitecte attribution par sourceLissarague JacquesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte associé dans l'agence Reichen et Robert.
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Auteur :
Les bâtiments conservés (la filature et la salle des machines) qui représentent une superficie de 10 900 m² accueillent l’hôtel d’entreprises en proposant des bureaux aménagés, des plateaux livrés libres ou semi-aménagés et des espaces partagés. Une construction neuve sur deux niveaux, soit 2600 m² en extension, complète le programme de reconversion. Ce nouveau bâtiment qui s’appuie sur la façade est de la salle des machines et la masque partiellement, constitue le hall d’entrée et d’accueil du pôle. Il abrite également un centre d’affaires, un auditorium et une salle d’exposition. L’EPFN et la CREA se partagent la maîtrise d’ouvrage de l’opération. L’EPFN assure les travaux de démolition préalables pour l'assainissement du site et la rénovation du clos et couvert ainsi que le désamiantage des bâtiments protégés. La CREA prend en charge la restructuration et les aménagements intérieurs et extérieurs ainsi que l’extension du futur pôle. A l’issue du concours lancé en 2006, le projet présenté par le cabinet Reichen et Robert & associés est retenu. Le suivi de l’opération est confié à l’un des jeunes architectes de l’agence, Pierre Boutin. La grande filature et sa salle des machines étant protégées au titre des Monuments Historiques, l’architecte des bâtiments de France et la conservation régional des Monuments Historiques collaborent étroitement au projet de reconversion et assurent le suivi des travaux afin que les exigences patrimoniales soient respectées. Le programme de reconversion de l’ancienne filature en pôle tertiaire stipule explicitement que l’opération restitue au mieux l'architecture existante et entraine un minimum de transformation sur les édifices protégés. Sans toute fois prôner la restauration à l’identique, la règle de base exprimée par l’agence Reichen et Robert & associé, de pratiquer une intervention respectueuse de l’architecture existante et surtout qui puisse être réversible, va dans le même sens. La deuxième règle intangible du maître d’œuvre est que toute architecture nouvelle soit clairement lisible, contemporaine et le plus en harmonie possible avec l’existant. Les façades dégradées par le temps et les occupations successives sont restaurées en afin de retrouver leur aspect d'origine. Les élévations sont rejointoyées à la chaux, les briques nettoyées par hydro-gommage, les modénatures (corniches, moulures…) altérées sont reconstituées selon leur état originel. Les briques neuves utilisées pour la reprise des façades sont cuites au feu de bois afin de retrouver les variations chromatiques correspondant à celles des matériaux d’origine. Les baies cintrées en rez-de-chaussée modifiées par l’Armée sont recréées à l’identique, à l’exception d’une ouverture en façade qui est maintenue pour des raisons pratiques et comme témoignage historique de l’occupation militaire. Toutes les menuiseries extérieures en châssis bois sont remplacées par des fenêtres à double vitrage en profilés aluminium de très fines sections conçues sur le même modèle. La toiture de la Foudre est surélevée pour retrouver sa pente d’origine et recouverte tuiles de terre cuite. L’éclairage des locaux sous combles est obtenu par de petits patios formant puits de lumière. Cette solution permet d’éviter le recours à des châssis de toiture trop visibles et contemporains. Sur la toiture, côté est, émergent néanmoins deux volumes rectangulaires correspondant aux cages d’ascenseur des deux circulations verticales. Les deux pavillons situés aux extrémités de la filature servaient à l’origine de cages d’escalier et abritaient, chose plutôt exceptionnelle pour l’époque, un monte charge entrainé par la vapeur et fonctionnant au moyen d’un contrepoids. A l’extérieur les deux pavillons ont fait l’objet d’une restauration particulièrement soignée (nettoyage des pierres calcaires de Caumont et remplacement si besoin avec des pierres de Saint Maximin ayant la même qualité….) A l’origine, des horloges étaient installées à la place des faux oculi. L’une d’elle, de marque Jean Wagner un fabriquant parisien spécialisé dans l'horlogerie d'édifice, est réinstallée. A l’intérieur du pavillon nord, l'escalier à rampes de métal semi-hélicoïdal est préservé et restauré à l'identique. Il sert désormais d’escalier de secours. La conservation et lisibilité de la structure métallique d’origine en poteaux-poutres fonte constitue une priorité du programme. La structure métallique est conservée sur la totalité du bâtiment et maintenue apparents dans les espaces communs en rez-de-chaussée ainsi que dans les axes de circulation. L’installation, de part et d’autre du corps central de l’ancienne filature, de deux nouvelles circulations verticales (comprenant chacune, un escalier en métal et un ascenseur) a nécessité le percement du bâtiment sur toute sa hauteur et sur trois travées. Dans ces espaces évidés, l’ossature métallique d’origine est mise à nu et laissée volontairement apparente. Au moment des travaux, une poutre s’est désolidarisée de la structure, en brisant une autre dans sa chute. La préservation, en totalité, de cette ossature remarquable constituant un impératif patrimonial, les deux poutres cassées ont été remplacées par des éléments rigoureusement identiques. Les nouvelles poutres proviennent des ateliers Salin de Dammarie-sur-Saulx (Meuse), une fonderie de fonte en activité depuis 1847, et l’une des dernières en France qui soit en mesure de produire de telles pièces. Afin d’augmenter la stabilité au feu du bâtiment, les poteaux du rez-de-chaussée et les parties visibles des poutres de tous les niveaux sont recouverts d’une peinture intumescente. Le projet de reconversion prévoyait initialement la conservation des plafonds en voutains de briques, laissés visibles dans les espaces de circulation et dissimulés par des faux-plafonds dans les bureaux. Mais la résurgence, au moment des travaux, de traces de pollutions dans les sols (provenant des huiles utilisées pour le fonctionnement des machines textiles) a entrainé une révision à la baisse des exigences patrimoniales et imposé, pour des raisons de sécurité, le retrait des planchers d’origine sur l’ensemble du bâtiment. La solution proposée pour retrouver le caractère des espaces intérieurs consiste à reconstruire des voutains en béton sur le modèle de ceux d’origine en brique. Une telle opération ne sera pas sans conséquences sur le montant et l’avancée des travaux. La salle des machines, attenante à la filature fait l’objet d’une restructuration plus importante. La toiture et les planchers sont démolis. La nouvelle toiture en tuiles est largement vitrée pour assurer l’éclairage zénithal de l’étage de comble. Trois niveaux de planchers (un étage plus comble) sont créés. Le pignon nord d’origine et le pignon sud remanié à la fin du XIXe siècle sont conservés à l’identique et reçoivent le même type de restauration que les façades de la Foudre. L’enduit rouge sombre masquant les reprises de maçonnerie sur le pignon sud est remplacé par un enduit de teinte similaire. L’extension contemporaine construite sur deux niveaux, s’appuie sur la façade est de la salle des machines qu’elle masque partiellement. Ce nouveau bâtiment à usage de hall d’entrée et d’accueil du pôle est traité de façon résolument contemporaine. Sa façade en panneaux de résine de béton de teinte claire arbore un décor (façon circuit imprimé) qui souligne la vocation technique des entreprises du pôle. Son toit terrasse est végétalisé. Adossé à la façade principale, un bloc central de teinte contenant un escalier est revêtu d’un enduit à la chaux teinté en rouge sombre. Ce volume en excroissance est utilisé comme signal et sert de support d’enseigne au pôle. Entre la salle des machines et l’extension, un espace tampon, également teinté de rouge sombre, assure l’articulation entre les deux bâtiments et de façon symbolique entre les deux époques. Au rez-de-chaussée, une galerie vitrée permet l’accès aux circulations verticales de La Foudre et vient ceinturer la salle des machines au nord et au sud. Le site autrefois enclos est désormais ouvert sur la ville. Sa restructuration est organisée autour des deux bâtiments conservés et s’appuie sur la création d’espaces publics. Un mail piétonnier, reliant l’avenue Jean-Jaurès (et la station de métro) au sud à la rue Ampère au nord, met en valeur sur toute sa longueur la façade ouest de l’ancienne usine. Un large parvis, en partie engazonné, est aménagé devant le pignon sud de la Foudre. Il favorise la visibilité du monument depuis l’avenue Jean-Jaurès et renforce son impact sur la ville. L’entrée du pôle orientée à l’est conditionne le réaménagement de la rue de la République à l’est qui est élargie afin de facilites son accès automobile. A l’intérieur de l’enceinte privée du pôle, un parking privé de 150 places (en partie dissimulé par des pergolas plantées) est réalisé dans le prolongement du bâtiment d'entrée. Le permis de construire est délivré le 6 aout 2008. Les travaux de reconversion sont lancés fin 2009. La première tranche de l’opération portant sur le clos et couvert des bâtiments existants et la construction du bâtiment en extension est achevée fin 2011. Les phases suivantes concernant les aménagements intérieurs sont quelque peu retardée en regard du calendrier initial, en raison d’imprévus liés à l ‘exercice délicat et complexe que constitue la reconversion d’édifices à très haute valeur historique. La livraison du chantier est donc repoussée à 2014.
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TypologiesReconversion
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Agence Reichen et Robert & Associés Architectes Urbanistes
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Bibliographie
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REAL, Emmanuelle. Reconversions : l'architecture industrielle réinventée. Rouen : Conseil Régional de Haute-Normandie, coll. Images du patrimoine 281, 2013, 304 p.
p. 148 à 161
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.