Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- (c) IGN
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Le Petit-Quevilly
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Commune
Le Petit-Quevilly
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Adresse
86 rue de la Motte
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Cadastre
1973 AE 10, 11, 12
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Dénominationsfilature, usine de teinturerie, tissage
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Précision dénominationfilature de coton, tissage de coton
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AppellationsEtablissements Motte
En 1870, les frères Henri et Auguste Pinel, issus d’une grande famille rouennaise d’industriels du textile, font construire avec l’aide financière de la prestigieuse société cotonnière Motte implantée à Roubaix-Tourcoing, une grande filature de coton sur la commune de Petit-Quevilly, non loin de la gare ferroviaire de Rouen-Orléans. L’usine occupe un terrain de 6 ha et comprend notamment un immense atelier de 4 400 m² de plain-pied couvert en shed dédié à la production de fil glacé, une teinturerie et un atelier de blanchiment et de glaçage du coton. A leur démarrage, les établissements Motte s.a. de Petit-Quevilly emploient 400 personnes, des femmes essentiellement, une grande partie étant occupée à la filature proprement-dite qui ne compte alors pas moins de 30 000 broches. En 1890, la blanchisserie est modernisée pour mettre en œuvre un procédé dangereux utilisant l’hypochlorite de soude qui ne sera autorisé officiellement qu’en 1913.
En 1910, un violent incendie détruit entièrement l’atelier des bancs à broches, qui comptait 27 métiers totalisant 20 000 broches et occupait 200 ouvrières. L’usine privée des deux tiers de ses capacités de production, ne dispose plus que de 10 000 broches pour fonctionner. La reconstruction de la partie incendiée de l’usine est lancée aussitôt, mais en réduisant à 24 000 broches son équipement et à 300 personnes son effectif.
Après le décès d’Henri puis d’Auguste Pinel en 1917 et 1918, les frères Louis et François Motte reprennent la direction de l’usine. La capacité de la filature est portée à 27 688 broches et un tissage équipé de 100 métiers est mis en service.
Gravement touchée par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine est reconstruite en 1951 sans retrouver sa capacité d’avant-guerre. Le tissage est abandonné et la filature réduite à 10 000 broches. Confrontée à la crise du textile malgré des tentatives de réorientation vers les fibres synthétiques, l’usine Motte de Petit-Quevilly ferme définitivement ses portes en 1961. Hormis certains bâtiments où se sont installées des petites entreprises, l'essentiel du site est au moment de l'enquête désaffecté et en fort mauvais état de conservation.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 20e siècle
- Principale : milieu 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1892, daté par travaux historiques
- 1910, daté par travaux historiques
- 1918, daté par travaux historiques
- 1951, daté par travaux historiques
L'usine s'étend sur un 1,5 ha, compte plusieurs ateliers de fabrication construits en brique, en rez-de-chaussée et couverts en shed ou par une série de toits à longs pans. Les ateliers édifiés après guerre sont en parpaing de béton.
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Murs
- brique
- béton parpaing de béton
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Toitstuile mécanique, verre en couverture
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Étagesen rez-de-chaussée
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Couvertures
- shed
- toit à longs pans pignon couvert
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Énergies
- énergie thermique produite sur place
- énergie électrique achetée
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État de conservationétablissement industriel désaffecté, mauvais état
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) IGN
Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 667
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 667. Bâtiments insalubres, dangereux et incommodes de Petit-Quevilly.
Arrêté préfectoral autorisant l'atelier de blanchiment du coton par hypochlorite de soude, mai 1913.
Périodiques
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GLÜCK, Colette. L’industrie cotonnière en Haute-Normandie. Etudes Normandes, n°168, 1964, pp. 1-40.
pp. 12, 20. -
DANTAN, Alain. Le développement de l'industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne 1914-1939. In: Études Normandes, 23e année, n°280, 1974. pp. 1-23.
p. 6, 13, 18
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.