Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Le Petit-Quevilly
-
Commune
Le Petit-Quevilly
-
Adresse
rue de la Motte
-
Cadastre
1973
AH
1, 2
-
Dénominationsusine de porcelaine, usine de céramique, usine de papeterie
-
Précision dénominationusine de papier d'emballage
-
AppellationsEtablissements Céramiques Camille Naudot, société des Céramiques de Normandie, société d’Applications Electro-industrielles et Céramiques de Normandie, Emballages de Quevilly
En 1913, la société des Etablissements Céramiques Camille Naudot est autorisée par arrêté préfectoral à établir à Petit-Quevilly, rue de la Motte, une usine destinée à produire des carreaux de revêtement en porcelaine. Camille Naudot est un céramiste formé à l'école de Sèvres qui exploite depuis 1893 un atelier au Raincy (93). En 1914, l'établissement quevillais emploie cinq ouvriers.
Le broyage des matières premières y est effectué en vas-clos, le façonnage des carreaux y est réalisé mécaniquement. L'usine est équipée de fours à gaz pauvre produit par des gazogènes Heurey et Sauvageon et dispose d'un gazomètre de 10 m3. Ces appareils sont placés dans un bâtiment annexe particulièrement bien aéré au moyen d'un lanterneau et éloigné du bâtiment des fours et de l'atelier de façonnage. L'usine comprend également un séchoir.
En 1925, l'établissement est repris par la société des Céramiques de Normandie, spécialisée dans la fabrication de porcelaine. Pour développer la capacité de production du site, elle y installe dès son arrivée un four à porcelaine de très grande taille. En 1937, l'usine compte une cinquantaine d'ouvriers et dispose de deux fours de cuisson de 105 m3 de capacité chacun. Parmi ses principales productions figurent les isolateurs électriques et la société Le Transformateur établie à Petit-Quevilly est alors son premier client.
A la veille de la Seconde Guere mondiale, l’entreprise tente de diversifier sa production en se lançant dans la fabrication d’assiettes en porcelaine, mais sans rencontrer le succès escompté.
L’usine est gravement endommagée par les bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale et tous les bâtiments sont reconstruits à l’issue du conflit pour reprendre la production des isolateurs haute et basse tension ainsi que celle de céramiques industrielles.
Au milieu des années 1950, la société des céramiques de Normandie devient la société d’Applications Electro-industrielles et Céramiques de Normandie. Malgré les investissements opérés, l’usine ferme en 1959. Le personnel spécialisé dans la céramique électrique est recruté par la société Le transformateur également établie à Petit-Quevilly et les bâtiments sont rachetés par la société des Emballages de Quevilly spécialisée dans la fabrication de papier d’emballage. L’usine emploie 90 personnes et fabrique essentiellement des sacs en papier destinés au conditionnement du plâtre, du ciment et des engrais. En 1963, un atelier d’enduction de papier par des matières plastiques est mis en service afin d’assurer l’imperméabilisation des emballages fabriqués sur place. En 1967, la production annuelle de l’entreprise atteint 23,7 M de sacs.
En 1983, la société des Emballages de Quevilly fusionne avec la société des Papeteries Aubry qui possède une usine à Croisset-Canteleu (76) pour créer la société Emballages de Quevilly-Aubry. L’atelier de sacherie de Croisset est alors transféré dans l’établissement de Petit-Quevilly qui est agrandi et modernisé à l’occasion pour développer la fabrication des sacs en papier de grande contenance. La production atteint en 1986, 45 M de sacs par an et l’effectif de l’usine est porté à plus de 100 personnes. Malgré ces résultats, l’usine de Quevilly est déficitaire et ferme en 1987. Au moment de l’enquête, il ne subsiste qu'un atelier de fabrication en cours de destruction.
-
Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
-
Dates
- 1913, daté par travaux historiques
- 1925, daté par travaux historiques
- 1937, daté par travaux historiques
- 1959, daté par travaux historiques
- 1963, daté par travaux historiques
- 1983, daté par travaux historiques
L'usine est détruite. Elle se composait pour l'essentiel d'ateliers de plain-pied, couverts en shed, présentant une très grande hauteur sous toiture.
-
Murs
- brique
-
Toitstuile mécanique, verre en couverture
-
Étages1 étage carré
-
Couvrements
- charpente métallique apparente
-
Couvertures
- shed
-
Énergies
- énergie thermique
- produite sur place
-
État de conservationdétruit après inventaire
-
Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
-
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 672
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 672. Bâtiments insalubres, dangereux et incommodes de Petit-Quevilly.
Pétition de la société des Etablissements Céramiques Camille Naudot pour l'installation de l'usine à Petit-Quevilly, juillet 1913. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 672
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 672. Bâtiments insalubres, dangereux et incommodes de Petit-Quevilly.
Arrêté préfectoral autorisant la continuation de l'exploitation de l'usine (régularisation) reprise par la société des établissements Céramiques de Normandie, 1925.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.