Dossier d’œuvre architecture IA76000574 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • opération d'urgence
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
Tannerie Favrelle Duverger, puis savonnerie des Chartreux, puis usine de caoutchouc Hérubel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Le Petit-Quevilly
  • Commune Le Petit-Quevilly
  • Adresse Charles De Gaulle
  • Cadastre 1973 AR 56 à 58
  • Dénominations
    tannerie, savonnerie, usine d'articles en caoutchouc
  • Appellations
    tannerie Favrelle Duverger, savonnerie Hoffmann, savonnerie des Chartreux, usine de caoutchouc Hérubel
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, chaufferie, cheminée d'usine, logement d'ouvriers, logement patronal

La tannerie Favrelle Duverger est fondée en 1871, comme l'atteste la date et les initiales du fondateur "FD" inscrites sur la cheminée de l'usine. En 1904, l'établissement est racheté par M. Hoffmann et reconvertie en savonnerie à la suite du déménagement de son entreprise d'abord implantée boulevard Sainte-Marie (actuellement Boulevard du 11 Novembre). De cette époque, date l'installation des trois chaudières qui servaient à l'alimentation de la machine à vapeur de l'usine, encore en place au moment de l’enquête.

Après la Seconde Guerre mondiale, la savonnerie des Chartreux est rachetée par la société Hérubel qui souhaite agrandir son usine de caoutchouc voisine afin de développer la production de cylindres blocs pour machines-outils et de tuyaux spéciaux pour l'industrie du papier. Après une période d'intense activité dans les années 1950, l'usine connait une décroissance progressive dans les années 1960 et une chute durant la décennie suivante. En 1971 son effectif n'est plus que de 80 salariés contre 400 en 1950 et 200 en 1960. Parallèlement, les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Les bâtiments sont devenus vétustes et insalubres et l'outillage dangereux faute d'entretien. Le personnel se sentant menacés, arrête le travail et sollicite l'inspection du travail en novembre 1988 pour mener une enquête reconnaissant la situation de danger imminent. A la suite de cette procédure, un accord est passé avec la direction pour que les travaux indispensables soient menés dans les plus brefs délais. Face aux coûts trop importants que représente ce réaménagement, la société Hérubel fait le choix de délocaliser ses ateliers à Saint-Pierre lès-Elbeuf. Cette décision entraine la fermeture définitive de l'usine des Chartreux en décembre 1988. Faute de projet de réutilisation et étant donné la vétusté du site, tous les bâtiments sont détruits en 1992.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1871, porte la date
    • 1904, daté par travaux historiques

Le logement patronal est construit en brique enduite et présente une façade dont les deux travées centrales sont couronnées d'un fronton. Il comprend un étage et un étage de comble percé de lucarnes. Le premier atelier de fabrication est construit en maçonnerie de brique et moellon de calcaire sur un étage et un étage de comble. Ce bâtiment en charpente métallique est surmonté d'un toit à long pans avec croupe couvert en ardoise. Le second atelier de fabrication est construit en brique sur un étage carré. La chaufferie est construite en brique en rez-de-chaussée surélevé et charpente métallique apparente. La cheminée d'usine présente sur sa base rectangulaire la date 1871 et les initiales FD pour Favrelle Duverger.

  • Murs
    • brique enduit
    • calcaire moellon
  • Toits
    ardoise, tuile mécanique
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
    • charpente en bois apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, détruit après inventaire
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 676. Bâtiments insalubres, dangereux et incommodes de Petit-Quevilly.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 676
    Autorisation préfectorale, 1904 pour le transfert de la savonnerie Hoffmann.

Périodiques

  • DANTAN, Alain. Le développement de l'industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne 1914-1939. In: Études Normandes, 23e année, n°280, 1974. pp. 1-23.

    p. 12
  • CAYZEELE, Catherine. Le développement de l’industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne (1840-1914). In: Études Normandes, 23e année, n°279, 1974, pp. 1-16.

Date(s) d'enquête : 1990; Date(s) de rédaction : 1995
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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