Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Le Grand-Quevilly
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Commune
Le Petit-Quevilly
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Adresse
9 rue des Patis
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Dénominationsusine de matériel électrique industriel
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Précision dénominationusine de construction de transformateurs électriques
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Appellationsle Transformateur
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, conciergerie, bureau, laboratoire d'essais
En 1920, la fusion de la société américaine Westinghouse & Cie établie au Havre avec la Compagnie Electromécanique, toutes deux spécialisées dans la fabrication de matériel électrique, entraîne la création de la société anonyme le Transformateur, spécialisée dans la construction de transformateurs électriques. L'usine est construite la même année sur une partie du parc de Montmorency à Petit-Quevilly où elle occupe une superficie de 30 000 m² dont 16 000m² de surface couverte. L’établissement est spécialement conçu pour produire des transformateurs de fortes puissances destinés à l’industrie. Dès sa mise en service, elle enregistre de nombreuses commandes, émanant des industriels de la région mais aussi des Houillères du Nord.
Son activité est brutalement ralentie par la crise de 1929. Pour compenser la baisse des commandes, l’entreprise décide de diversifier sa gamme de production aux transformateurs de mesure, de soudure, de sécurité, et de se lancer dans la fabrication d’appareils et de lampes électriques. En 1936, grâce aux exportations facilitées par la proximité du port de Rouen, l’usine présente un bilan d’activité positif et compte un effectif de 220 personnes.
Epargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, l’établissement se spécialise à l’issue du conflit dans la fabrication de transformateurs prévus par le grand programme d’électrification des campagnes françaises. Le succès de cette activité propulse l’établissement à la quatrième place des constructeurs français de transformateurs en 1952. La surface couverte est presque doublée à la même époque pour développer un département de soudure destiné à la production d’électrodes. L’usine comprend alors : un atelier de bobinage où les bobines sont vernies par pression sous vide pour assurer leur isolement et leur tenue mécanique ; un atelier de montage comprenant deux grands halls, l'un pour le petit matériel équipé d'un pont roulant de 10 t, l'autre pour le gros matériel équipé d'un pont roulant de 50 t ; deux ateliers de chaudronnerie où sont réalisées les cuves des appareils, l'un d'une superficie de 1530 m² doté d’un pont de 10 t sert à l'exécution des grosses cuves, l'autre de 1716 m² possède 5 ponts roulants et sert au montage des petites cuves ; un atelier de mécanique de 1562 m² équipé de trois ponts roulants où sont fabriqués les différents accessoires du transformateur ; un atelier de peinture servant aussi de lieu de stockage ; un laboratoire d’essai avant expédition où les transformateurs subissent des tests d'isolement et de résistance aux ondes de choc. Les matières premières utilisées sont nombreuses : le cuivre pour les circuits électriques, la tôle magnétique (alliage de fer et de silicium) pour les noyaux, les isolants (papier, carton, bakélite, huile, pyralène).
En 1963, l’usine compte un effectif de 600 personnes et les transformateurs de distributions représentent 50 % de son activité. Pour développer ses capacités de production, une chaine de montage de 55 m de long, permettant l’assemblage d’un transformateur en 5 jours, est mise en service cette même année. Grace à ce nouvel équipement, l’établissement est en mesure de produire 800 transformateurs par mois, soit le quart de la production française.
Au milieu des années 1960, l’entreprise fait le choix d’abandonner la fabrication des très gros transformateurs pour se spécialiser dans les transformateurs de distribution de moyenne puissance. Cette stratégie bien que produisant à court terme une baisse notables des effectifs s’avère gagnante à plus long terme : en 1976, avec un effectif de 600 personnes, la production atteint le chiffre de 15 700 transformateurs de distribution de 25 à 630 Kwh. La même année la société Le transformateur jusqu’alors indépendante est absorbée par le groupe Alsthom.
En 1982 l’usine fait l’objet de travaux d’agrandissement qui portent sa surface bâtie à 20 000 m² dont 17 000 m² d’ateliers.
Au milieu des années 1990, l’usine de Petit-Quevilly emploie 486 personnes et fait face aux recompositions du groupe Alsthom, en poursuivant son activité sans trop de dommages.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1920, daté par travaux historiques
- 1963, daté par travaux historiques
- 1982, daté par travaux historiques
L'usine se compose au moment de l'enquête d'une dizaine de bâtiments desservis par une cour et une rue intérieure. Tous les ateliers sont construit de plain-pied, et couverts soit d'un toit terrasse en béton ou de sheds en tuile et verre, soit de type grande halle constitués de hautes nefs couvertes de longs pans en ardoise. Toutes sont équipées de ponts roulants. Le bâtiment servant de bureau et laboratoire est édifié en charpente de béton armé et remplissage de brique, sur 3 étages avec un toit en terrasse. La conciergerie est construite en brique sur un étage, avec toit à longs pans couvert en tuile.
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Murs
- béton béton armé
- brique
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Toitsbéton en couverture, ardoise, tuile mécanique, verre en couverture
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Étages3 étages carrés
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Couvrements
- charpente en béton armé apparente
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Couvertures
- terrasse
- toit à longs pans pignon couvert
- shed
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Énergies
- énergie électrique achetée
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
Périodiques
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DANTAN, Alain. Le développement de l'industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne 1914-1939. In: Études Normandes, 23e année, n°280, 1974. pp. 1-23.
p.11 -
CHOPARD, Jacques. Le transformateur. L'industrie rouennaise de la construction électrique. Revue de Rouen, n°9, 1952, pp. 18-26.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.