Dossier d’œuvre architecture IA76000532 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
Dépôt ferroviaire de Sotteville
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Sotteville-lès-Rouen
  • Commune Sotteville-lès-Rouen
  • Adresse 1 rue Gaston Contremoulins
  • Cadastre 1982 AR
  • Dénominations
    remise ferroviaire, aire de triage
  • Précision dénomination
    dépôt ferroviaire, gare de triage
  • Appellations
    dépôt de Sotteville
  • Parties constituantes non étudiées
    remise, bureau, atelier de réparation, rampe d'accès, château d'eau, voie ferrée

Ce dépôt ferroviaire est construit par la Compagnie des chemins de l'Ouest en 1883, à la limite de Sotteville, entre le pont Mathilde et le pont d'Eauplet. Il est mis en place pour assurer le garage, l'entretien et le ravitaillement des locomotives et comprend pour cela de nombreuses installations : bureaux, vestiaires, atelier de machines-outils, atelier de réparation, forge, remises, rotonde, château d'eau, parc à outils, parc à charbon de 48 000 t et 3 400 m de voies de remisage. Deux grues hydrauliques fabriquées par les usines Chappée du Mans (72) sont mises en service en 1931 pour alimenter en eau les locomotives à vapeur du réseau de l’Ouest.

En 1939, le dépôt regroupe près de 190 locomotives à vapeur destinées en particulier à la traction des trains de marchandises et occupe 1 000 agents pour leur entretien. Durant la Seconde Guerre mondiale, le dépôt de Sotteville constitue une cible privilégiée des bombardements alliés et est quasiment réduit à néant lors de celui d'avril 1944.

La reconstruction complète du dépôt est lancée en 1948. Les remises, dites halles des machines, sont réédifiées avec les mêmes proportions. Au dépôt proprement-dit est adjoint un triage ferroviaire où les wagons sont triés pour former de nouvelles rames. Ce triage comprend à l'origine deux plateaux où les trains sont répartit en fonction de leur provenance, chacun de ces plateaux étant constitué de faisceaux de direction opposée : l'un de Rouen à Paris et l'autre de Paris à Rouen. Les voies de réception des rames à trier sont placées à une extrémité, les voies d'attente au départ des rames reformées après triage sont placées à l'autre extrémité, et entre deux se trouvent les voies de triage proprement dites.

Le triage est entièrement reconstruit au début des années 1960 au moment de l'électrification de la ligne Paris-Le Havre. La nouvelle installation occupe 70 ha en bord de Seine et nécessite d'importants travaux de dragage et d'endiguement du fleuve, d'assèchement et de remblayage du terrain, et la pose de 130 km voies. Après de 18 mois de travaux, le nouveau triage de Sotteville est mis en service le 4 avril 1966. Il comprend : un faisceau de réception (côté Paris) composé de 20 voies de 800 m de longueur utile, un faisceau de triage composé de 40 voies de 900 m, un faisceau d'attente au départ de 65 km de voies, les trois étant reliés par des voies de raccordement. L'ensemble est coordonné par quatre postes de commande : deux postes à relai souple placés à chaque extrémité commandent la circulation sur les voies principales, au milieu un poste à billes contrôle le triage proprement dit, et un quatrième poste assure la formation et le classement des trains jugés bons pour le départ.

Avec une capacité de triage de 4000 trains par jour et un effectif de 600 personnes, il s'impose d'emblée comme l’une des plus grandes gares de triage d’Europe.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1883, daté par travaux historiques
    • 1931, daté par travaux historiques
    • 1948, daté par travaux historiques

Le dépôt et triage ferroviaire de Sotteville se déploie sur 70 ha. Il consiste en un réseau complexe de voies ferrées à découvert, et de bâtiments servant de remises consistant en quatre vastes halles contiguës initialement édifiées en brique mais reconstruites en béton et recouvertes en tôle, dotées de vastes baies latérales et zénithales.

  • Murs
    • béton
  • Toits
    tôle galvanisée, verre en couverture
  • Couvrements
    • charpente en béton armé apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Éléments remarquables
    machine de production

Bibliographie

  • PESSIOT, Guy. Histoire de l'agglomération rouennaise. La rive gauche.- Rouen : Le P'tit Normand, 1990. 288 p.

    p.272
  • ANDRIEU, Daniel, Jean-François GLABIK, LEROY, Léon. Sotteville une vie. Sotteville-lès-Rouen : Maison pour tous, 1990. 191 p.

    p.26
  • ANDRIEU, Daniel, Jean-François GLABIK, LEROY, Léon. Sotteville après la pluie. Sotteville lès Rouen : Maison pour tous, 1993. 235 p.

    p.81

Périodiques

  • MARION, Jacques. A Sotteville, le triage le plus moderne. In La revue de Rouen, 1966, n°5.

    p. 23-25.
Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 1996
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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