Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2005.
- inventaire topographique, Cherbourg-Octeville
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Cherbourg-Octeville - Cherbourg
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Commune
Cherbourg-Octeville
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Adresse
7 rue de la Bucaille
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Cadastre
2008 BE 415, 416
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Dénominationschapelle
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Vocablesdes soeurs de la Charité, du couvent de la Bucaille
La construction de la chapelle du couvent de la Bucaille par l’ingénieur naval Louis-Napoléon Robert, auteur de la petite église voisine de Notre-Dame du Roule, débute le 9 mars 1840, date de la pose de la première pierre. Elle intervient sept ans après la création, par Adéle Duchevreuil, fondatrice de la congrégation des Soeurs de la Charité de Jésus et Marie, du couvent de la Bucaille, institution créée à l’origine pour l’accueil et l’instruction des orphelins, puis dévouée, après l’adoption de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, à l’accueil des infirmes et des personnes âgées. Construite sur un terrain acheté à l'angle de la rue de la Polle et de la Bucaille le 20 décembre 1832 à M. de la Martinière, la chapelle est décorée, entre 1852 et 1861, par le peintre-verrier Antoine Lusson d’une série de vitraux représentant des scènes de la vie de Jésus et de Marie ainsi que des patrons de la communauté. Elle est agrandie en 1868 par l'abbé Louis-Philippe Godefroy qui y fait ajouter au sud-ouest une chapelle hexagonale, surmontée d'un clocher, et au nord-est une chapelle pour les enfants de Marie.
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Période(s)
- Principale : 1ère moitié 19e siècle
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Dates
- 1840, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Robert Charles Louis Napoléon , dit(e) Abbé Robert, chanoine Robertingénieur attribution par sourceRobert Charles Louis NapoléonCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Ingnouville (actuellement le Havre) en 1804. Polytechnicien et ingénieur naval à Cherbourg, devenu ecclésiastique sur le tard, fondateur de l’institution ecclésiastique d'Yvetot (76), dont il construit la chapelle. Nommé architecte ecclésiastique du diocèse de Rouen, il construit un grand nombre d'églises en Seine-Maritime, paroissiales ou dépendant d'institutions, en style roman normand calqué sur l'église abbatiale de Saint-Georges de Boscherville, en pierre calcaire (Barentin), mais surtout en matériaux locaux (brique et silex). Il s'oppose ainsi à l'autre abbé constructeur (mais non praticien) de Seine-Inférieure, Jean-Baptiste Désiré Cochet, qui préconise le style gothique rayonnant pour l'architecture religieuse. Il construit néanmoins quelques édifices gothiques (l'Institution Join-Lambert à Bois-Guillaume). En revanche, ses disciples, Constant Martin et Delphyr Marical, appliqueront systématiquement ce style jusqu'à la médiocrité.
Dans la Manche, il intervient à l’abbaye de Bricquebec et à Cherbourg.
Il meurt à Rouen en 1885.
Michel Godefroid, Le chanoine Robert, architecte ecclésiastique du diocèse de Rouen au XIXe siècle, Revue d'histoire de l'église de France, 1967, n°190.
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Auteur :
Atelier de vitrail Antoine Lusson (vers 1810 - )maître verrier attribution par sourceAtelier de vitrail Antoine LussonCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maîtres verriers.
Source : Wikipédia
Antoine Lusson (1788-1853), dit « Antoine Lusson père » est né au Mans, où il est mort le 19 décembre 1853. En 1807, Antoine Lusson est entrepreneur et travaille sur des travaux de restauration de la couverture de la cathédrale Saint-Julien, au Mans. En 1809, alors qu'il mène ces travaux, une verrière haute du chœur s'effondre et il est chargé de combler les vides en réemployant les verrières de fenêtres basses. C'est le début d'une vocation. L'entreprise d'Antoine Lusson devient alors manufacture de vitraux. Dans les premiers temps, jusqu'en 1840, son activité est confidentielle et encore aujourd'hui mal connue.
En 1846, Antoine Lusson réalise trois verrières pour le déambulatoire de Saint-Germain-l'Auxerrois, sur un carton d'Eugène Viollet-le-Duc. Par la suite, pour être moins dépendant de peintres extérieurs, il a l'idée d'embaucher deux Allemands, les frères Carl et Frédéric Küchelbecker, élèves de Johann Friedrich Overbeck et donc inspirés par le mouvement nazaréen : en effet, les aspirations religieuses de ce mouvement et leur conception de la peinture correspondait bien aux attentes des ecclésiastiques français de ce siècle.
Antoine Lusson Fils (1840-1876). Fils d'Antoine Lusson (père), lui-même verrier, Antoine Lusson fils travaille dans l'atelier de son père, qui travaille en particulier pour la cathédrale Saint-Julien, dès 1807. Il décède en 1876.
À la mort de son père, il reprend la direction de l'atelier, en collaboration avec son beau frère Édouard Bourdon ; mais la fabrique manquait souvent d'ouvrage. Les frères Carl et Frédéric Küchelbecker, élèves de Johann Friedrich Overbeck, qui travaillaient pour l'atelier Lusson depuis 1849, sont rapidement en froid avec la nouvelle direction de l'atelier et vont offrir en 1854 leurs services au Carmel du Mans, qui a lancé une fabrique de vitraux en 1853. S'ensuit un procès long et onéreux.
Au début des années 1860, l'atelier Lusson déménage à Paris, 21 bis rue de Laval, où il poursuit alors ses activités.
À partir de 1855, Antoine Lusson s'associe à son beau-frère Édouard Bourdon et crée des verrières pour les grandes cathédrales françaises alors restaurées à grands frais : Lyon en 1855, Paris en 1862-1863, Le Mans en collaboration avec Auguste Steinheil et Nicolas Coffetier durant plusieurs années.
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Auteur :
Construite, comme toutes les églises de Cherbourg au XIXe siècle, en schiste et pierre calcaire, la chapelle de la Bucaille se présente comme un édifice à nef unique couvert d'un toit à longs pans à croupe polygonale en ardoise, prolongé au sud, par un clocher hexagonal en ardoise qui abrite un sanctuaire dédié à la Vierge. Découpé, comme le souligne la présence des contreforts à l’extérieur, en sept travées régulières, le vaisseau de la nef est éclairé par une succession de baies en arc brisé, à deux lancettes surmontées d'un médaillon quadrilobe, qui adopte, dans les travées situées proches du chœur, la forme d’une simple fenêtre ogivale. A l’intérieur, la chapelle est entièrement voûtée d’ogives. Au nord, à côté de l’entrée donnant sur rue, et au sud, à proximité de l’autel, celles-ci retombent sur de minces colonnes dotées d’une base carrée. Dans les autres travées du sanctuaire, les nervures sont supportées par des demi-colonnes, dont les chapiteaux sont ornés de crochets et les culots de motifs végétaux. Des stalles en bois de chêne teinté, dont les motifs sculptés rappellent les fenêtres et colonnes, s'adossent aux murs de la nef. Une tribune accueille un orgue installé par la maison Daublaine-Callinet vers 1841.
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Murs
- schiste moellon enduit
- calcaire pierre de taille
- enduit
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Toitsardoise
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Plansplan allongé
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Étages1 vaisseau
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Couvrements
- voûte d'ogives
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à deux pans croupe polygonale
- toit polygonal
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Techniques
- sculpture
- vitrail
- peinture
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Représentations
- ornement végétal
- symbole chrétien
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Témoin d'une importante action de charité locale, la chapelle du couvent de la Bucaille est un bel exemple d'architecture et de décoration néo-gothique (sculptures et vitraux) en Cotentin. Son style est à mettre en relation avec celui du clocher de l'église de la Trinité (IA50001308) ainsi qu'avec celui de la petite église Notre-Dame du Roule (IA50001322).
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).
Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).