Dossier d’œuvre architecture IA27004859 | Réalisé par
Pottier Gaëlle (Contributeur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
source aménagée dite La Roumoise et station de captage dite maison de l'eau
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Roumois - Quillebeuf-sur-Seine
  • Commune Vieux-Port
  • Adresse route des chaumières
  • Cadastre 2023 AB 84
  • Dénominations
    réservoir, station de captage
  • Appellations
    Maison de l'eau, La Roumoise
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin, mare, maison

Vers 1910, M. E. Carel, agriculteur à Vieux-Port et Mme Amélie Carel, directrice de l’école des Gobelins au Havre et résidant 17 rue des Chalets, à Sanvic (commune aujourd’hui rattachée au Havre), étaient propriétaires d'une parcelle à la sortie de Vieux-Port en direction d'Aizier, au sein de laquelle se trouve une source jaillissant au pied du versant crayeux. La marque « La Roumoise, eau minérale naturelle », fut déposée le 23 mai 1911, au Greffe du Tribunal de Commerce du Havre.

Le couple effectue rapidement des démarches pour obtenir l’autorisation d’exploiter cette source comme eau minérale naturelle. En mai puis en octobre 1911, M. Maris, sous-ingénieur des mines à Paris, effectue des prélèvements d'échantillons destinés à l’Académie de médecine de Rouen. En juin 1911, l'analyse effectuée par le laboratoire du Dr Guerbet, professeur à l’école de médecine et chef du laboratoire de bactériologie de la Seine-Inférieure, révèle que « l’eau de source « La Roumoise », très pure au point de vue bactériologique, possède une constitution chimique qui permet de la classer parmi les « eaux de tables » les plus réputées. ». Les époux Carel sollicitent en juillet 1911, auprès du ministre de l’Intérieur, « un décret d’intérêt public » pour leur source d’eau, mais l'ambiguïté des termes « eau de table » et « eau minérale naturelle » - devant avoir des vertus curatives avérées - impose le prélèvement de nouveaux échantillons.

Entre octobre 1911 et février 1912, les époux Carel ayant investi des fonds sur leur société et réalisé des aménagements conséquents en vue de l'exploitation pressent le Préfet de l'Eure afin d'obtenir l'autorisation de commercialiser leur « eau de table » naturelle, tirée au griffon, sans décantation ni gazéification. Le dernier rapport de l'Académie de médecine n'ayant pas permis de confirmer les propriétés thérapeutiques de cette eau, l'autorisation d’exploitation est finalement ajournée par le Préfet en mai 1912.

La maison de l'eau édifiée à proximité de la chambre de captage de la source a été redécouverte et restaurée par M. et Mme Van Tilburg, qui furent propriétaire de ce terrain dans la seconde moitié du 20e siècle.

À l'autre extrémité de la parcelle, les vestiges d'un bassin également établi sur une source correspondent à ceux d'un ancien lavoir, peut-être le lavoir de la falaise, visible sur les cartes postales du début du 20e siècle.

L'habitation qui surmonte le coteau de cette propriété est une chaumière édifiée au milieu du 20e siècle. La propriété communique avec la chaumière dite « La Litote », ancien hôtel-restaurant « Les Pruniers » avec laquelle elle formait autrefois un tout.

L'édicule appelé « maison de l'eau » se situe à l'extrémité est de la parcelle qui constitue une vaste zone humide, délimitée par le coteau d'un côté et par les berges du fleuve de l'autre. Le terrain est traversé par plusieurs ruisseaux, connectés à une mare centrale et planté de nombreux arbres caractéristiques des essences de la ripisylve (dont plusieurs saules et un cyprès chauve).

Un petit pont enjambe le ruisseau découlant de la source située un peu plus en amont. Cet édicule renferme un réservoir en ciment qui communique avec une chambre de captage aménagée en pied de versant. On aperçoit le conduit d'arrivée d'eau et le robinet de prélèvement de cette source. L'accès au bassin est protégé par une balustrade en fer forgé prolongée par deux rampes le long des quelques marches disposées de part et d'autre de l'entrée pour descendre vers le bassin. Les lettres « AC » qui figurent sur le médaillon central de la grille correspondent aux initiales d'Amélie Carel, à l'initiative de l'exploitation de cette source.

  • Murs
    • ciment
    • bois
  • Toits
    chaume
  • Couvertures
    • toit conique
  • Techniques
    • ferronnerie
  • Représentations
  • Précision représentations

    Balustrade en fer forgé avec initiales « AC » entrelacées.

  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Sites de protection
    parc naturel régional
  • Protections

  • Précisions sur la protection

    Site Natura 2000 et labellisation RAMSAR (Réseau mondial des zones humides).

Documents d'archives

  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 30. Santé publique et hygiène. Eaux minérales. Exploitation des sources d'eaux minérales.

    Archives départementales de l'Eure, Evreux : 5 M 30

Bibliographie

  • VALLEMONT, Pierre. Histoire de Vieux-Port, Des origines à nos jours, auto édition, 2012.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
    p. 54

Annexes

  • Les Sources in Vallemont, Pierre, Vieux-Port (Bibl), p. 54
  • 5 M 30 : Vieux-Port, source d'eau minérale La Roumoise (1911-1912)
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
(c) Région Normandie - Inventaire général
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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