Ces maisons basses, bâties en pan de bois, reposent sur un soubassement en pierre calcaire, brique ou silex. L'ossature en bois combine des pièces verticales (poteaux, montants ou colombes) et des pièces horizontales (sablières ou solives), entre lesquelles peuvent s’insérer des pièces obliques, placées en écharpes (également appelées guettes) ou dessinant des croix de Saint-André. Dans ces demeures modestes, la cheminée constitue la pièce maîtresse autour de laquelle s’articulent les autres pièces du foyer. La demi-croupe débordante - appelée queue-de-geai - sur l'un des pignons abrite un escalier extérieur donnant autrefois accès au comble, qui servait de grenier à grains. Les combles ont généralement été aménagés au cours du 20e siècle en chambres supplémentaires et sont éclairés par des lucarnes modernes.
Les chaumières sont presque systématiquement accompagnées d'un puits qui peut être lui-aussi couvert en chaume. L’implantation des puits sur ce secteur s’explique par la facilité d’accès à la nappe phréatique (entre 10 et 15 mètres) et par l’impossibilité d’aménager des mares sur les terrains poreux. De la même manière, les toitures en chaume excluaient la pose de gouttières permettant d’acheminer l’eau de pluie jusqu’à une citerne.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.