Février 1464, mandat pour bois et façon de 2 portes fermant à 2 manteaux et un huisset, l’une pour la porte de l’archevêché et l’autre pour la porte par laquelle on va à Bourgerue.
Mars 1464, mandat pour un cent pierres dures à compter 200 pieds de toise pour cent provenant de la carrière du Hamel du Mont pour les fondements de la fortification et amené sur le bord de la rivière pour charger en l’escaude / mandat pour des paveurs qui ont tiré de terre 7 cent de pierres en la place du chastel et descendu sur l’eau auprès de la Madeleine et fait apporter en escaude jusqu’au jardin de Michel Fortin.
Avril 1464, mandat pour livraison à l’une des tours du portail de l’archevêché de 594 pierres de taille provenant du vieux château.
Avril 1465, mandat pour 113 pierres de taille tirées de la place du chastel et apportées en l’une des tours de la porte de la forte maison, puis autre mandat pour 4 cent de pierres tirées de la même place et apportées en l’une des tours du portail de l’archevêché.
Juin 1465, mandat à un escaudeur qui a amené par escaude un cent de grosses pierres de la carrière d’auprès les Moulins de Roys et descendu à terre au jardin de Michel Fortin.
Juillet 1465, mandat pour un demi quarteron de pierre dure de la carrière du Hamel du Mont livré sur l’eau et pour maçonnerie en la fortification au jardin Fortin.
Toute l’année 1465, gros travaux de curage des fossés, de réparation de la douve.
Mars 1466, mandat à un charpentier pour la façon du pont de la Madeleine qui se construit pour pouvoir amener les matières servant à la clôture et fortification / mandat pour pierre dure commandée en la carrière du Hamel du Mont pour fonder la muraille de la fortification.
Avril 1466, mandats pour des escaudeurs qui amènent par eau la pierre de taille, que l’on fait au Hamel du Mont, derrière le Sépulcre.
Avril 1468, paiement des carriers qui ont livré 6 cent de pierre de taille tirées de la place du chastel et portées à l’atelier derrière le Sépulcre et à celui du jardin Fortin.
Décembre 1469, paiements de divers fournisseurs et ouvriers.
Août 1473, paiement de bois de charpente et plâtre pour l’édifice fait sur la porte de devers l’archevêché.
Janvier 1474, mandats et paiements de fournisseurs et voituriers pour chaux, sablon, pierres de taille apportés aux ateliers de la fortification.
Juin 1474, paiement d’ouvrages de charpenterie et maçonnerie faits en l’hôtel du portail de l’archevêché.
Décembre 1474, mandats et paiements de voituriers et fournisseurs de bites, chaux, sablon et pierres de taille pour la fortification.
Janvier 1476, paiement pour l’année 1475 des fournisseurs et voituriers qui ont livré aux ateliers de la fortification la pierre, bite, chaux et sablon nécessaires.
Juin 1476, devis d’une tache de pionnage ordonné pour refaire et amender le talus ou dodâne joignant la tour Notre-Dame, traversant depuis ladite tour jusqu’au jardin de Cormeille d’un côté la Risle et de l’autre le fossé de la ville. Dodâne rompu à l’occasion des crues de l’hiver et nécessité de réparation pour permettre au navire de venir au quai de la ville pour amener les matières servant à la fortification. Faire également un talus ou dodâne entre la tour du hable (havre, port) et la douve du fossé du jardin de Cormeille à l’endroit des planches par où l’on va au jardin afin que le fossé soit dormant. Faire également un dodâne ou talus entre une maison sise près de la terre de la Madeleine et un petit îlot qui est au milieu de la rivière afin que l’eau qui y passe soit contrainte à venir au grand cours de la rivière.
1477, paiement d’un voiturier qui a charrié aux portes de Bourgerue et de Bernay 194 pierres de taille dure de la carrière de Roys / paiement du charpentier et serrurier pour une porte à 2 manteaux posée au portail de la rue Laitière. Et d’un maçon pour œuvre de maçonnerie et couverture en tuile à la maison de la porte de l’archevêché.
1478, paiement d’un voiturier qui a charrié du quai de la rue du Sépulcre au portail de Bourgerue 147 pierres de taille de la carrière de Clerval.
Fin 1478, œuvre de maçonnerie des tours et voûtes du portail de Bougerue.
1479, paiement d’un charpentier pour les cintres du portail de Bougerue lorsque les maçons firent la voûte, et pour un huis de bois à la grosse tour Michel Fortin dite la tour Saint-Louis / paiement du charpentier qui a construit un pont de bois de 60 pieds de long sur la grande rivière à l'endroit de la grosse tour du jardin Michel Fortin (la tour Saint Louis) pour faire passer les matériaux servant aux ouvriers. Paiement au même pour 6 cintres et 2 arches de la fortification au travers de la rivière près du portail de Bernay / devis et paiement d’ouvrages de maçonnerie, à savoir rehaussements de murs : le mur derrière la maison Bailleul vers la rue Laitière depuis le portail de Bernay jusqu’à la tour du coin du jardin au prêtre vers le champs des Cordeliers avec les tours et gardes ; les arches derrière la tour Marguerite et la tour Julienne du côté du portail de Bernay ; portion de mur joignant la tour Marguerite et traversant la rivière, en quoi sont 2 arches enclavées et incorporées ; autre mur au bout et joignant ces arches au long de la rivière et tirant vers l’hôtel Simon Réaux ; portion de mur joignant la porte de Bernay jusqu’à la tour Folliot en quoi est enclavé un degré montant sur le mur ; la tour Folliot.
Janvier 1480, devis et adjudication d’un ouvrage de maçonnerie derrière l’église Notre-Dame, dite du Sépulcre, pour joindre le tour de la muraille : faire une arche sur la rivière courant des moulins derrière l’église, fortifier les 2 bouts de mur jusqu’à 13 pieds d’épaisseur, dans laquelle il y aura 2 degrés de chaque côté pour monter et descendre de l’arche. L’arche sera en pierre dure jusqu’au battement des eaux, le reste en bonne pierre, elle sera pavée en dessus de pierre dure, sera fendue en travers pour passer une herse, de chaque côté de l’arche seront fondés 2 moineaux de pierre voûtés amortis contre la muraille et auront chacun 3 ouvertures de canonnières voûtées à arches de pierre dont l’une sera pour tirer tout au long du mur et fossés, l’autre du front des moineaux sur la prairie et jardins, et l’autre à défendre l’ouverture de l’arche. L’avant mur de l’arche, de dehors et en dehors des 2 moineaux, sera de pierre de parpaing de 7 à 8 pouces d’épaisseur et garni de barbacanes et arbalétrières. Sera fait une ouverture au gros mur où sera fait une ouverture au gros mur où sera l’un des moineaux.
Janvier 1481, destruction de l’ouvrage presque fini par la montée des eaux.
Février 1481, devis et adjudication pour la reconstruction de cette partie et pour faire une tour ronde près de l’arche de 25 pieds de saillie hors le gros mur, voûtée en terrasse avec un avant mur à mâchicoulis saillant d’un pied et demi. Fin des travaux en juin 1483.
1481, paiement final des ouvrages de dodasne et fausses brayes joignant la tour Saint-Louis. Devis et adjudication d’ouvrages de charpenterie à faire au portail de Bourgerue nommé la porte de Honfleur, consistant en un comble sur la masse de maçonnerie du portail, laquelle maçonnerie était un logement construit sur le portail.
Décembre 1481, devis et adjudication d’ouvrages de maçonnerie pour rehausser une tour et le mur en partant jusqu’au portail de Bernay ; faire un mainel à une petite tour sur ce mur ; hausser le portail de Bernay de 3 pieds de mâchicoulis tout autour ; voûtes et terrasses du portail ; y faire un retrait ; faire un degré à monter du gros mur du portail ; faire un avant mur entre le portail et l’écluse / visite et toisé par le maître des œuvres du Roy à Rouen de plusieurs tâches de murs, fossés, boulevards et dodasnes, ainsi que le portail de la rue aux Juifs devers la Madeleine. Un devis avait été fait en janvier 1480 (voir ci-dessus).
Août 1482, tache de fossés, batardaux et fausses brayes à faire en la fortification.
Novembre 1482, mémoires et paiements pour des petits travaux sur l’arche et le dodasne derrière le Sépulcre, pour la tour de l’arche vers le fossé et pour le batardel, pour la tour des champs, le portail de Bernay et son pont-levis. Pour l’arche de pierre traversant la rivière derrière l’église du Sépulcre, la tour et le mainel joignant l’arche.
Avril 1483, devis du pont et portail à faire sur la grande rivière, à l’endroit de la rue aux Juifs, au lieu de l’ancienne porte.
Juin 1483, visites des ouvrages de reconstruction finis et trouvés bien faits.
Novembre 1483, divers travaux sur les cintres pour la 1ère voûte de la tour Saint-Louis, pour la voûte de haut, pour l’allée de la fenêtre et l’allée des chambres privées et pour les canonnières.
Juin 1484, maçonnerie aux tours et batardel joignant l’arche de derrière l’hôtel Simon Réaux.
1485, travaux à la tour Saint-Louis et aux tours et batardel joignant l’arche derrière l’hôtel de Simon Réaux, ainsi qu’au mur et arche derrière le Sépulcre / le pont dormant du portail de l’archevêché devient pont-levis.
1485-1486, fin des travaux des tours et portails neufs de la rue aux juifs ordonnés en 1483 / la ville fait faire une chambre privée au travers du cours d’eau en la rue Laitière de 10 pieds de long sur 8 de large, portant sur sommiers et ponts, close de gros air, avec un huis à chaque bout / paiement d’ouvrage de maçonnerie à un cahot près de la tour saint Nicolas : est abaissé de 2 pieds afin que l’eau de la ville puisse y entrer plus aisément, et création d’une écluse pour retenir l’eau du fossé / travaux de murs entre la tour au vicomté, le portail de Bourgerue, la tour saint Nicolas, la tour saint Louis, la tour de Poix.
1486-1487, en faisant les vidanges du batardel près de la tour Notre-Dame au travers des fossés de la Madeleine, on s’aperçut que les fondements de la tour étaient endommagés par les ravines d’eau. Décision de reculer le batardel et de le faire en façon de fausse braye amorti à la tour.
1488-1489, maçonnerie à l’avant mur à côté de la Ruelle à l’endroit du pré Jean Duval / ouvrage de fossés fait au boulevard du portail de la rue aux Juifs depuis le devant du groing du boulevard / positionnement de herses de bois pour lever et baisser aux 2 arches près de la porte de Bernay, à l’arche du Sépulcre, l’arche près de la maison Piedelièvre, l’arche près de la maison Eudeline, l’arche près du jardin Poitevin / paiement final d’une œuvre de maçonnerie au Portail de Bougerue, lequel a été visité par le maître des œuvres de l’église de Saint-Ouen / création d’un avant mur entre la porte de Bernay et la tour saint Nicolas.
Juillet 1489, visite de M. de Graville, amiral de France et lieutenant général du pays de Normandie. Il ordonne d’achever le fossé du boulevard neuf du portail de la rue aux Juifs, et pour cela que l’on y comprit un terrain et une maison de Saint-Aignan qui est sur le trajet et arrête les travaux. Maison appartenant à un pauvre cardier, la ville lui donne 15 livres pour se reloger.
1489-1490, les paroisses de la vicomté doivent travaillées aux fossés.
1490-1491, paiements de l’œuvre de charpenterie des ponts dormants et levis du portail de la rue aux Juifs / paiement de charpenterie et couverture en tuile sur les 2 pans du mur étant sur les arches de la rivière de Risle derrière l’hôtel Guillaume Guenier. Paiement d’un travail de menuiserie pour le portail, tours et chambres du portail de Bougerue.
1491, travaux sur le mur entre l’arche du Sépulcre et le portail de la Ruelle, auprès de la tour Notre-Dame et au fossé devant la Madeleine.
1493, ouvrages de maçonnerie et charpenterie au portail et boulevard de la rue aux Juifs ainsi qu’à la tour saint Louis.
1494, ouvrage de charpenterie sur la porte de Bernay : comble de 25 pieds de long sur 30 de large avec lucarne à chacune des 4 faces, couvert en tuile, avec chambre dessous. Un pont dormant sur le pont-levis du portail de la rue aux Juifs. Trois petits combles de bois sur le gros mur le long de la grande rivière pour couvrir et loger les 3 herses de bois disposées à l’endroit des 3 cours d’eau qui descendent de la ville vers la rivière, avec chambres à cheminée sous les combles pour faire le guet.
1496, ouvrages de maçonnerie et charpenterie à la tour Notre-Dame joignant la porte de la rue du Sépulcre ; au portail et boulevard de la rue aux Juifs / boulevard ordonné au portail de la ruelle de 60 pieds de long sur 34 de large et changement aux fortifications de cette partie. Plans dressés par un maître de maçonnerie et artillerie de Rouen.
1497, fossé le long de la chaussée de la rue Laitière vers la grande rivière pour égoutter les eaux et rehausser la chaussée ; avec 3 ponts de bois et 3 cahots de pierre de taille et cailloux, l’un à travers la rue Laitière, un deuxième à travers le chemin tendant de la rue Laitière à la rue au moulin des champs et le troisième à travers un autre chemin tendant de la rue Laitière au moulin à tan et à la Bouteillerie.
1498, réparation du batardel au travers du fossé de la ville vers saint Germain par lequel descend l’eau du moulin des champs et du Doult Vitran dans la ville.
1503, réparations des dégâts liés aux grandes eaux près de la tour saint Julien, le batardel qui porte le cours d’eau du petit moulin de saint Gilles, les tours de la porte de l’archevêché.
1509, différentes réparations aux murs et fossés de la forte maison, porte saint Germain, et autres lieux.
1510, diverses réparations.
1512, réparation des 4 herses qui servent à fermer et ouvrir les arches des 4 cours d’eau passant par la ville.
1512-1513, réparations diverses aux murailles, tours et fortifications.
1513-1514, édifications des boulevards de la porte de la Ruelle et de la porte neuve.
1514-1515, mémoire et paiement des réparations faites aux boulevards de la porte de Rouen, de la porte de la Ruelle, aux tours devant la Madeleine et auprès la porte Piedelièvre, à la tour saint Nicolas, aux tours de la porte saint Germain, aux douves du fossé derrière l’église du Sépulcre, du fossé de la Ruelle et du fossé de la porte saint Germain / incendie au boulevard de la porte neuve de la rue aux juifs.
1517-1518, achat de 461 pieds de pierre de la carrière de Montfort des trésoriers de Saint-Ouen et par eux livrée aux ouvriers pour la fortification de la ville.
1518, curage du fossé de la rue Laitière, paiement d’ouvriers et fournisseurs de sablon, chaux, bite et pierre pour la fortification.
1521-1522, réparations à la porte de Rouen, à la prison et à la porte saint Germain. Réparations des fossés du boulevard de la porte neuve, de la porte Piedelièvre et le long du jardin de Cormeilles.
Juin 1523, réparation de l’avant mur de la grosse muraille depuis la porte de la Ruelle jusqu’à l’arche du Sépulcre.
Octobre 1524, réparations à la tour Grise et aux fossés de la porte de Bernay.
1524, construction avec la pierre de la forte maison d’une grosse tour au lieu de l’assiette de la maison Thomas Vallée et près de la Poissonnerie, de l’entrée et de la porte de Rouen.
1525, réparations porte neuve, tour grise, tour derrière le Sépulcre, boulevard de la porte neuve, muraille entre la porte de Bernay et la porte Saint-Germain.
1531, réparations entre la porte de Rouen et la porte neuve, curage du fossé de la porte Saint-Germain.
1533-1534, adjudication, visite et paiement d’ouvrages et de réparations de fortifications.
1548-1549, réparations à l’avant mur de la porte Saint-Germain, de la tour Saint-Martin, de la porte de la Ruelle.
1562, ruine des fortifications et d’une partie de la ville. Somme annuelle prévue pour la reconstruction des fortifications grâce à l’affranchissement des tailles, octrois et impôts du roi.
Avril 1580, adjudication et visite des réparations de la muraille depuis la porte de la Poissonnerie jusqu’à une petite casemate ou boulevard près de la porte de Rouen, avec 2 tours au second pont de la porte de Rouen.
Janvier 1596, adjudication et devis de réparations à faire à la porte Saint-Germain.
Février 1611, remontrance faite que les dernières guerres ont détruit les couvertures des tours et par conséquence, détérioration des voûtes. Nomination d’experts pour visite et devis.
Septembre 1615, décision de curer l’ensemble des fossés de la ville.
Mai 1620, sommation pour faire travaux aux murailles et pavés de la ville.
Mars 1629, plusieurs marchés des réparations à faire à la tour et porte de Bernay, aux autres tours et guérites de la ville, et à la maison de ville. Quittances.
Mars 1631, état et estimation des réparations à faire tant aux murailles qu’au pavage, montant à 2700 livres.
Février 1729, chute d’une partie de la porte de Bernay par vétusté et menace de ruine du restant, nécessité de prendre des mesures.
Novembre 1730, démolition du frontispice de la porte de Rouen qui menaçait de ruine.
Juin 1752, d’après le consentement de Mr le gouverneur, les directeurs de l’hôpital sont autorisés à faire la démolition d’une des tours de la porte Saint-Germain à descendre au cordon et d’en appliquer les pierres à la construction du nouveau bâtiment de l’hôpital.
Juin 1768, délibération concernant la reconstruction du mur et de la porte des prés de Madeleine de Martainville à l’occasion de l’élargissement du chemin de Rouen. Arrêté de démolition de la voûte de la porte des Prés.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie. Spécialité : objets mobiliers, études urbaines.