Dossier d’œuvre architecture IA00021439 | Réalisé par ;
Pottier Gaëlle (Rédacteur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
ferme-manoir, dite ferme de l'Amirauté
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
  • Commune Vatteville-la-Rue
  • Lieu-dit Le Quesney
  • Adresse 333 rue des Monts , 361 rue des Monts
  • Cadastre 1938 E3 209, 469, 470  ; 2019 ZM 241 Maison, colombier et étable ; 2019 ZM 164 Ancienne porcherie, actuellement maison ; 1818 E 12 à 18 cadastre napoléonien
  • Dénominations
    ferme, manoir
  • Appellations
    de l'Amirauté
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, puits, colombier

Ce corps de ferme, appelé "ferme de l'Amirauté" ou "ferme des deux ancres" (en référence au décor de brique du portail d'entrée) aurait d'abord été la propriété d'un armateur au 18e siècle.

Sous l’Ancien Régime, l’Amirauté était une juridiction spécialisée et compétente dans les affaires maritimes, qui comptait des sièges dans de nombreux ports du royaume, dont celui de Rouen. Au cours du 18e siècle, les amirautés des ports de Seine, chargées d’appliquer l’ordonnance de Marine de 1681, eurent à gérer de nombreux conflits avec les seigneurs riverains sur les droits d’ancrage des bateaux étrangers ou de varech sur les navires échoués. L'amirauté particulière de Caudebec-Quillebeuf se partageait cette portion du fleuve : les affaires concernant la rive nord étaient jugées à Caudebec-en-Caux, celles de la rive sud relevaient de Quillebeuf-sur-Seine. En 1783, l’office de lieutenant général était tenu par le sieur de l’Orme, et celui de procureur du roi, par le sieur Fréville de l’Orme.

Au milieu du 20e siècle, la propriété était entre les mains de Marie-Charlotte de Courtivron, née Fréville de l'Orme. La ferme était alors exploitée par la famille Théroude. À l'époque, cette ferme d'élevage laitier comptait une trentaine d'hectares au marais (du côté du Vieux château et sur une prairie, appelée pré Saint-Martin, face à Villequier) réservées au pâturage du bétail. Les propriétaires actuels ont acheté la ferme en 1976 avec 13 ha supplémentaires. Le colombier, utilisé comme bûcher, a été restauré dans les années 1960-1970 avec l'aide du département de Seine-Maritime.

Le logis est daté du début du 18e siècle grâce à la date "1716" gravée sur la souche de cheminée. Le colombier est probablement contemporain du logis. Les autres dépendances agricoles datent des 18e et 19e siècles.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 18e siècle
    • Secondaire : 19e siècle
  • Dates
    • 1716, porte la date
  • Auteur(s)

L'organisation de cette ferme, avec son logis placé au centre de la parcelle, son colombier implanté à portée de vue de l'habitation et ses bâtiments agricoles, aux fonctions spécialisées, disposés en périphérie, a servi d'exemple pour expliquer l'organisation traditionnelle de l'habitat rural sur un sentier d'interprétation mis en place dans les années 1990 à Vatteville-la-Rue. La propriété est signalée depuis la rue par un imposant portail d'entrée en moellons calcaire et silex dont la disposition crée un décor d'ancre sur les deux pans de murs latéraux.

Le logis, en rez-de-chaussée et comble à surcroît, est construit en pan de bois sur un soubassement en pierre calcaire. Les pignons sont essentés d'ardoises. L'étage de comble est éclairé par une série de quatre lucarnes anciennes dont le linteau en bois se termine par deux volutes. Un puits, aménagé en abreuvoir pour le bétail, se trouve derrière la maison. Une glycine se déploie tout le long de la corniche de la façade principale.

Le colombier de forme hexagonale, s'élève sur un étage. Il est construit en pans de bois sur un soubassement en pierre calcaire et il est coiffé d'un toit en pavillon couvert de tuiles plates.

L'ancienne étable à veaux, située à gauche du portail d'entrée, est construite en pans de bois. Le pignon sud est essenté de planches. Le toit à longs pans, interrompu par une lucarne pendante, est couvert d'ardoises fibrociment. Les plâtrés des murs intérieurs conservent des graffiti de bateaux du 19e siècle.

L'ancienne porcherie, située au sud sur la parcelle mitoyenne, a été transformée en maison. Elle est construite en pan de bois sur un soubassement en pierre calcaire. L'étage de comble est éclairé par deux lucarnes et le toit à longs pans est couvert d'ardoises.

Une allée plantée de vieux tilleuls au nord-ouest de la parcelle, a été signalée comme alignement remarquable.

  • Murs
    • bois pan de bois enduit partiel
    • calcaire
    • brique
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Étages
    rez-de-chaussée, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • toit polygonal
  • Typologies
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    site inscrit, parc naturel régional
  • Précisions sur la protection

    Site inscrit en 1972.

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. 3P3 3488. Vatteville-la-Rue. Plan cadastral, 1818. Section E.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 3P3 3488
    hameau du bois
Date(s) d'enquête : 1975; Date(s) de rédaction : 1980, 2020
(c) Région Normandie - Inventaire général
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers