Dossier d’œuvre architecture IA00021438 | Réalisé par ;
Pottier Gaëlle (Rédacteur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
ferme de la Neuville, actuellement maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
  • Commune Vatteville-la-Rue
  • Lieu-dit La Neuville
  • Adresse 1680 route d'Aizier
  • Cadastre 1938 E3 340  ; 2019 ZB 168 Maison, grange et écuries ; 2019 ZB 198 Ancien bâtiment d'élevage ; 1818 E 320 à 325 cadastre napoléonien
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    de la Neuville
  • Destinations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    grange, écurie, poulailler

Cette ancienne ferme, située sur le hameau de la Neuville, se compose de bâtiments dont l'origine peut remonter au 17e siècle mais qui ont été remaniés et agrandis à la fin du 18e siècle suite à l'incendie survenu dans le hameau en 1765. La ferme a été exploitée par la famille Fontaine. Elle était la propriété d'un couple de pharmaciens à Caudebec-en-Caux. Les propriétaires actuels y élèvent des chevaux pour les concours hippiques.

Cet ancien corps de ferme se compose de plusieurs bâtiments :

- une maison d'habitation, construite en deux temps : une partie du 17e siècle, en rez-de-chaussée surmontée d'un comble ; une partie ajoutée au 18e siècle, disposée en équerre et élevée sur un étage carré, surmonté d'un comble. Du côté sud, face à l'entrée de la ferme, les murs sont construits en pan de bois sur un soubassement en pierre de taille calcaire. La façade principale de la partie ajoutée au XVIIIe siècle, exposée au sud, est divisée en cinq travées et communique à l'est avec la partie plus ancienne. Des croix de Saint-André sont insérées entre le rez-de-chaussée et l'étage, au niveau des allèges de fenêtres. Une porte à deux vantaux est placée au niveau de la travée centrale. L'étage de comble est éclairé par trois lucarnes anciennes. les murs de la façade l'arrière, donnant sur le marais, sont maçonnés en brique. La partie du 17e siècle est en brique rosée et chaînages en pierre de taille calcaire. Le logis du XVIIIe siècle est entièrement appareillé en brique orangée. La porte d'entrée, disposée sur la travée centrale, est en plein cintre. L'étage de comble est éclairé par deux lucarnes rampantes modernes. Le logis du 17e siècle est couvert d'une demi-croupe en ardoise tandis que celui du 18e siècle est à longs pans et pignons apparents.

- des écuries, implantées à l'est de la maison, à l'ombre d'un tilleul répertorié dans l'inventaire croisé : le bâtiment est construit en pan de bois (avec des croix de Saint-André au niveau du surcroît) sur un soubassement en pierre calcaire. Le toit en croupe est couvert en chaume et comporte une lucarne pendante (utilisée pour le stockage du fourrage) et de deux buètes.

- une ancienne grange, placée à l'ouest du chemin d'accès à la propriété : celle-ci est bâtie en pan de bois sur un soubassement en calcaire (en partie en pierre de taille, en partie en moellon). La demi-croupe débordante est couverte en chaume et comporte trois lucarnes rampantes du côté est.

- un petit bâtiment d'élevage ayant servi de poulailler et/ou de bergerie et de cellier, situé sur la parcelle mitoyenne : sa façade arrière, pratiquement aveugle, est appareillée en pierre de taille et moellon calcaire. Sa façade principale en pan de bois repose sur un soubassement en pierre calcaire abritant une cave semi-enterrée. Le toit à longs pans est couvert de bac acier. La souche de cheminée indique que ce bâtiment a été habité.

La parcelle est délimitée au sud par un mur en pierre servant à retenir les eaux de la Seine débordant du marais.

  • Murs
    • bois pan de bois enduit partiel
    • calcaire pierre de taille
    • calcaire moellon
    • brique
  • Toits
    ardoise, chaume
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble, rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon découvert
    • demi-croupe
  • Escaliers
    • escalier intérieur
  • Typologies
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • bateau
  • Précision représentations

    Analyse apportée par Anne-Sophie Auger-Sergent :

    « Une trentaine de graffiti à sujets maritimes couvrent les murs du petit salon avec cheminée dont la construction est datée de 1680. Gravés entre le XVIIe et le XIXe siècles, ils représentent des types de navires courant en Seine, parfois accompagnés d’inscriptions (« marin loranie – marin lorane – mari ») : navires à trois mâts, heux, sloops, coques (navires de haute-mer et allèges destinées au cabotage en seine). Parmi eux, figure une exceptionnelle et rare gravure de balise flottante (appelée aussi marque flottante) : tonnelet surmonté d’un mâtereau grée d’une petite voile carrée et surmontée d’une flamme. Cet élément de navigation destiné à indiquer les dangers et les tracés des chenaux de navigation ou d’accès aux ports. L’édifice comprend également des représentations peu fréquentes d’amarrage (emplacement des ancres) et de scène de la vie à bord (personnages schématiques dans des canots et dans la mâture).

    Comme dans la plupart des maisons à colombages, les limites imposées par les pièces de bois encadrant les hourdis de plâtre lissé limitent les gravures dans un sens horizontal. D’où, un développement démesuré des gréements, une disproportion de la largeur des coques, des canots placés sous la quille... (et parfois, comme relevé dans d’autres édifices, des navires incisés dans un axe vertical et non horizontal). Plusieurs graffiti (heux, navires) ont été gravés par le même auteur. La facture graphique des différentes représentations permet des compléments iconographiques strictement navals. Leurs auteurs sont anonymes en l’absence de noms incisés ou simplement d’archives (propriétaires, occupants...). »

  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Sites de protection
    site inscrit, parc naturel régional
  • Précisions sur la protection

    Site inscrit en 1972.

Image non communicable
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Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. 3P3 3488. Vatteville-la-Rue. Plan cadastral, 1818. Section E.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 3P3 3488

Bibliographie

  • AUGER, Anne-Sophie. Les graffiti marins de Normandie, thèse de doctorat Archéologie, Paris I Sorbonne, Tome IV, Corpus : Seine-Maritime, 1991.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
Date(s) d'enquête : 1975; Date(s) de rédaction : 1980, 2020
(c) Région Normandie - Inventaire général
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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