Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1975 à 2021.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Sotteville-lès-Rouen
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Commune
Sotteville-lès-Rouen
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Adresse
19 rue Hoche
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Cadastre
1982
XP
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Dénominationsfilature, tissage
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Précision dénominationfilature de coton, tissage de coton
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Appellationsusine Prévost Grenier et Cie, usine des Capucins
En 1855, MM. Prévost et Grenier, deux patrons du textile normand, s’associent pour racheter une partie de l’ancien couvent de capucins édifié à Sotteville en 1597, afin de transformer les bâtiments en filature et tissage de coton. Seuls ceux construits sur deux étages en maçonnerie de pierre sont conservés pour ce projet, les autres bâtiments conventuels jugés plus vétustes et moins facilement réutilisables sont détruits. A leur emplacement sont édifiés de nouveaux ateliers de plain-pied en brique ainsi qu'un immense logement patronal d'un étage, utilisant un appareillage mixte de brique et calcaire. La société des Capucins, dotée d’un capital de 150 000 F, est fondée par les deux hommes la même année.
En 1893, avec un effectif de 200 ouvriers et un équipement totalisant 10 224 broches et 350 métiers à tisser, elle constitue alors la seconde usine textile de la commune après les établissements Bertel.
Durant la Première Guerre mondiale, l’usine marche à plein régime, une grande partie de sa production étant consacrée aux demandes de l’Armée.
En 1925, jules Grenier resté seul à la tête de l’entreprise, transforme sa société en sarl. Henri Grenier succède à son père en 1927 et doit, contraint par la crise de 1929, fermer temporairement son usine en octobre 1931. La filature compte alors 13 008 broches.
En 1937, les Etablissements Prévost, Grenier détenteurs d’un capital de 1,6 MF se recentrent sur la fabrication, la teinture et l’apprêt de fils de coton à coudre. Le siège social jusqu’alors établi à Sotteville est transféré à Villers-Ecalles (76), commune où la société possède une autre usine exclusivement dédiée au filage du coton.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’usine de Sotteville est gravement touchée par les bombardements d’aout 1943 et d’avril 44 qui visent le réseau ferré. Les ateliers sont en ruines et seule la cheminée reste encore debout. Etant donné l’ampleur des dégâts, la direction décide de ne pas reconstruire les bâtiments et de concentrer toute son activité dans l’usine de Villers-Ecalles épargnée par la guerre.
En 1945, les vestiges de l’ancienne usine sont rasés et à leur emplacement son édifiés des immeubles de logements bâtis dans le cadre de la reconstruction de la ville. La cheminée est finalement détruite en 1951 par l'entreprise de démolition Jules Larré.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 16e siècle , daté par source , (détruit)
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source , (détruit)
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source , (détruit)
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Dates
- 1597, daté par source
- 1855, daté par travaux historiques
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État de conservationdétruit
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
Bibliographie
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ANDRIEU, Daniel, Jean-François GLABIK, LEROY, Léon. Sotteville une vie. Sotteville-lès-Rouen : Maison pour tous, 1990. 191 p.
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ANDRIEU, Daniel, Jean-François GLABIK, LEROY, Léon. Sotteville après la pluie. Sotteville lès Rouen : Maison pour tous, 1993. 235 p.
Périodiques
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DANTAN, Alain. Le développement de l'industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne 1914-1939. In: Études Normandes, 23e année, n°280, 1974. pp. 1-23.
p.6
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.