Dossier d’œuvre architecture IA00020705 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la vallée du Cailly
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
Filature Fouquet, puis corderie Vallois
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Notre-Dame-de-Bondeville
  • Hydrographies le Cailly
  • Commune Notre-Dame-de-Bondeville
  • Adresse 185 route de Dieppe
  • Cadastre 1967 AC 53 à 55,278 à 289
  • Dénominations
    filature, corderie
  • Précision dénomination
    filature de coton
  • Appellations
    corderie Vallois
  • Destinations
    musée industriel de la corderie Vallois
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, parc, bâtiment d'eau, bief de dérivation

Cette filature de coton est construite en 1821 pour Marie-Rose Fouquet, veuve d'un teinturier de Bapeaume. Elle est édifiée à l'emplacement d'un ancien moulin à papier, sur la rive gauche du Cailly dont elle utilise l'énergie hydraulique. Sa mise en activité est autorisée par ordonnance royale du 18 janvier 1825. A la mort de Fouquet fils, en 1836, l'indienneur bolbequais Henri Rondeaux rachète l'usine pour 163 000 francs et la loue à Pierre Petit, filateur bondevillais, puis à son fils Alexandre. En 1836, la filature compte 5 000 broches en continu actionnées par une roue verticale en dessous de 3,88 m de large sur 7,30 m de diamètre. En 1856, Alexandre Petit fait installer dans un petit bâtiment attenant à l'usine, une machine à vapeur auxiliaire qui doit renforcer la puissance de la roue hydraulique en place. Après quelques années d'utilisation, l'énergie thermique est finalement abandonnée. En 1859, l'usine possède 5 200 broches et emploie 60 personnes. Durant la crise cotonnière des années 1860, la filature continue à fonctionner en s'adaptant au travail de la laine.

En 1880, le site trouve un nouveau locataire en la personne de Jules Vallois, cordier à Saint Martin du Vivier, qui devient propriétaire des lieux en 1897. Une nouvelle phase d'activité commence : l'ancienne filature est transformée en corderie mécanique, pour la production de différents types de cordes d'un diamètre de 2 à 22 mm. Sans remanier le bâtiment, Jules Vallois installe au rez-de-chaussée, un atelier de cordes câblées et moulinées équipé de machines en fonte de fabrication anglaise, et au premier étage un atelier de tressage de cordelettes utilisant pour l'essentiel de petites tresseuses françaises. Seule l'implantation des axes de transmission est modifiée : au rez-de-chaussée l'arbre central est remplacé par deux axes latéraux, au premier étage l'arbre de transmission principal entraîne des arbres secondaires disposés au sol. L'activité de la corderie repose sur la production de cordes câblées utilisées comme organe de transmission des machines textiles, de cordages de marine et de filets à pêche, de mèches à briquet et de lacets ainsi que de nombreux articles de passementerie. La manufacture de tapisserie d'Aubusson, qu'elle alimente en fils de chaînes est l'un de ses plus prestigieux clients.

A la fin du 19e siècle, la roue hydraulique est remplacée par une plus petite à ossature métallique et aubes en bois de type Poncelet mesurant 3,60 m de large sur 5,50 m de diamètre, d'une puissance de 20 CV. En 1918, Gaston Vallois prend la succession de son père. Peu intéressé par le monde industriel, il confie la gérance de l'entreprise à Henri Bresch, un ingénieur vosgien. En 1930, la S.A.R.L. Les établissements Jules Vallois est constituée entre les héritiers Bresch et Vallois. L'usine compte alors une quarantaine d'employés, essentiellement des femmes préférées pour leur habileté manuelle. Maurice Mallet, gendre d'Henri Bresch, prend la direction de l'entreprise en 1936 jusqu'à la fermeture définitive de l'usine en décembre 1978. Jusqu'à sa fermeture, la corderie Vallois a fonctionné d'une manière quasi autonome à partir de la force hydraulique du Cailly.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1821, daté par travaux historiques
    • 1856, daté par travaux historiques
    • 1880, daté par travaux historiques

Le bâtiment est édifié sur un plan carré de 17,50 mètres de côté et s'élève sur 4 niveaux. Il est intégralement construit en ossature de chêne suivant la technique traditionnelle du pan de bois. Ce système constructif, employé ici de façon tardive, témoigne du choix d'une technique parfaitement maîtrisée. Elle permet le percement de larges baies rectangulaires munies de fenêtres à petits carreaux en verre soufflé. Cette mise en oeuvre en pan de bois reste cependant invisible de l'extérieur, cachée par l'essentage d'ardoise qui protège les trois faces du bâtiment ou par l'enduit en plâtre appliqué sur la façade néo-classique.

  • Murs
    • brique enduit
    • bois pan de bois essentage d'ardoise
    • essentage d'ardoise
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    2 étages carrés, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place roue hydraulique verticale
    • énergie thermique produite sur place
  • Typologies
    Reconversion
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, restauré
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    machine de production (étudiée dans la base Palissy), machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)
  • Protections
    inscrit MH, 1975/01/15
  • Précisions sur la protection

    inscrit MH

  • Référence MH

Bibliographie

  • PERRIN, Xavière, REAL, Emmanuelle. Notre-Dame-de-Bondeville, la corderie Vallois (Seine-Maritime). Rouen, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, coll. Itinéraires du patrimoine, n°18, 1996, 16 p.

Date(s) d'enquête : 1967; Date(s) de rédaction : 1994
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers