Dossier d’œuvre architecture IA00018985 | Réalisé par ;
Pottier Gaëlle (Contributeur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, canton de Quillebeuf-sur-Seine
  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
église paroissiale Saint-Gorgon
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Roumois - Quillebeuf-sur-Seine
  • Commune Tocqueville
  • Adresse chemin de Bourneville
  • Cadastre 1824 B 268, 269 cadastre napoléonien ; 1981 ZA 56, 57  ; 2023 ZA 56, 57
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Gorgon
  • Parties constituantes non étudiées
    cimetière, croix monumentale

Les terres de Tocqueville appartenaient au 12e siècle au seigneur Hugues, vassal du seigneur de Montfort-sur-Risle. La construction de l'église a débuté à cette époque. Au 14e siècle, Tocqueville appartenait à la famille De Bonsens. Au 16e siècle, Jean de Bonsens des Haulles était écuyer, sieur de la sergenterie du Roumois. La nef, la chapelle nord et le porche ont été remaniés ou ajoutés à cette époque. Le roi de France en avait le patronage avant qu'il soit transmis, en 1480, aux chanoines de la collégiale et de la chapelle royale de Cléry (Loiret).

Le pignon de la sacristie, annexée au chœur du côté nord, porte la date 1639.

Saint-Gorgon, intendant de l'empereur romain Dioclétien (284-305), fut martyrisé en 303 aux côtés de son compagnon Dorothée pour avoir soutenu la cause des chrétiens. Son culte est issu de Véron dans l’Yonne, où se trouve une église Saint-Gorgon et une fontaine dont la légende raconte que l'eau aurait jailli sous les sabots du cheval du saint, au pied de la colline de Véron. Invoqué dans l'Eure pour ses pouvoirs de guérison (rhumatisme à Tocqueville), son culte fut transformé en fête communale il y a 150 ans et célébré chaque 1er dimanche de septembre par la confrérie de charité de Tocqueville auxquelles se joignent les confréries des paroisses alentours. À l’issue de la cérémonie religieuse, les charitons procèdent à l’adjudication des cierges au son des trompes de chasse. Elle s’accompagnait autrefois d’une vente de melons cultivés au Marais Vernier durant laquelle la tradition voulait que les jeunes filles viennent choisir leurs prétendants.

  • Période(s)
    • Principale : 12e siècle , (incertitude)
    • Principale : 16e siècle
    • Secondaire : 2e quart 17e siècle
  • Dates
    • 1639, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
    • Personnalité :
      Bonsens Jean, De
      Bonsens Jean, De

      Jean de Bonsens, sieur des Haules et d'Etreville, né peut-être en 1596 à Ecaquelon et mort en 1685.

      Bibliograhie :

      CHARPILLON et CARESME, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, 1879, Volumes 2 et 268 :

      « On commence au 17ème siècle à distinguer des autres le fief dit d’Etreville, qui avait été antérieurement possédé peut-être par la famille de ce nom. Jean de Bonsens a le titre de Seigneur d’Etreville dans un titre de 1643. (Blason) Bonsens : d’argent, à la face de gueules, chargé de trois croisettes d’or, accompagné de six merlettes de sable rangées en face, trois en chef et trois en pointe. »

      « Hector de Nollent, fils de Jean, vendit les Epinais, vers 1604, à Claude de Bonsens, qui rendit aveu au roi, le 5 octobre de cette même année, d’un 8ème de fief appelé les Epinais, dont le chef assis à Ecaquelon contenait 3 acres, édifiés de plusieurs maisons. Il avait le droit de prendre en la forêt de Monfort du bois, de la pierre à bâtir, mousse, marne, sablon, argile, le tout pour une rente de 2 s. (sols ?) par an. Nicolas de Bonsens, fils de Claude et de Marie du Tot-Gonfreville fut, après son père, seigneur des Epinais. Il épousa en 1625, Marie des Courtils, fille de Nicolas, chevalier, seigneur de Talmontier et de Claire de Mouy. Alexandre de Bonsens, seigneur du Roumois et des Epinais, fils de Nicolas, épousa le 10 mai 1647, Marguerite du Bosc, et il fut maintenu de noblesse en 1666. En 1675, Jean-Claude de Bonsens, fils du sieur des Epinais, fut seigneur de Courcy. Son puiné, Adrien, fut les Epinais et devint écuyer du roi. »

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    • Personnalité :
      Bonsens des Haulles Jean III, De
      Bonsens des Haulles Jean III, De

      Jean III de Bonsens des Haulles, né vers 1521, écuyer, Sieur de la Sergenterie du Roumois. Marié le 20 janvier 1567 à Tocqueville avec Jeanne de Franqueville avec laquelle il a un fils Claude De Bonsens des Espinais (1575-1635).

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    • Personnalité :
      Duquesne de Longbrun Louis
      Duquesne de Longbrun Louis

      Louis Duquesne de Longbrun : écuyer, seigneur Du Longbrun, Du Hamel, de Tocqueville, de Tournetot, Du Bosc, de Betteville, Du Breuil.

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    • Personnalité :
      Duquesne Henry
      Duquesne Henry

      Henry Duquesne : chevalier, seigneur de Brothome, de la Marebrocq et Tocqueville. Conseiller au parlement de Normandie. Inhumé le 1er mars 1711 à Tocqueville (Eure).

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L’église et son cimetière sont entourés d’un enclos paroissial. L’édifice se compose d'une nef à un seul vaisseau, prolongé par un chevet plat. Le portail occidental, en anse de panier, est devancé par un porche maçonné en pierre de taille. Les murs gouttereaux en assises alternées de silex et de pierre de taille calcaire sont rythmés par une succession de contreforts et de baies en arc brisé. Le chevet plat est épaulé par deux contreforts et éclairé par une baie en arc brisé. La sacristie, formant pignon sur le côté nord, est soigneusement appareillée en pierre de taille calcaire. Elle est délimitée par deux contreforts et éclairée par une baie en tiers-point rehaussée de voussures et surmontée par une croix latine incrustée en silex noir. Un petit clocher carré, à double égout retroussé, surmonte l'édifice au centre de la toiture. Il comprend une horloge sur sa face nord. 

  • Murs
    • calcaire
    • silex appareil mixte
    • essentage d'ardoise
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • flèche polygonale
    • toit à longs pans pignon découvert
  • Typologies
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • bateau
    • homme
  • Précision représentations

    Mur sud de la nef : graffiti de navires incisés à hauteur d'homme sur plusieurs pierres de taille.

    Porche : graffiti de moulins à vent gravés sur les parois intérieures du porche.

    Dalles funéraires des seigneurs de Tocqueville placées en pavement dans le chœur de l'église :

    - dalle funéraire de Jean Bonsens, 16e siècle : h = 190 ; la = 85 cm. INSCRIPTIONS : épitaphe (gravée, sur la bordure - en minuscules gothiques) : Cy gift noble homme Jehan bonzens en fon vivant (...) / (...) / (...) / (...) Sur le phylactère : Mater dei memento mei. Effigie gravée d'homme couché sous un décor d'architecture.

    - dalle funéraire de Henri Duqueine, 1711 : h = 189 ; la = 86 cm. INSCRIPTIONS : épitaphe - armoiries : CY.GIST.MESSIRE.HENRI / DUQUEINE.CHEVALLIER / SEIGNEUR DE BROTONNE / TOCQUEVILLE AUTRES / LIEUX CONSEILLER DU ROY / AU PARLEMENT DE ROUEN / MORT LE 28 DE FEVRIER / 1711. AGE DE 44 ANS / PRIEZ DIEU POUR LUI.

    - dalle funéraire, 16e siècle : h = 28 ; la = 48 cm (incomplète pour la longueur, en partie dissimulée sous le plancher). INSCRIPTIONS : épitaphe (gravée, sur la bordure - en minuscules gothiques : (...) / (...) Romois / lequel trepaffa le x jour / de (...)

    - cinq dalles funéraires, 15e siècle (?) ; 16e siècle (?) : h = 194 ; la = 70 cm (1ère dalle) ; h = 147 ; la = 71 cm (2e) ; 3e : h = 170 ; la = 90 cm (3e) ; h = 191 ; la = 93 cm (4e) ; h = 122 ; la = 85 cm (5e). INSCRIPTIONS : inscriptions en minuscules gothiques.

    - dalle funéraire, 16e siècle : h = 110 ; la = 71 cm. INSCRIPTIONS : épitaphe ; armoiries (en minuscules gothiquyes et écu armorié au centre) : Cy gift noble homme (...) / pour luy et pour / les amys trefpaffés.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Sites de protection
    parc naturel régional

Documents d'archives

  • AD Eure. 3PL/955/3, plan cadastral, Tocqueville, section B de l’Église et de Brotonne, 1824.

    Archives départementales de l'Eure, Evreux : 3PL/955/3
    268, 269
Date(s) d'enquête : 1982; Date(s) de rédaction : 1983, 2023
(c) Région Normandie - Inventaire général
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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