Dossier d’œuvre architecture IA00000179 | Réalisé par
Etienne Claire (Contributeur)
Etienne Claire

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.

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Dupont Stéphanie (Contributeur)
Dupont Stéphanie

Chercheuse à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialité : patrimoine industriel, co-référente du Label "Patrimoine de la Reconstruction en Normandie".

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  • inventaire topographique, canton de Bretteville-sur-Laize
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'arrondissement de Caen
moulin à farine dit moulin du Fief Nouvel, puis moulin à huile, puis fromagerie industrielle du Fief-Nouvel, puis carrière de flysch à ciel ouvert de la Roche-Blain
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bretteville-sur-Laize - Bretteville-sur-Laize
  • Hydrographies la Laize
  • Commune Fresney-le-Puceux
  • Lieu-dit le Fief Nouvel
  • Cadastre 1810 F de la Vallée 90  ; 1963 ZH 68, 69  ; 2011 ZH 14, 16, 17, 18, 29, 30, 31, 59, 60, 61, 63, 64, 65, 66, 69, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 80, 81, 82, 85, 87 Fresney-le-Puceux ; 2013 ZN 6 Fresney-le-Puceux ; 2015 A 486, 488 Laize-la-Ville ; 2012 ZB 8, 10, 15, 16, 17, 18 Laize-la-Ville ; AM 33, 34, 94 Fontenay-le-Marmion ; 2012 ZL 10 Fontenay-le-Marmion
  • Précisions oeuvre située en partie sur la commune Laize-la-Ville ; oeuvre située en partie sur la commune Fontenay-le-Marmion
  • Dénominations
    moulin à farine, moulin à huile, fromagerie industrielle, carrière
  • Précision dénomination
    carrière de flysch à ciel ouvert
  • Appellations
    moulin du Fief Nouvel, fromagerie du Fief Nouvel, carrière de la Roche-Blain
  • Parties constituantes non étudiées
    canal, bureau, séchoir à fromages, excavation, aire de concassage, silo, pont bascule

Le moulin du Fief nouvel, attesté au début du 19e siècle, est acquis en 1822 par Adolphe Bellenger, qui le transforme en moulin à huile. Exploité par Germain David à partir de 1836, il est équipé une dizaine d'années plus tard de dix-huit pilons, d'une roue hydraulique et de quatre fourneaux. La production s'élève alors à 250 000 kg d'huile par an, vendus à Caen et Paris. Suite à la mise en faillite de David en 1848, le moulin et l'ensemble de ses accessoires sont cédés à Pauline Genetz de Bouillons, veuve Hébert. Une maison est construite en 1856 (date portée), le moulin, agrandi à la même période, est démoli en 1874. Après plusieurs changements de propriétaires, Emile Multzer acquiert le 30 décembre 1893 "l'ancienne usine et ses dépendances comprenant maison de maître, cave, caveau, remise, logement du contremaître, logement des ouvriers, deux grandes écuries et divers communs", qu'il convertit en fromagerie l'année suivante. L'établissement passe vers 1896 à Alfred Tulou, son épouse, Léonie, et Henri Pornin, puis en 1906 à la Société laitière des fermiers normands. Cette dernière fait édifier vers 1910 une salle frigorifique, des séchoirs, des caves et un magasin. Employant 15 personnes en 1920, la fromagerie collecte environ 4 000 litres de lait quotidiennement, puis 6 à 7 000 litres dans les années 1930, pour les transformer en camemberts et en beurre en motte. Les sous-produits servent à la fabrication de caséine et alimentent une porcherie. Lorsque l'activité cesse, en 1947, les machines sont transférées sur le site d'Aunay-sur-Odon.

Les bâtiments de la fromagerie sont repris en 1954, transformés en bureaux, par l'entreprise Giraudeau et Cie exploitant la carrière de flysch (grès gris bleu et quartzeux et schistes précambriens) de la Roche-Blain, affectée à la production de granulats pour béton et enrobage. Devenue la société Carrières de la Roche Blain en 1960, puis rachetée sept ans plus tard par la Routière Morin, la carrière augmente ses capacités d'extraction de 1969 à 1979, atteignant 300 000 T/an, puis 500 000 en 1980. L'arrêté préfectoral du 11 mai 1994 fixe, jusqu'en 2022, un tonnage maximal de 1 300 000 T/an ; l'arrêté complémentaire du 20 avril 2004 a modifié le périmètre d'extraction. En 2002, la Société de la carrière de la Roche-Blain est rachetée par le groupe Eiffage, travaux publics.

En 1968, la carrière s'équipe d'une installation primaire-secondaire. En 1972, elle dispose de deux concasseurs, de trois giratoires, de deux gravillonneurs horizontaux, de six cribles et d'une installation complète de gravillonnage primaire, secondaire et tertiaire avec reconstitution volumétrique. En 1987, elle dispose d'un concasseur primaire d'un débit de 400 T/h, de six gravillonneurs, de huit cribles. En 2010, le matériel de la carrière, réparti selon trois étapes de concassage (primaire, secondaire et tertiaire) est composé d'un précribleur Comessa (France), de six cribles de marques Comessa, Bonnet, Bergeaud (France), de six trémies, de deux silos tampons, d'un réducteur primaire Metso (Finlande), de trois réducteurs giratoires Bergeaud, d'une station de recyclage des eaux de lavage et d'une station de lavage des roues de camions Moby Dick.

La carrière emploie 18 personnes en 1972, 20 en 1987, 46 en 2010.

Organisés autour d'une cour ouverte, les bâtiments de la fromagerie ont été pour la plupart réoccupés par l'administration de la carrière. Les anciens logements d'ouvriers ont été démolis au début des années 1990.

Les hâloirs à fromages, convertis en espace de stockage pour archives, forment deux corps de bâtiments en moellons de grès et schiste juxtaposés, l'un à deux étages carrés, l'autre à un étage carré surmonté d'un étage de comble. Ils sont couverts de toits à longs pans à croupe, demi-croupe et pignons couverts. Des briques encadrent les ouvertures et soulignent les chaînes d'angle.

Le logement patronal, à un étage carré en calcaire surmonté d'un étage de comble couvert d'un toit à longs pans, a été intégré aux actuels bureaux de la carrière.

Les bureaux de la laiterie, portant la date "1856", ont été transformés en logement. A un étage carré en pierre calcaire surmonté d'un étage de comble, ils sont couverts d'un toit à longs pans.

Située de l'autre côté de la route départementale 132, la carrière est exploitée sur 72 hectares jusqu'en 2022. Le front de taille présente cinq paliers d'une hauteur totale de 100 mètres. Les différentes machines (concasseurs et broyeurs) et les silos sont installés au niveau supérieur de la carrière et protégés par un habillage de tôle.

  • Murs
    • grès appareil mixte
    • schiste appareil mixte
    • calcaire moellon
    • essentage de tôle
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    2 étages carrés, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit à longs pans demi-croupe
    • toit à longs pans pignon couvert
    • toit à longs pans pignon découvert
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
    • énergie électrique produite sur place moteur électrique
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler