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stade des Sports, puis stade municipal, actuellement stade Maurice-Postaire

Dossier IA50001545 réalisé en 2006

Fiche

Appellationsdes Sports, municipal, Maurice-Postaire
Parties constituantes non étudiéespiste d'athlétisme, tennis, tribune du public, mur de clôture, portail
Dénominationsstade
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : 18 rue
Pierre de Coubertin
Cadastre : 2008 BH 294, 331, 332

Le développement sans précédent pris après la Première Guerre mondiale par le mouvement sportif local, dont l'expansion est néanmoins contrariée par l'absence d'infrastructures modernes capables d'offrir aux joueurs de Cherbourg des terrains et des pistes adéquats, explique la décision du maire Jules Lebrettevillois et son équipe de lancer en 1931 la construction d'un nouveau stade. Suite à l'acquisition en 1932 par la mairie, avec l'aide de l'Etat, du terrain de l'ancien jardin colonial, autrefois propriété de la Marine, la direction de l'ouvrage est confiée à l'architecte municipal René-Charles-Louis Drancey. Présenté à la commission des travaux publics le 17 février, le projet de ce dernier prévoit l'aménagement d'un vaste complexe sportif comprenant au centre, un grand terrain de football entouré par une piste pédestre, à l'ouest une tribune de 60 mètres de longueur et 10 mètres de largeur, à l'est plusieurs terrains d'athlétisme pour le saut à la perche et le saut en longueur, au nord un tennis double et un tennis d'honneur, au sud un autre tennis, un terrain de basket-ball et deux terrains de jeux de boule. La réalisation du projet, dont le coût est évalué à 1300000 francs (l'Etat prenant à sa charge 800000 francs), est confiée, après approbation du sous-secrétaire d'Etat à l'Education Physique, à deux sociétés de construction : l'entreprise Merci de Caen, qui réalise en 1933 la première tranche de travaux (nivellement des lieux, drainage, établissement de clôtures et découpage des terrains) puis, en 1934, à la Société Cherbourgeoise de Matériaux de Construction (Etablissements Sottile) chargée de bâtir les tribunes. Inauguré en octobre 1934, le stade est doté en sus, en 1936, d'une porte d'entrée en fer forgé du côté de la rue de l'Abbaye, portant les initiales de la ville de Cherbourg. Le complexe, haut lieu de la vie locale pendant toute la période des années 30 et de l'après-guerre, est baptisé en 1982 stade Maurice Postaire, en hommage à l'adjoint aux sports de la municipalité, décédé dans un accident de voiture en 1981.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1932, daté par source
Auteur(s)Auteur : Drancey René-Charles-Louis
Drancey René-Charles-Louis (1876 - 1958)

Né à Cherbourg le 24 mai 1876, décédé le 12 juillet 1958, René-Charles-Louis Drancey est le fils de l'architecte Gaston Drancey et descend par sa mère d'une célèbre famille d'artistes cherbourgeois, les Fréset. Nommé à la direction technique du domaine communal, il y montre, comme le rapporte Michel Leloutre dans sa notice nécrologique (Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. XXVI, 1961, pp. 9-10), « des qualités de mesure, d'intelligence et de goût qui étaient la marque de cet homme modeste dont la haute conscience professionnelle s'alliait aux dons de l'artiste ». Le 3 avril 1946, il devient membre titulaire de la Société nationale académique de Cherbourg. Dans cette même ville, il réalise le stade municipal en béton armé Hennebique (18 rue Pierre-de-Coubertin, 1931-1934) et l'hôtel rénové de la Caisse d'épargne de la rue Guillaume-Fouace. Avec Alphonse Ravous, architecte ingénieur chez Hennebique, il édifie les cuves à cidre de la Société coopérative La Fraternelle (1908-1913).


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architecte de la ville attribution par source

L'actuel stade Maurice Postaire occupe un terrain de 33000 mètres carrés en forme de triangle dont la base méridionale est délimitée par la rue Maurice de Coubertin, la pointe septentrionale par la rue de l'Abbaye, les côtés est et ouest par l'ancienne voie ferrée de l'arsenal et la rue Félix Mesnil. L'ensemble est doté de deux entrées : une au nord, rue de l'Abbaye, aujourd'hui condamnée, ornée d'un portail en fer forgé aux initiales de la ville de Cherbourg, une autre au sud, désormais unique, aménagée plus tardivement. Le terrain de football et sa piste pédestre, les deux terrains de tennis situés à proximité de l'ancienne entrée, les tribunes en béton (hormis la toiture, refaite depuis), une petite buvette en béton de forme cubique, coiffée d'un toit en terrasse et éclairée de chaque côté par un système de triple baies, et un édicule de jardin en béton sont les principaux équipements qui ont survécu.

Mursbéton
Toitbéton en couverture, tôle ondulée
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse

Cet établissement appartient à une catégorie d'édifices publics marquée par l'influence du Mouvement moderne. Il s'agit, tout comme les bains douches de la rue Victor Asselin, réalisés à la même époque par le même architecte (IA50001526), d'une des rares constructions municipales des années 1930.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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