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réservoir dit usine des eaux de la Fauconnière

Dossier IA50001416 réalisé en 2006

Fiche

Appellationsusine des eaux de la Fauconnière
Dénominationsréservoir
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : Butte Fauconnière
Cadastre : 2008 AO 130, 227, 229, 241

La décision de faire construire une usine des eaux est entérinée par le conseil municipal de la ville de Cherbourg le 7 septembre 1866. Bâtie en bordure de la Divette, sur les coteaux de la butte Fauconnière, en amont de Cherbourg, l'ouvrage est destiné à doter la ville d'un réseau de captation et de distribution d'eau indépendant, depuis que les autorités du port militaire eurent décidé, le 15 avril 1866, d'interrompre l'approvisionnement à leur frais des fontaines et bouches d'égout de la cité. Déposé en 1865, le projet de l'ingénieur des ponts et chaussées Müller prévoit alors la construction de deux réservoirs d'une capacité de 2000 mètres cube, situés à une hauteur de 24 mètres au-dessus des quais du port de commerce, alimentés grâce à une machine hydraulique. L'aménagement d'un nouveau système de distribution d'eau composé de 55 bouches d'arrosage et de 22 bornes-fontaines est également envisagé. La première pierre de l'ouvrage est posée le 26 avril 1870. Elle donne lieu à une cérémonie commémorative au cours de laquelle une boîte en plomb contenant des médailles à l'effigie de Napoléon III ainsi qu'un procès-verbal sont placés dans l'angle nord-ouest du bâtiment des pompes. La tour et les deux réservoirs, dont la capacité est portée à 3000 m3 pour une consommation quotidienne par personne oscillant entre 75 et 100 litres, suite à une modification apportée en 1868 au cahier des charges, sont élevés en 1872. Le bâtiment est mis en fonction en 1873. En 1886, la machine hydraulique est remplacée par une machine à vapeur. En 2006, l'usine est désaffectée et remplacée par un nouvel établissement de traitement des eaux situé dans la vallée de Quimcampoix.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1870, daté par source
Auteur(s)Auteur : Müller ingénieur attribution par source

L'usine actuelle comprend deux groupes de bâtiments : une station de pompage établie en bordure de la rivière Divette et deux réservoirs d'une capacité de 1100 m3 implantés à quelques mètres au-dessus, sur le flanc oriental de la colline de la Fauconnière. La station de pompage est un bâtiment à rez-de-chaussée unique coiffé d'un toit à deux pans, dont les façades sont éclairées par des fenêtres rectangulaires. Elle abrite les capteurs d'eau et les machines élévatoires. Les deux réservoirs, à demi enterrés, sont bordés sur les côtés par de longs murs aveugles et recouverts par une terrasse où se trouvent deux bâtiments en brique et pierre qui abritaient à l'origine des laboratoire d'analyse de la qualité de l'eau. Ces deux édifices dont le mur pignon regarde le cours de la Divette encadrent une haute tour carrée réservée à l'origine au gardien. Celle-ci comprend un rez-de-chaussée, deux étages nobles et un étage d'encorbellement couronné par un toit à quatre pans. Éclairé sur les côtés est et sud par un baie cintrée, le rez-de-chaussée est séparé des deux étages supérieurs par deux bandeaux plats. Les étages sont éclairés sur trois côtés par des baies superposées réunies par un bandeau en brique. L'encorbellement, entièrement recouvert de motifs de brique, est occupé sur les quatre faces par de petites ouvertures en arc segmentaire dont les trumeaux sont animés par des panneaux en forme de losange où alternent la brique et l'enduit.

Mursschiste moellon enduit
brique
Toitardoise
Étages3 étages carrés
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit polygonal
toit à deux pans
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant cage ouverte

État de conservationdésaffecté

L'usine des eaux de la Fauconnière est, avec les réservoirs d'eau du Cauchin (IA50001403) et de la Divette (IA50001374) ainsi qu'avec la gare (IA50001408), l'une des plus anciennes constructions du génie civil conservées à Cherbourg. Son édification témoigne des relations parfois tendues qu'a entretenues la Ville avec la Marine au sujet de la gestion des ressources du territoire.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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