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présentation de la commune de Carolles-Plage

Dossier IA50002817 réalisé en 2008
Aires d'étudesCarolles
AdresseCommune : Carolles
Lieu-dit : Carolles-Plage

A partir des années 1850, des membres de la bourgeoisie d'Avranches viennent à Carolles pour le repos dominical. Ils logent chez l'habitant, dans le village situé en retrait du rivage autour de l'église Saint-Vigor, bâtie au 12e siècle. Parmi cette population exogène, l'avocat avranchin Survigny acquiert en 1860 une maison dans le bourg historique, qu'il fait agrandir pour l'occuper chaque fin de semaine. La première villa balnéaire est construite en 1863. Portant le nom de "Chaumière Normande", elle est commanditée par le sculpteur parisien Jules Blanchard. A la fin du Second Empire, la station naissante compte près d'une dizaine de maisons de plaisance. A cette période, la clientèle issue de la bourgeoisie parisienne est de plus en plus importante, motivée par la modicité du prix des logements. Les estivants logent toujours chez l'habitant, mais aussi dans l'une des deux auberges de la commune. Les premiers hôtels de voyageurs sont construits à la fin des années 1880, un casino est aménagé au début du 20e siècle dans un hôtel inachevé (IA50002818). Bien que des cabines de bois aient été installées le long de la grève, la station naissante est dépourvue d'établissement de bains et de règlement relatif à la police des bains de mer. Séduits par le pittoresque du site, les villégiaturistes s'adonnent à la baignade, mais aussi aux plaisirs de la pêche à pied et de l'excursion. Les cabines de bain, installées sur la grève à partir des années 1860 à l'initiative de la municipalité, sont mises gracieusement à la disposition des baigneurs. En vue de financer la mise en place d'équipements balnéaires, un arrêté municipal en date du 23 juillet 1882 fixe le prix de leur location. Au début du 20e siècle, la station connaît un accroissement de sa fréquentation, qui s'accentue après l'ouverture, en 1908, de la ligne de chemin de fer Avranches-Granville. Entre 1910 et 1915, elle s'enrichit de 25 nouvelles villas, mais aussi de magasins de commerce (épiceries, boucheries, boulangeries...) et d'une poste avec service de télégraphe et de téléphone. Après un ralentissement dû à la Première Guerre mondiale, Carolles reprend activement son développement, le nombre des villas passant de 345 en 1920 à 482 en 1940.

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Hébert Didier
Hébert Didier

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1993 à 2012, associé à l'étude sur le canton de Cambremer (Calvados), puis en charge des études sur les stations balnéaires de Deauville et Trouville (Calvados).


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