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place dite place Centrale

Dossier IA50001303 réalisé en 2006

Fiche

Appellationsplace Centrale
Parties constituantes non étudiéesrue, halle
Dénominationsplace
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : place
Centrale
Cadastre : 2007 AZ 156, 157

La création de la place Centrale, destinée à assainir un îlot insalubre et regrouper en un même lieu les marchés traditionnels des rues circonvoisines, est envisagée dès la monarchie de Juillet. Un premier projet, proposé par le maire Noël-Agnès, est déposé en 1843. Accueilli avec réticence par certains riverains, il prévoit la destruction de 68 propriétés établies entre la rue au Blé, la rue de Devant-Le-Château, la rue au Fourdray, la rue Boël-Meslin, et la construction de trois établissements à usage de marché. Relancé en 1859 par le nouvel édile, Joseph Ludé, et l'’architecte Geufroy, l'’aménagement du nouvel espace est définitivement approuvé par un décret impérial du 4 mai 1861 qui autorise la construction de quatre hangars et d’'une rue reliant la nouvelle place à celle de la Trinité. Un premier marché d'’adjudication, sous l’'autorité du maire Alfred Liais, est accordé le 21 décembre 1868 à la société Cabanes, Diard et Cie pour l’'édification du marché couvert à poissons, dont la pose de la première pierre a lieu le 16 mai 1870 et l'’inauguration le 11 janvier 1873. Les trois autres pavillons, le pavillon de la boucherie, qui fait face à celui de la poissonnerie, et les petits pavillons aux fruits et légumes placés perpendiculairement, le long des rues au Fourdray et du Boël-Meslin, sont édifiés entre 1877 et 1879 sur les dessins de l'’architecte Didier. Ce dernier est tenu, d'après le cahier des charges, de bâtir ces trois nouvelles installations dans un style strictement identique au pavillon de la poissonnerie, édifié par son prédécesseur. Les clauses du contrat précisent en outre que les cloisons seront faites de briques et de moellons, la charpente en bois de chêne et de sapin, la couverture en ardoise et en tôle, les entrées fermées par des grilles, les fenêtres garnies de persiennes en bois et l'’intérieur de chaque bâtiment occupé par des étaux, avec tables de marbre et barre à crochets pour le pavillon de la boucherie. Ce dernier est désaffecté en 1908, celui de la poissonnerie en 1911. Le premier est transformé en salle des fêtes en 1926, le second est occupé par une vaste librairie. Les petits pavillons aux fruits et légumes sont détruits en 1962 lors des travaux de réaménagement de la place et remplacés par un parking. La réaffectation des bâtiments entraîne au XXe siècle de profonds bouleversements, dont la disparition des murs en brique et pierre, placés dans les entrecolonnements au-dessus d'un lit de pierres en granit, la suppression des lanterneaux et l'aménagement de cages de verre destinées à procurer une lumière plus abondante.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1870, daté par source
Auteur(s)Auteur : Geufroy François-Dominique
Geufroy François-Dominique (1823 - 1874)

Né à Elbeuf-sur-Andelle (Seine-Maritime) le 3 octobre 1823, mort à Cherbourg (Manche) le 23 juillet 1874. Geufroy étudie l'architecture à l’École des beaux-arts de Paris. Nommé architecte municipal de Cherbourg en 1851, il est notamment l’auteur de l’hôpital Louis Pasteur, de l’église Saint-Clément, des flèches de l’église Notre-Dame du Vœu, du piédestal de la statue équestre de Napoléon et intervient sur la restauration de l’église de la Trinité. Chevalier de la Légion d’honneur en 1867, il réalise l’année suivante l’hôpital Saint-Léon de Bayonne (1864-1867).


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architecte de la ville attribution par source
Auteur : Didier Pierre Hubert Emile architecte communal attribution par source

Le pavillon de la boucherie et de la poissonnerie sont les deux seuls témoins de cette opération urbaine. Le premier borde la rue au Blé, le second la Grande-Rue. Construits dans un style strictement identique, ils se présentent comme des bâtiments de forme rectangulaire, coiffés d'’un toit à quatre pans, dont la ferme repose sur une sablière ajourée et des piliers en fonte. Les longs côtés de chaque pavillon sont divisés en dix travées, les petits côtés en quatre travées. Chaque pilier, placé sur un mince piédestal, est pourvu d'une colonne adossée, surmontée par un demi-pilastre. Un vocabulaire décoratif, emprunté au répertoire de l’'Antiquité et de la Renaissance, orne les fûts, dont le tracé vertical est scandé par des bagues moulurées, ainsi que les chapiteaux, garnis de volutes et de rosaces.

Mursfonte
brique
moellon
appareil à assises alternées
pan de métal
Toittôle nervurée
Plansplan rectangulaire régulier
Étages1 vaisseau
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit polygonal

L'aménagement de la place Centrale de Cherbourg est contemporain des premiers projets déposés par Victor Baltard en 1843 pour les Halles de Paris, qui prévoyaient une disposition des bâtiments en métal de part et d'autre d'une place centrale. Elevées plus tardivement, les créations de Geufroy et Didier se distinguent néanmoins des réalisations parisiennes par leur taille, plus modeste, et leur élévation à un seul niveau.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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