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indiennerie Anty frères puis Daliphard, Dessaint et Cie

Dossier IA27002482 réalisé en 2016

Fiche

Précision dénominationindiennerie
Appellationsindiennerie Anty, indiennerie Daliphard, Dessaint et Cie
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bief de dérivation
Dénominationsusine d'impression sur étoffes
Aire d'étude et cantonbassin hydrographique de l'Andelle - Romilly-sur-Andelle
Hydrographiesle Fumechon (affluent de l'Andelle) bief de dérivation dit le Hurdeau l'Andelle
AdresseCommune : Radepont
Lieu-dit : Fumechon
Cadastre : 1836 A 81 à 83, 194 à 209 ; 2018 AB 154, 317

En 1800, les frères Charles et Pierre Anty demeurant à Rouen fondent à Radepont, au hameau de Fumechon qui doit son nom à la source qui y jaillit, une importante fabrique d’indiennes qui comprend plusieurs pilons destinés à battre les toiles peintes ainsi que des ateliers d’imprimerie en couleur, de blanchisserie, de teinture et de gravure. Ces différents ateliers sont alimentés par les eaux de la source de Fumechon formant un bassin de retenue en amont de l’usine et par un bief dérivé de l’Andelle, dit bras du Hurdeau, créé sur des terrains rachetés à M. de Radepont. En 1806, l’indiennerie des frères Anty emploie 83 ouvriers recrutés dans les communes avoisinantes, payés 1,25 F à la journée. Pour leur éviter de trop longs déplacements, l'usine dispose en son sein d'un bâtiment servant de logement collectif où une partie du personnel est logée. Les autres trouvent un logement dans la commune soit en location soit en pension. Comme beaucoup d'indienneries, l'usine Anty ne travaille que 8 mois par an. Elle arrête son activité pendant les 4 mois les plus pluvieux quand il n'est plus possible de mettre à sécher les toiles sur les prés.

Dans les années 1810-1820, l’usine utilise pour les couleurs près de 500 quintaux de matières exotiques par an qu’elle paye de 120 à 160 F le quintal. Elle emploie aussi 2 000 quintaux de matières indigènes pour les couleurs également qu’elle paye de 2 à 10 F le quintal. L’indiennerie Anty est réglementée par les ordonnances royales du 6 septembre 1825 et du 23 novembre 1825 qui autorisent le maintien en activité de l’établissement et l’utilisation des eaux de la source de Fumechon pour actionner les battes à indiennes à condition de les rendre à la rivière par le bief creusé sur le terrain de l’usine.

En 1839, le comte de Radepont, fils du marquis de Radepont, acquiert par adjonction publique la propriété de M. Pascal Anty et est autorisé par l’ordonnance royale du 13 juillet 1841 à maintenir en activité la fabrique d’indiennes existante. Il peut également établir un barrage sur l’Andelle pour retenir les eaux qui doivent alimenter son usine. Ce barrage se compose d’un déversoir de 8 m de longueur et d’un vannage de décharge de 8 m de débouché ayant son seuil à 1,20 m au-dessous du déversoir. L’usine appartient alors au comte de Radepont mais est exploitée par MM. Daliphard Dessaint et Cie qui en sont locataires moyennant un loyer annuel de 3 900 F. Ces derniers sont autorisés par l'arrêté préfectoral du 14 novembre 1844 à faire usage dans leur indiennerie de trois chaudières à vapeur cylindriques à deux bouilleurs pour alimenter des machines à vapeur. D’après l’enquête industrielle de 1847, l’indiennerie de MM. Daliphard Dessaint et Cie a une valeur locative de 4 300 F et paye une patente de 371 F. La valeur annuelle des matières premières qui y sont utilisées s’élève à 2 125 600 F et celle des produits finis se monte à 1 466 500 F. L’usine emploie à cette date 330 personnes dont 200 hommes, 70 femmes et 60 enfants mais ne compte que 27 machines utilisant l’énergie hydraulique ou thermique.

Vers 1850, un nouvel atelier de garance est construit en aval du plan d’eau de la source de Fumechon, non sans provoquer des plaintes et contestations du baron Charles Levavasseur, usinier d’aval. Dans le même temps, MM. Daliphard Dessaint et Cie sont autorisés par l’arrêté préfectoral du 8 juin 1853 à faire usage dans leur indiennerie de plusieurs appareils à vapeur composés de 4 chaudières, 2 machines à vapeur, 6 cuves à lessiver, 2 séchoirs, 6 plaques séchantes et 6 cuves à double fond pour la préparation des couleurs. Les deux cheminées de l’usine ont une hauteur de 30 et 32 m et seule la houille non humide est utilisée comme combustible afin que les fumées ne nuisent pas au voisinage. De nouveaux arrêtés préfectoraux datant du 7 octobre 1862, du 17 janvier 1863 et du 22 décembre 1864 autorisent MM Daliphard, Dessaint et Cie à utiliser dans leur indiennerie de nouveaux appareils à vapeur dont deux chaudières cylindriques à bouilleurs alimentées à la houille. Ces appareils proviennent essentiellement des deux constructeurs rouennais Renaux et Chevallier. A cette époque, l'usine emploie 390 personnes et sa production est destinée pour 5/6e à l’ameublement et pour 1/6e à l’habillement. Dans les années 1870, l’indiennerie est au plus fort de son activité et occupe plus de 500 ouvriers. La société Daliphard Dessaint et Cie développe alors ses investissements industriels dans la vallée de l'Andelle en rachetant la filature de la Tannebrune établie à Charleval. Pourtant dès 1882, l’usine de Radepont est en chômage et ne figure plus dans les états-matrices du cadastre. Elle est détruite en 1901, à l’exclusion de l’atelier de gravure édifié à proximité de la source, aujourd’hui reconverti en habitation.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Principale : milieu 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates1800, daté par travaux historiques
1844, daté par source
1853, daté par source
1901, daté par travaux historiques
Auteur(s)Personnalité : Anty Charles
Anty Charles

Indienneur, originaire de Rouen.

Fondateur de l’indiennerie de Radepont (27) avec son frère Pierre en 1800.


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Personnalité : Anty Pierre
Anty Pierre

Indienneur, originaire de Rouen.

Fondateur de l’indiennerie de Radepont (27) en 1800 avec son frère Charles en 1800.


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Personnalité : Daliphard Auguste
Daliphard Auguste

Indienneur.

Repreneur en 1842 en association avec M. Dessaint, de l’indiennerie de Radepont (27) fondée par les frères Anty en 1800.

Rachète la filature de la Tannebrune en 1871.

Repreneur en 1887 de l’indiennerie fondée par Martin Liesse à Charleval (27).


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Personnalité : Dessaint Nicolas
Dessaint Nicolas

Graveur, puis repreneur en 1842 en association avec Auguste Dalipahrd de l’indiennerie de Radepont (27) fondée par les frères Anty en 1800.


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Personnalité : société Daliphard-Dessaint et Cie
société Daliphard-Dessaint et Cie

Reprend en 1841 l'indiennerie de Radepont (27) fondée en 1800 par les frères Anty.

Rachète en 1871 la filature de la Tannebrune à Charleval (27)


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Sur l'ensemble des bâtiments qui constituait l'indiennerie Anty puis Daliphard-Dessaint et Cie au XIXe siècle ne subsiste que l'ancien atelier de gravure édifié juste en aval de la source de Fumechon. Il était équipé d'une roue hydraulique qui a disparue aujourd'hui. Cet atelier en brique et pierre comprend un rez-de-chaussée surélevé percé par trois grandes portes en arc plein cintre (aujourd'hui murées) surmonté d'un premier étage généreusement éclairé par des baies rectangulaires (partiellement obstruées). Il est désormais à usage d'habitation.

Mursbrique
pierre moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit en pavillon
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
État de conservationétablissement industriel désaffecté, vestiges
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Annexes

  • Détail des sources

    Statistiques industrielles, 1806.

    Fabrique de toiles peintes Charles et Pierre Anty frères : création 1800, 83 ouvriers

    AD Eure. 6 M 1240.

    Statistiques industrielles, 1812.

    La fabrique de toiles peintes Anty frères emploie 83 ouvriers, à 1,25 F/jour. Les ouvriers ne sont pas logés dans l’établissement. Ils demeurent dans la commune soit en location soit en pension. L’établissement ne travaille que pendant 8 mois sur l’année, il ne peut travailler les 4 autres mois de l’année lorsqu’on ne peut plus mettre les toiles sur le pré... Il emploie des matières exotiques jusqu’à 500 quintaux par an et les paye 120à 160 f le quintal. Il emploie aussi des matières indigènes 2000 quintaux qu’il paye depuis 2 à 10 f le quintal.

    AD Eure. 6 M 1240.

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 30 avril 1820.

    Exposant que M. Anty Goutant a dans sa propriété sise au hameau de Fumechon une source qui fournit un volume d’eau suffisant pour faire marcher une batte à indienne (usine faisant mouvoir un ou plusieurs pilons destinés à battre les toiles peintes). Il demande en conséquence l’autorisation d’y établir une usine appropriée à cet usage…

    AD Eure. 18 S 68.

    Pétition 26 décembre 1820.

    Par laquelle M. Anty, fabricant demeurant à Rouen demande l’autorisation d’ouvrir un canal sur le terrain qu’il a acquis de M. De Radepont pour y établir une roue pour faire mouvoir un établissement de battes à toiles.

    AD Eure. 19 S 2.

    Enquête administrative suite à la pétition Dutuit, 25 février 1821.

    Lorsque Pierre Etienne Dutuit se propose de construire une usine à Saint-Pierre de Radepont, deux oppositions sont retenues ; celle du maire de Radepont propriétaire d’une prairie et celle d’Adrien Pierre Barnabé Anty. « …le sieur Anty, propriétaire d’une fabrique d’indienne à Radepont insiste sur le fait que M. Dutuit ne rend pas les eaux à la rivière Andelle ainsi qu’il l’a projeté mais par le canal d’irrigation actuellement existant sur la propriété de M. de Radepont…l’usine de l’exposant se trouvera privée d’une partie de sa force motrice… »

    AD Eure. 19 S 2.

    Ordonnance royale, 6 septembre 1825.

    Autorisant M. Anty Goutant à retenir les eaux de la source de la Hurdeau pour actionner une usine à battre les toiles et à les rendre à la rivière par le nouveau canal qu’il a creusé sur son terrain.

    AD Eure. 18 S 68.

    Ordonnance royale, 23 novembre 1825.

    Autorisant Mathieu Pascal Anty père à conserver une usine à battre les toiles qu’il a établie sur un bras dérivé de l’Andelle dit le Hurdeau.

    AD Eure. 18 S 67.

    Rapport du lieutenant de gendarmerie aux Andelys Beaugrand sur la coalition des ouvriers imprimeurs des fabriques d'indiennes de la vallée d'Andelle au capitaine Desderieze commandant la gendarmerie de l'Eure, 23 mai 1836.

    J'ai l'honneur de vous rendre compte que le brigadier Ozanne commandant la brigade de Fleury m'a écrit le 13 courant pour me prévenir que dans une fabrique d'indiennes, sise à Radepont tous les ouvriers au nombre de 100 venaient de quitter leur maître, qu'une partie restait au chômage dans le pays et que l'autre était partie à Rouen pour chercher à y travailler dans les fabriques. Il ajoutait que le pays était tranquille mais cependant que le mécontentement des ouvriers sans ouvrage avait causé un petit mouvement parmi les ouvriers des nombreuses fabriques de la vallée d'Andelle et que cela pouvait peut être troubler la tranquillité publique. Avant de transmettre le rapport du brigadier Ozanne qui laissait beaucoup à désirer, j'ai cru devoir me rendre dans ces parages, y voir messieurs les maires et fabricants afin de m'enquérir de tous les renseignements possibles et être à même d'apprécier à leur juste valeur les craintes fondées ou non de ce brigade.

    Voici les renseignements qui m'ont été donnés : La vallée d'Andelle compte neuf grandes fabriques d'indiennes lesquelles occupent 6 à 700 ouvriers, le plus grand nombre de ces derniers sont des imprimeurs sur indiennes. Ces dits imprimeurs comme un grand nombre de corps de métiers forment une corporation occulte et qui s'étend en France à tous les ouvriers de ce genre. Ils se réunissent en secret pour initier et recevant un aspirant (dit berlingot) dans leur réunion on y décide le renvoi ou le châtiment de deux des leurs qui refuseraient de faire cause commune dans une lutte d'ouvriers contre leurs maîtres lorsque ceux-ci veulent apporter quelque innovation dans leurs fabriques et surtout quand ces innovations leurs paraissent devoir causer quelques changements préjudiciables à leurs intérêts, par ce moyen d'association les maîtres sont pour ainsi dire sous la domination de ces ouvriers. Depuis peu, dans plusieurs fabriques, on vient d'introduire une nouvelle machine à imprimer qui en fonctionnant fait plus d'ouvrage que 12 à 15 personnes mais comme les fabriques sont très actives pour le moment, cela n'ayant causé de diminution, ni dans le nombre des ouvriers, ni dans leurs salaires ils sont restés tranquilles mais non sans murmures. L'introduction de nouvelles machines à imprimer a donné aux fabricants qui en sont nantis, la possibilité de baisser leur prix de marchandises. Dès lors les autres fabricants qui n'en n'ont pas se sont trouvés dans l'impossibilité de soutenir la concurrence et monsieur Anty, fabricant à Radepont, se trouvant dans ce cas, il ne lui restait que deux moyens, celui de monter une machine appelée Pérotine ou de diminuer le prix de la journée de travail de ses ouvriers. Il a essayé ce dernier moyen afin, disait-il, de pouvoir continuer à occuper tout son monde. Les ouvriers s'y refusèrent. Là ressort dans toute sa force, le fâcheux inconvénient de l'association des corporations d'ouvriers, car ayant voulu mettre hors de la fabrique quelques ouvriers récalcitrants et meneurs, tous sont partis en masse (au nombre de 160) ce qu'ils appellent bloquer la fabrique. Si les évènements ci-dessus, quoique graves, en restent là comme souvent cela arrive dans les fabriques de tous genres, le temps et quelques concessions des maîtres et des ouvriers y apporteront remède mais voici la gravité réelle, ces ouvriers imprimeurs n'ignorent pas que d'ici à peu tous les fabricants se trouveront dans l'obligation de se servir de ces nouvelles Pérotines afin de soutenir la concurrence de leurs confrères de toute la France qui en possèdent déjà, ce qui nécessairement causera dans chaque fabrique d'indiennes la suppression d'un grand nombre d'ouvriers imprimeurs, aussi on assure que ces derniers ont l'intention de suivre l'exemple de leurs camarades qui l'année passée ont détruit toutes les machines d'une fabrique d'imprimerie sur indiennes, sise à Puteaux. Pour le moment tout est calme, et même une grande partie des ouvriers du sieur Anty est rentrée. Chez lui, par suite de petites concessions de ses ouvriers et de lui-même qui avait reçu de très nombreuses commandes pour la foire de Beaucaire, qu'il appelle la moisson de l'année, les ouvriers lui présentèrent un tarif de main d'œuvre qui fut accepté provisoirement se réservant ultérieurement d'y apporter les modifications après la foire de Beaucaire, s'il y avait lieu et nécessité pour lui. Ainsi jusqu'à cette foire de Beaucaire, il n'y a point de mouvement à redouter mais plus tard, il serait possible que ces dits ouvriers se disposassent fort à s'opposer à l'introduction des nouvelles machines et qui seraient portés à atteinte à la liberté de l'industrie soit à les briser. Cependant, je ne crois pas que cela arrivera. Quoi qu'il en soit, j'ai donné l'ordre au brigadier de Fleury d'y apporter la plus grande surveillance devant messieurs les maires, les fabricants enfin toutes les personnes qui pourraient donner des renseignements sur la position d'esprit et l'intention de cette classe d'ouvriers afin de prévoir à l'avance qui pourront survenir car dans le cas de révolte on ne saurait compter que sur les secours de la gendarmerie, ce pays n'étant composé en grande partie que d'ouvriers de fabrique, qui tous se soutiennent et composent la garde nationale ; il n'y a pas lieu de compter sur les secours de cette dite garde nationale, ordinairement si efficace dans presque toutes les autres circonstances. A présent, tout étant tranquille, ce rapport n'est destiné qu'à donner connaissance de ce qui s'est passé dans ces dites fabriques d'indiennes de la vallée d'Andelle et par prévision des évènements qui pourraient y survenir, dans tous les cas, s'il arrivait quelque chose, l'autorité en serait prévenue à l'avance et la gendarmerie emploiera tous ses moyens pour éviter une collision. J'ai l'honneur d'être, mon capitaine, vôtre très humble et obéissant serviteur. Le lieutenant commandant la gendarmerie de l'arrondissement des Andelys. Signé Beaugrand.

    AD Eure. 1 M 301.

    Lettre du sous-préfet des Andelys Davenière au préfet de l'Eure, 7 juin 1836.

    Monsieur le préfet, Je viens répondre à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 3 du mois courant relativement à une coalition d'ouvriers en indiennes qui a eu lieu dans la fabrique de monsieur Anty, commune de Radepont, à l'occasion de la baisse du prix de main d'œuvre. Il est vrai que les ouvriers imprimeurs de monsieur Anty auxquels ce chef d'établissement avait proposé une diminution de salaire d'un franc par journée lui ont demandé leurs livrets et ont déserté son établissement pendant quelques jours. Il est vrai, quelques-uns de ces ouvriers dans leur grand mécontentement contre les fabricants d'indiennes qui font usage d'une nouvelle machine dite La Pérotine ont tenu des propos de troubles et de désordre mais il est vrai aussi que la masse de ces ouvriers restée sourde à la voix de quelques meneurs et n'ayant pas trouvé d'ouvrage chez les autres fabricants est rentrée chez monsieur Anty après avoir consenti à subir une diminution de salaire de cinquante centimes par jour. Tout cela s'est fait sans qu'aucune plainte n'ait été adressée par les chefs d'établissement et sans que le maire de Radepont ni aucun de ceux des communes voisines m'en ait entretenu le moins du monde. La première et seule information que j'ai reçue m'a été fournie verbalement par l'officier commandant la gendarmerie de mon arrondissement. Comme j'avais à cette époque pris jour pour passer la revue des gardes nationaux du bataillon de Fleury sur Andelle, je saisis cette occasion pour interroger les maires qui assistaient à la réunion ainsi que plusieurs fabricants d'indiennes parmi lesquels se trouvait monsieur Anty lui-même. Tous me répondirent que la tranquillité publique n'ayant été ni troublée ni menacée, ils n'avaient pas cru devoir m'informer du mouvement qui avait eu lieu dans la fabrique de monsieur Anty. Après avoir recueilli tous les détails à ce qui s'était passé entre monsieur Anty et ses ouvriers et avoir reconnu que l'ordre public n'avait pas été compromis, je recommandais à messieurs les maires ainsi qu'aux chefs d'établissement de surveiller la conduite des ouvriers, de recueillir et faire recueillir tous les propos qui pourraient annoncer quelques mouvements parmi eux et de m'en donner avis, sans attendre que la tranquillité publique fut troublée et la sûreté des personnes et des propriétés compromise. Voilà, monsieur le préfet, comment a commencé et fini cette affaire dont vous avez été informé, je crois par le rapport du brigadier de gendarmerie de Fleury sur Andelle, rapport dont le contenu, peut-être un peu enflé, a pu exciter votre sollicitude. Depuis cette époque, la plus grande tranquillité règne parmi les nombreux ouvriers de la vallée d'Andelle. Tous vivent en bonne harmonie avec les chefs d'établissements, tous enfin gagnent beaucoup d'argent parce qu'ils ont plus de travail qu'ils n'en peuvent faire et que le pain est depuis longtemps à bon marché. Dans cet état de chose, je ne vois absolument rien qui puisse inspirer la plus légère crainte sur la classe ouvrière de cette riche vallée. S'il arrivait quelque évènement qui put changer cet état de bonheur et de prospérité, soyez bien convaincu, monsieur le préfet, que je ne serais pas le dernier à vous en donner avis, à moins que, je ne sais par quelle fatalité, je n'en fusse pas instruit moi-même. Je vous prie d’agréer, monsieur le préfet, l'assurance de tous mes sentiments respectueux. Le sous-préfet des Andelys Davenière.

    AD Eure. 1 M 301.

    Situation, 1839.

    M. le comte de Radepont, fils du marquis de Radepont est acquéreur par adjonction publique de la propriété de M. Anty.

    AD Eure. 18 S 67.

    Plan des usines de Radepont, 1er juillet 1839.

    AD Eure. 18 S 67.

    Ordonnance royale, 13 juillet 1841.

    Autorisant M. le comte de Radepont à maintenir en activité une usine destinée à la teinture et à l’impression des indiennes et à établir sur l’Andelle un barrage pour soutenir les eaux qui doivent alimenter les usines qu’il a acquises de M. Pascal Anty. Ce barrage se composera d’un déversoir de 8 m de long et d’un vannage de décharge de 8 m de débouché ayant son seuil à 1,20m au dessous du déversoir.

    AD Eure. 18 S 67.

    Arrêté Préfectoral, 14 novembre 1844.

    Autorisant MM. Daliphard Dessaint et Cie à faire usage dans leur indiennerie de 3 chaudières à vapeur cylindriques à deux bouilleurs. L’usine appartient à M. le comte de Radepont.

    AD Eure. 5 M 310.

    ENQUETE INDUSTRIELLE 1847

    Lieu : 27 RADEPONT

    Edif : USINE D'IMPRESSION SUR ETOFFE : DALIPHARD jeune ET DESSAINT

    Valeur locative : 4 300 FF

    Patente : 371 FF

    Valeur annuelle des matières premières : 2 125 600 FF

    Valeur annuelle des produits finis : 1 466 500 FF

    Effectif : HOMME: 200, FEMME: 70, ENFANT: 60

    Salaire : HOMME: 3.25 FF, FEMME: 1.10 FF, ENFANT: 0.90 FF

    Moteur : ENERGIE HYDRAULIQUE, ENERGIE THERMIQUE

    Machines : MACHINE: 27

    BN O 600 (11), p208, n°160 (3° arrondissement des Andelys)

    Pétition, 22 février 1850.

    Par laquelle M. le Marquis de Radepont et M. le Comte de Clermont Comène, propriétaires d’une fabrique d’indiennes à Radepont et MM. Dessaint et Daliphard, locataires exploitants exposent : Que M. de Radepont est devenu en 1846 propriétaire de l’usine de M. Anty réglementée par l’ordonnance royale du 13 juillet 1841. Celle-ci n’existe plus et a été remplacée par Mr de Radepont par un atelier de garance construit en aval du plan d’eau de la source… transformations condamnées par M. Levavasseur.

    AD Eure. 19 S 2.

    Plan de l’indiennerie de M. de Radepont, du moulin du Pont appartenant à Mr Levavasseur et des filatures St Pierre et St Paul propriétés de Mr Dutuit, 22 février 1850.

    AD Eure. 19 S 2.

    Arrêté Préfectoral, 8 juin 1853.

    Autorisant MM. Daliphard Dessaint et Cie à faire usage dans leur indiennerie de plusieurs appareils à vapeur composés de 4 chaudières, 2 machines à vapeur, 6 cuves à lessiver, deux séchoirs, 6 plaques séchantes et 6 cuves à double fond pour la préparation des couleurs. Les cheminées de l’usine ont une hauteur de 30 et 32 m de sorte que les fumées ne nuisent pas au voisinage.

    AD Eure. 5 M 310.

    Arrêté Préfectoral, 6 juin 1855.

    Autorisant MM. Daliphard, Dessaint et Cie à faire usage dans leur manufacture d’indiennes à Radepont, d’une machine à vapeur a condition que le combustible utilisé soit de la houille non humide afin d’atténuer l’intensité de la fumée nuisible aux propriétés voisines.

    AD Eure. 5 M 310.

    Plan, 16 aout 1855.

    AD Eure. 19 S 2.

    Pétition des propriétaires, 22 février 1856.

    « …M. le Marquis et Mme la Marquise de Radepont, Mr le Comte et Mme la Comtesse de Clermont-Tonnerre, propriétaire de la fabrique d’indienne à Radepont qu’ils louent à MM. Dessaint, Daliphard frères et Cie… »

    AD Eure. 19 S 2.

    Plan en annexe de la pétition, 22 février 1856.

    AD Eure. 19 S 2.

    Plan d’ensemble des usines de Radepont, 19 juillet 1856.

    L’usine est mentionnée comme « atelier de gravure » cad comme indiennerie.

    AD Eure. 18 S 67.

    AD Eure. 19 S 2.

    Plan détaillé avec implantation des bâtiments, 19 juillet 1856.

    Roue de la garancerie ; roue des rouleaux à impression ; roue des teintureries ; roue du blanchiment.

    AD Eure. 19 S 2.

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 19 juillet 1856.

    M. de Radepont possède sur la rivière d’Andelle commune de Radepont une usine à plusieurs tournants destinée à la teinture et l’impression des indiennes réglée par l’ordonnance royale du 13 juillet 1841. L’usine est louée et exploitée par MM. Dessaint Daliphard et Cie.

    AD Eure. 19 S 2.

    Arrêté Préfectoral, 7 octobre 1862.

    Autorisant MM Daliphard, Dessaint et Cie, exploitant l’usine appartenant à M. de Radepont, à faire usage dans leur manufacture d’indiennes à Radepont, d’une nouvelle machine à vapeur.

    AD Eure. 5 M 310.

    1861 : PASSY Louis, Rapport sur le progrès de l'Agriculture et de l'Industrie dans l'arrondissement des Andelys.

    MM. Daliphart et Cie dirigent à Radepont une indiennerie qui fabrique des toiles pour l’ameublement (5/6e) et pour l’habillement (1/6e).

    Arrêté Préfectoral, 17 janvier 1863.

    Autorisant MM Daliphard, Dessaint et Cie à faire usage dans leur manufacture d’indiennes à Radepont, d’une nouvelle chaudière à vapeur cylindrique à 3 bouilleurs.

    AD Eure. 5 M 310.

    Arrêté Préfectoral, 22 décembre 1864.

    Autorisant MM. Daliphard, Dessaint et Cie à faire usage dans leur manufacture d’indiennes à Radepont, d’une chaudière à vapeur cylindrique à deux bouilleurs alimentée à la houille.

    AD Eure. 5 M 310.

    Enquête industrielle 1866.

    M. Daliphard emploie 390 ouvriers.

    AD Eure. 9 M 3.

    Enquête « Etat des ouvriers des industries cotonnières ou dérivées du coton.. » 1867.

    L’usine Daliphard emploie à cette date 390 ouvriers.

    AD Eure. 1 M 302.

    Procès-verbal d’épreuve d’un bouilleur pour la presse hydraulique, équipant l’indiennerie de MM Daliphard, Dessaint et Cie, 29 février 1872.

    Bouilleur provenant du constructeur Renaux à Rouen.

    AD Eure. 5 M 310.

    Lettre de MM Daliphard, Dessaint et Cie à M le préfet de l’Eure, 7 aout 1874.

    Par laquelle ils demandent l’autorisation d’installer une nouvelle chaudière à vapeur dans leur indiennerie de Radepont. Cette chaudière cylindrique à trois bouilleurs provient des ateliers Chevallier, rue Lafayette à Rouen. Elle est destinée à alimenter divers appareils en usage dans l’usine.

    AD Eure. 5 M 310.

    Situation, 1878.

    Plus de 500 ouvriers sont employés dans l’usine.

    AD Eure. 19 S 2.

    Pétition, 18 novembre 1882.

    Par laquelle M. Edmond Daliphard, demeurant à Darnétal, demande l’autorisation de faire une prise d’eau nécessaire à l’établissement d’une blanchisserie dans sa propriété.

    AD Eure. 19 S 2.

    Situation, 1882.

    L’usine n’est plus mentionnée dans les état-matrices (en chômage ou détruite ?)

    Situation, 1887.

    L’usine semble détruite.

    Situation, 1901.

    L'usine est détruite (sauf atelier de gravure en aval de la source).

    AD Eure. 18 S 66.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 6 M : 6 M 1240. Statistiques industrielles et commerciales.

    Statistiques industrielles, 1806.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 6 M : 6 M 1240. Statistiques industrielles et commerciales.

    Statistiques industrielles, 1812.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 68. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 30 avril 1820.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition 26 décembre 1820.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Enquête administrative suite à la pétition Dutuit, 25 février 1821.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 68. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Ordonnance royale, 6 septembre 1825.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 67. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Ordonnance royale, 23 novembre 1825.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 1 M : 1 M 301. Coalition des ouvriers de la vallée de l’Andelle en 1836.

    Rapport du lieutenant de gendarmerie aux Andelys Beaugrand sur la coalition des ouvriers imprimeurs des fabriques d'indiennes de la vallée d'Andelle au capitaine Desderieze commandant la gendarmerie de l'Eure, 23 mai 1836.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 1 M : 1 M 301. Coalition des ouvriers de la vallée de l’Andelle en 1836.

    Lettre du sous-préfet des Andelys Davenière au préfet de l'Eure, 7 juin 1836.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 67. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Situation, 1839.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 67. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Plan des usines de Radepont, 1er juillet 1839.
  • AD Eure. Série S. Sous-série 18 S : 18 S 67. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Ordonnance royale, 13 juillet 1841.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 14 novembre 1844.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition, 22 février 1850.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan de l’indiennerie de M. de Radepont, du moulin du Pont appartenant à Mr Levavasseur et des filatures St Pierre et St Paul propriétés de Mr Dutuit, 22 février 1850.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 8 juin 1853.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 6 juin 1855.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan, 16 aout 1855.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition des propriétaires, 22 février 1856.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan en annexe de la pétition, 22 février 1856.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan d’ensemble des usines de Radepont, 19 juillet 1856.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan détaillé avec implantation des bâtiments, 19 juillet 1856.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 19 juillet 1856.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 7 octobre 1862.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 7 octobre 1862.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté Préfectoral, 22 décembre 1864.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 9 M : 9 M 3. Enquêtes administratives et industrielles (1837-1881).

    Enquête industrielle 1866.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 1 M : 1 M 302. Administration générale.

    Enquête « Etat des ouvriers des industries cotonnières ou dérivées du coton.. » 1867.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Procès-verbal d’épreuve d’un bouilleur pour la presse hydraulique, équipant l’indiennerie de MM Daliphard, Dessaint et Cie, 29 février 1872.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Lettre de MM Daliphard, Dessaint et Cie à M le préfet de l’Eure, 7 aout 1874.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Situation, 1878.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition, 18 novembre 1882.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 66. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Radepont.

    Situation 1901
Bibliographie
  • BN Paris-Richelieu-Louvois. O 600. Enquête industrielle, 1847.

    Exploitant : DALIPHARD jeune ET DESSAINT
  • PASSY, Louis. Rapport sur le progrès de l'Agriculture et de l'Industrie dans l'arrondissement des Andelys. 1862.

    p. 66
  • ROUAULT DE LA VIGNE, René. Nobles et anoblis dans l'industrie textile en Haute-Normandie. Études Normandes, n° 227, 4e trimestre 1969.

    p. 2-3
  • CHASSAGNE, Serge. Le coton et ses patrons. France, 1760-1840. Paris : EHESS, 1992.

    p. 470, 471
  • DORE, Mylène. Quand les toiles racontent des histoires – les toiles d’ameublement normandes au XIXe siècle. Rouen : Ed. des Falaises, 2007, 247 p.

    p. 237-238
  • BELHOSTE, Jean-François. La vallée de l’Andelle : histoire et archéologie industrielles (1780-1870). In Tisser l’histoire. L’industrie et ses patrons. Mélanges offerts à Serge Chassagne. Valenciennes : Presses universitaires de Valenciennes, 2009. 406 p.

    p. 44.
  • SYNDICAT INTERCOMMUNAL DU BASSIN DE L'ANDELLE. Plan Pluriannuel de Restauration et d'Entretien de l'Andelle et de ses affluents 2015-2019. 369 p.

    p. 98-101 (ROE)
Périodiques
  • BELHOSTE, Jean-François. L'Andelle, une grande vallée textile normande. L'archéologie industrielle en France, 2008, n°53.

    p. 35

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.


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