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halle aux poissons dite halle des pêcheurs cordiers

Dossier IA50001562 réalisé en 2006

Fiche

Précision dénominationhalle aux poissons
Dénominationshalle
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : Epi du quai de Caligny
Cadastre : 2008 BN 7

Le débarquement, le tri et la vente du poisson, se pratiquent traditionnellement à Cherbourg en deux endroits : le quai ouest de l'avant-port, où dès 1832 l'architecte municipal Louis-Pierre Le Sauvage édifie une petite poissonnerie, et l'esplanade sud du bassin de commerce, aménagée pour la circonstance au début du siècle dernier. Jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'ensemble de ces opérations s'effectue à l'air libre, sous des tentes et abris provisoires, qui rendent les conditions d'exercices particulièrement difficiles. Après 1945, la croissance des activités halieutiques, associées aux doléances des pêcheurs qui protestent contre la dureté de leur condition, conduisent les autorités municipales puis la Chambre de Commerce, à entreprendre la construction de deux établissements en dur : un hall de stockage pour les pêcheurs cordiers et une halle aux poissons pour les pêcheurs chalutiers. La décision d'édifier un hall de stockage pour les pêcheurs cordiers est arrêtée par le conseil municipal de la ville le 5 avril 1952. Confiée au directeur des services techniques, sa construction, commencée cette année-là, s'achève en 1953. Installé sur un épi maçonné, aménagé en 1892 à l'endroit où s'effectuait le débarquement des marchandises, le bâtiment, d'une longueur de 40 mètres, se présente comme un édifice de plan rectangulaire à un seul niveau. L'ossature de la construction est en béton armé, les murs sont en aggloméré et la toiture en terrasse. L'intérieur abrite un hall central destiné au stockage de la marchandise, un local pour les douaniers et un W. C à l'ouest, un local de tannage, une salle d'abri pour les pêcheurs et une chambre froide pourvue d'un frigorifique à l'est. Le local de tannage est alors réservé à des activités de maroquinerie, obtenue à partir de la peau de requin. La décoration et l'étanchéité font l'objet d'un certain soin. Selon les premiers témoins oculaires, les murs des locaux sont recouverts de faïences jusqu'à une hauteur de un mètre vingt, le local de tannage d'un enduit en ciment, les sols du hall et des WC sont en grès industriel.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1952, daté par source

L'ancienne criée municipale, aujourd'hui désaffectée, est un édifice en forme de vaisseau allongé doté d'un rez-de-chaussée unique. L'entrée principale, encadrée au nord et au sud par des pièces à usage de bureau éclairées par des fenêtres en bandeau, se situe au sud face au bassin des chalutiers. Elle donne accès à la salle principale où se pratiquait la vente à la criée. Une terrasse bordée par une rambarde en métal couronne le bâtiment.

Mursbéton enduit
Toitbéton en couverture
Couvrementsen béton armé
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesterrasse
État de conservationdésaffecté
Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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