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fort de l'Onglet puis vigie sémaphorique actuellement station nautique Cherbourg-Hague

Dossier IA50001402 réalisé en 2008

Fiche

Appellationsfort de l'Onglet
Dénominationsfort, sémaphore, centre de loisirs
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : rue du
Diablotin
Cadastre : 1826 D 2 ; 2008 BN 8

La destruction des remparts de la ville sur ordre du marquis de Louvois en 1689 ainsi que l'incendie, par la coalition anglo-normande, des trois vaisseaux le Soleil-Royal, le Triomphant et l'Admirable dans la baie de Cherbourg en 1692, sont à l'origine, à la fin du XVIIe siècle, de la construction à l'initiative des habitants d'une première batterie, au lieu dit de l'Onglet. Destinée, à l'instar du fort du Galet et de la redoute de Tourlaville édifiés à la même époque, à protéger les Cherbourgeois de nouvelles incursions anglaises, l'ouvrage est décrit en 1743 par Pierre de Caux, ingénieur du Génie, comme une simple batterie à barbette, percée de six embrasures et revêtue de maçonnerie. Désaffecté à la fin du XVIIIe siècle suite aux travaux entrepris dans le port militaire, le fort est transformé au XIXe siècle en vigie sémaphorique, puis en poste de DCA par les Allemands sous l'Occupation. Après avoir été le siège de l'Ecole des Formations Techniques de l'arsenal à partir de 1964, il est aujourd'hui occupé par la station nautique Cherbourg-Hague.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle , daté par source
Secondaire : 19e siècle , daté par source

Implanté à l'extrémité occidentale de la place Napoléon, l'édifice actuel adopte la forme d'un polygone entouré par un fossé. Bordé au nord par la Plage Verte, il comprend un bâtiment de plan rectangulaire à rez-de-chaussée unique, dressé sur un talus en grès, et une cour délimitée par un mur en schiste dont toutes les embrasures d'origine sont bouchées.

Mursgrès pierre de taille
schiste moellon
Toitardoise
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
État de conservationremanié

Le fort actuel est le dernier témoin des défenses primitives de Cherbourg depuis la disparition de tous les autres sytèmes défensifs antérieurs à l'aménagement de la rade sous Louis XVI : château, fort du Galet, redoute de Tourlaville et batterie Choiseul dans l'anse Sainte-Anne.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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