Logo ={0} - Retour à l'accueil

filature de coton Saint-Victor, puis filature et tissage Saint-Victor, puis cartonnerie Ondulys

Dossier IA27002457 réalisé en 2016

Fiche

Précision dénominationfilature de coton
tissage de coton
usine de carton ondulé
usine d'emballage en carton ondulé
Appellationsfilature et tissage Saint-Victor, société Pouyer-Quertier-Léonard, Filatures et tissages Pouyer-Quertier-Léonard, société des Établissements de Fleury, société Tissages Normands, société anonyme des Cartonneries de l’Andelle, société Ondulys
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, forge, bief de dérivation, salle des machines, chaufferie, passerelle, bâtiment d'eau, bief de dérivation, vanne, logement patronal, logement d'ouvriers
Dénominationsfilature, tissage, cartonnerie
Aire d'étude et cantonbassin hydrographique de l'Andelle - Romilly-sur-Andelle
Hydrographiesbief de dérivation l'Andelle
AdresseCommune : Fleury-sur-Andelle
Adresse : rue
Augustin Léonard
Cadastre : 2018 B2 521, 522, 523, 883, 1593, 1594
Précisions

La filature de coton Saint-Victor est fondée par Victor Sautelet, suite à l’ordonnance royale du 12 avril 1841 qui en autorise la construction à condition que la nouvelle usine soit alimentée par un canal de dérivation creusé sur la seule propriété du pétitionnaire. L’usine reste la propriété de Victor Sautelet jusqu’en 1874, mais ce dernier n’assurera jamais son exploitation. Il en va de même pour l'usine de coton Les Jumelles et de l'indiennerie établis à Fleury-sur-Andelle dont il est également propriétaire.

En effet, dès 1841, Victor Sautelet confie l’exploitation de sa filature Saint-Victor à Louis Palier associé au jeune Augustin Thomas Pouyer-Quertier (1820-1891), à peine âgé de 21 ans, qui s’associe à Louis Palier. L’usine est à nouveau réglementée par l’ordonnance royale du 19 juin 1844, à la suite de l’augmentation de la hauteur de la chute dans le but d’installer un second moteur hydraulique. En 1847, la filature Saint-Victor compte 115 métiers et emploie 210 personnes dont 120 hommes, 60 femmes et 30 enfants payés respectivement 2,5 F, 1,5 F et 0,75 F par jour. Elle a une valeur locative de 11 000 F. La valeur annuelle des matières premières qui y sont utilisées se monte à 280 000 F, la valeur annuelle des produits fabriqués s’élève à 446 400 F et la patente payée par les exploitants est de 610 F.

A la suite de l’autorisation accordée par l’arrêté préfectoral du 31 mars 1851, l’usine est dotée d’une machine à vapeur de 18 CV pour suppléer les deux roues hydrauliques en place. Un nouvel arrêté préfectoral, daté du 27 juin 1859, autorise l’installation d’un deuxième moteur thermique et d’une chaudière cylindrique à deux bouilleurs. Mais les années 1850 sont marquées par le départ brutal de Jean-Georges Palier, laissant Augustin Pouyer-Quertier seul à la tête de l’entreprise. Pour pallier ce retrait, Pouyer-Quertier père (1795-1873) rentre comme associé dans la société et y injecte les capitaux nécessaires pour assurer son développement. Malheureusement la crise cotonnière des années 1860 entraîne une baisse de l'activité et une réduction de la main d’œuvre : l’usine ne compte plus que 168 ouvriers et 10 160 broches actives en 1866.

Après le décès de son père en 1873, Augustin Thomas Pouyer-Quertier s’associe à Augustin Léonard pour fonder la société Pouyer-Quertier-Léonard avec laquelle, en 1874, ils rachètent l’usine à Victor Sautelet. Ensemble ils modernisent l’outil de production et adjoignent à la filature, un tissage mécanique. Les deux bâtiments sont distincts : la filature primitive est un bâtiment monobloc à étages implanté sur une île formée par un canal de dérivation et le cours naturel de la rivière, le nouveau tissage est un bâtiment en rez-de-chaussée couvert en shed construit sur la rive droite de l’Andelle. La filature est actionnée conjointement par deux roues hydrauliques et une machine à vapeur alors que le tissage fonctionne exclusivement à l’aide d’une machine à vapeur. L’usine comprend en outre une forge pour assurer la réparation des machines-outils utilisées sur place.

Dans les années 1880, les affaires périclitent, nécessitant en 1883 la constitution d’une société anonyme dénommée Filatures et tissages Pouyer-Quertier-Léonard. Cette même année, une nouvelle machine à vapeur, provenant des ateliers Renaux et fils de Rouen, est installée dans l’usine.

A sa mort en 1891, Augustin Pouyer-Quertier laisse un capital de 4,5 millions de francs mais celui-ci est grevé de nombreuses hypothèques. L’usine est alors rachetée par la société des Établissements de Fleury, fondée par M. Campard, dont le capital est de 350 000 F et dont le siège social est situé à Rouen, place Saint-Paul. S’en suit une nouvelle vague de modernisation de l’équipement industriel, notamment du tissage. Celui-ci est doté d’une encolleuse avec cylindre sécheur provenant des ateliers Dickinson (Angleterre) et d’une chaudière de type Galloway construite par les ateliers Renaux fils et Bonpain (Rouen). Par ailleurs, un système de chauffage à vapeur composé d’une série de tuyaux en fer est installé dans ce même tissage pour assurer un confort de travail aux ouvriers. L’amélioration de la condition ouvrière, sans être une priorité, est un principe que n’ignore pas la société des Établissements de Fleury. En 1895, elle fonde une société de secours mutuel pour ses ouvriers et à la même époque une petite cité ouvrière d’une quinzaine de logements est édifiée dans l’enceinte de l’usine.

En 1907, pour améliorer l’organisation et la circulation au sein de l’usine, la société des Établissements de Fleury, dirigée par M. Hauville, fait installer une passerelle sur l’Andelle permettant de relier la filature et le tissage implantés de part et d’autre de la rivière. En 1915, Georges Fauquet, alors administrateur des Établissements de Fleury, fait installer dans la filature de coton, une chaudière provenant des ateliers Clayton & Shuttleworth ltd (Lincoln-Angleterre) pour alimenter la machine à vapeur en place. Parallèlement, à la même époque une turbine est installée dans un bâtiment d'eau dédié à la filature en remplacement des roues hydrauliques existantes.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la filature est abandonnée et l’activité tissage renforcée. L’usine emploie alors 400 ouvriers et produit près de 10 km de tissu par jour. L’essentiel de la production est utilisé pour la confection de burnous et exporté vers les colonies. En 1953, l’usine est rachetée par la société Tissages Normands fondée par Jean Fauquet associé à Robert puis Jean De Ménibus (industriels du textile à Oissel). La rationalisation de la production opérée en 1963 permet à l’entreprise de réduire son personnel à une centaine d’ouvriers seulement pour la même productivité (10 km de tissu par jour). Mais la fermeture des marchés coloniaux va entraîner celle de l’entreprise en 1969.

La même année l'usine est réinvestie par la société anonyme des Cartonneries de l’Andelle qui réembauche une grande partie du personnel. En 1971, lui succède la société Ondulys. La cartonnertie de Fleury-sur-Andelle est spécialisée dans la fabrication d'emballages en carton ondulé et de boîtes-présentoirs. Les travaux d'extension de la cartonnerie mis en oeuvre en 1986 entraînent la destruction de la filature à étages, de la cheminée du tissage et des logements ouvriers qui se trouvaient dans l’enceinte de l’usine. Subsistent aujourd’hui de l'ancien site textile : le logement du directeur (inaccessible), et le tissage (transformé en atelier de production de boîtes en carton) avec sa chaufferie et sa salle des machines. En 2019, avec un effectif de 135 personnes, la cartonnerie Ondulys de Fleury-sur-Andelle a produit emploie 135 personn carton ondulé (soit 13 000 tonnes) et dégagé un chiffre d'affaire de 22 millions d'euros.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates1841, daté par travaux historiques
1844, daté par travaux historiques
1851, daté par travaux historiques
1859, daté par travaux historiques
1874, daté par travaux historiques
1883, daté par travaux historiques
1915, daté par travaux historiques
1963, daté par travaux historiques
1969, daté par travaux historiques
1986, daté par travaux historiques
Auteur(s)Personnalité : Sautelet Victor
Sautelet Victor (1789 - 1863)

Fils de Michel Sautelet, négociant rouennais et fondateur d'une indiennerie à Fleury sur Andelle (27) en 1822.

Fondateur de la filature de coton Saint-Victor à Fleury-sur-Andelle (27) en 1841.

Beau-frère de Narcisse Armand Pimont, indienneur rouennais.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
propriétaire, commanditaire attribution par source
Personnalité : Pouyer-Quertier Augustin-Thomas
Pouyer-Quertier Augustin-Thomas (1820 - 1891)

Marié en 1847 à Blanche Delamare (fille d’un négociant rouennais)

L’influence britannique :

Après son instruction secondaire au collège royal de Rouen en section mathématiques préparatoires, il passe trois ans en Angleterre pour compléter ses connaissance théoriques par des études pratiques. C’est là qu’il apprendra les techniques de l’industrie textile mécanique.

L’industriel : 1er filateur normand sous le 2nd Empire

Exploite puis rachète les usines suivantes :

Fleury-sur-Andelle : - filature de Saint-Victor

Perruel : - filature la Rouge (15 000 broches avec renvideurs modernes) dans les années 1860.

Petit-Quevilly : - rachat de la filature de lin la foudre en 1859 qu’il transforme un complexe cotonnier de 56 000 broches avec tissage.

1864 : élabore un règlement concernant l’écoulement des eaux de l’Andelle afin que les filatures et tissages fonctionnent avec régularité.

Ultra protectionniste : il est très opposé au traité franco-britannique de 1860 : traité de libre échange qui offrait à l’Angleterre le débouché français à ses produits manufacturés, moins chers que ceux fabriqués en France au moment où la guerre de Sécession générait, suite au blocus des états cotonniers du sud, une pénurie de matière première.

De 1866 à 1891 : est le président du syndicat des usiniers de l'Andelle

L’homme politique :

- Conseiller général de l’Eure dès 1852

- Maire de Fleury-sur-Andelle de 1854 à sa mort en 1891

- Député de Seine-Inférieure de1857 à 1869

- Ministre des finances de Thiers le 25 février 1871, il prit part aux négociations du traité de Francfort avec Bismarck

- Sénateur de Seine Inférieur de 1871 à 1891


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
propriétaire, commanditaire, personnage célèbre attribution par source
Personnalité : Palier Louis
Palier Louis

Industriel - exploitant la filature de coton Saint-Victor - associé à Augustin Pouyer-Quertier

Maire de Fleury-sur Andelle de 1848 - 1853


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
propriétaire, commanditaire, habitant célèbre attribution par source

La filature, aujourd'hui détruite, était un bâtiment monobloc construit en brique sur 2 étages et un étage de comble, implanté sur une île formée par un canal de dérivation et le cours naturel de la rivière. Actionnée conjointement par l'énergie hydraulique et thermique, ne subsiste que le bâtiment d'eau, en brique et essentage de planches, abritant la turbine (cassée au fond de la chambre d'eau). Le tissage, toujours en place, est un bâtiment en brique et charpente métallique construit en rez-de-chaussée, couvert en shed et implanté sur la rive droite de l’Andelle. Il fonctionnait exclusivement à l’aide d’une machine à vapeur. La salle des machines et la chaufferie de type halle (en rez-de chaussée et grande hauteur sous toiture), existent toujours. Outre la filature et le tissage, l’usine comprenait une forge (disparue) servant à la réparation des outils et machines utilisés sur place. Dans l'enceinte de l'usine se trouvaient des logements ouvriers en bande (détruits) et le logement du directeur (non accessible).

Mursbrique
béton
brique essentage de planches
Toittuile mécanique, verre en couverture, ciment amiante en couverture
Étagesen rez-de-chaussée
Couvrementscharpente métallique apparente
charpente en béton armé apparente
Couverturesshed lanterneau
toit à longs pans pignon couvert
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriétépropriété d'une société privée

Annexes

  • Détail des sources.

    Procès-verbal d’opération, 21 octobre 1839.

    Suite à une demande d’autorisation d’usine formée par M. Sautelet.

    AD Eure, 18 S 75

    Plan de l’usine projetée, 27 décembre 1839.

    AD Eure, 18 S 75

    Ordonnance royale, 12 avril 1841.

    Autorisant M. Sautelet à construire une usine à usage de filature ou de moulin à foulon à condition que celle-ci soit alimentée par un canal de dérivation creusé sur sa propriété.

    AD Eure, 18 S 75

    Procès-verbal d’accession des lieux, 6 juin 1842.

    Cette même année, M. Sautelet est devenu propriétaire de l’usine d’amont, à usage de moulin à foulon, appartenant jusqu’alors à MM. Duval, Chappé et Templier…. De façon à pouvoir relever le repère de son usine dite Saint Victor.

    AD Eure, 18 S 75

    Plan de situation de l’usine Sautelet, 15 septembre 1842.

    AD Eure, 18 S 75

    Arrêté préfectoral, 26 novembre 1842.

    Autorisant MM. Pouyer-Quertier et Palier à établir sur une propriété appartenant à M. Sautelet une chaudière destinée à produire de la vapeur pour le chauffage de leurs ateliers

    AD Eure, 5 M 303

    Ordonnance royale, 19 juin 1844.

    Autorisant M. Sautelet à relever de 30 cm le repère de son usine dite Saint Victor.

    AD Eure, 18 S 75

    Enquête industrielle 1847

    FILATURE : POUYER ET PALIER

    Valeur locative : 16 000 FF

    Patente : 610 FF

    Valeur annuelle des matières premières : 280 000 FF

    Valeur annuelle des produits fabriqués : 446 400 FF

    Effectif : HOMME: 120, FEMME: 60, ENFANT: 30

    Salaire : HOMME: 2.50 FF, FEMME: 1.25 FF, ENFANT: 0.75 FF

    Moteur : ENERGIE HYDRAULIQUE

    Machines : FORGE: 1, METIER: 115

    BN O 600 (11), p208, n°134 (3° arrondissement des Andelys)

    Arrêté préfectoral, 31 mars 1851.

    Autorisant MM. Pouyer, Pallier et Quertier à faire usage dans leur filature et tissage de St Victor d’une chaudière cylindriqye et d’une machine à vapeur de 18 cv pour suppléer aux moteurs hydrauliques.

    AD Eure, 5 M 303

    Arrêté préfectoral, 27 juin 1859.

    Autorisant M. Pouyer-Quertier à faire usage dans l’usine de M. Sautelet dite usine St Victor à Feury d’une seconde chaudière à vapeur cylindrique à deux bouilleurs.

    AD Eure, 5 M 303

    Enquête industrielle, 1866.

    M. Pouyer-Quertier emploie 168 ouvriers.

    AD Eure, 9 M 3

    Enquête « Etat des ouvriers des industries cotonnières ou dérivées du coton. » 1867.

    L’usine Pouyer-Quertier (locataire) emploie à cette date 168 ouvriers.

    AD Eure, 1 M 302

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1868.

    Propriétaire : M. Victor Sautelet

    Exploitant : Société Pouyer-Quertier

    AD Eure, 18 S 6

    Statistique industrielle : Liste des filatures en activité en 1869.

    Filature de coton Pouyer-Quertier 10 160 broches.

    AD Eure, 6 M 1243

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1872-1874.

    Propriétaire : M. Victor Sautelet

    Exploitant : Société Pouyer-Quertier

    AD Eure, 18 S 6

    Lettre de Pouyer-Quertier au préfet de l’Eure, 3 novembre 1883.

    L’informant qu’il souhaite remplacer les deux chaudières précédemment installée par un générateur provenant des ateliers Renaux et fils et destiné à produire l’énergie nécessaire à son établissement.

    AD Eure, 5 M 303

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1883-1897.

    Propriétaire : Société anonyme Pouyer-Quertier et Léonard

    Exploitant : Société Pouyer-Quertier

    AD Eure, 18 S 6

    Extrait du registre des épreuves d’appareils à vapeur, 14 novembre 1891.

    Le tissage de coton de la société des Établissements de Fleury, sous la direction de M. Campard, atteste l’utilisation d’un cylindre sécheur destinée à l’encolleuse et construit par Dickinson en Angleterre.

    AD Eure, 5 M 310

    Lettre de A. Campard directeur des Établissements de Fleury au préfet de l’Eure, 26 novembre 1891.

    L’informant qu’il vient d’installer dans son nouveau tissage de St Victor une chaudière de type Galloway construite par Renaux fils et Bonpain à Rouen et d’un chauffage à vapeur composé d’une série de tuyaux en fer répartis dans tout l’établissement qui est en rez-de-chaussée.

    AD Eure, 5 M 303

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 30 septembre 1895.

    Pour une Chaudière Galloway cylindrique à deux foyers provenant des ateliers Renaux et Bonpain pour le tissage des Établissements de Fleury-sur-Andelle dit Saint Victor

    AD Eure, 5 M 303

    1895 : La sa des Etablissements de Saint-Victor fonde une société de secours mutuel dans laquelle tous les ouvriers furent obligés de verser un à deux centimes par franc de salaire qui étaient redistribués aux

    ouvriers malades et aux vieux travailleurs sans ressource.

    État matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1900.

    Propriétaire : Établissement de Fleury-sur-Andelle

    AD Eure, 18 S 6

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 5 août 1905.

    Pour une Chaudière Galloway cylindrique à deux foyers provenant des ateliers Renaux fils et Bonpain pour le tissage des Établissements de Fleury-sur-Andelle dit Saint Victor

    AD Eure, 5 M 303

    Pétition Hauville, 3 novembre 1905.

    Projet de construction d’une passerelle sur la rivière de l’Andelle pour transporter les cotons filés au tissage ; les deux usines sont distinctes.

    Plan (mention d’une forge sur le plan)

    AD Eure, 19 S 2, Fleury

    Plan de l’usine des Établissements de Fleury-sur-Andelle s.a. et de la passerelle projetée, 19 février 1907.

    AD Eure, 19 S 2, Fleury

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 19 février 1907.

    Projet de construction d’une passerelle pour relier la filature qui se trouve sur l’ilot et le tissage qui se trouve sur la rive droite de la rivière. La filature est actionnée par deux roues hydrauliques. « …(M. Hauville) le directeur des usines St-Victor demande de mettre au plus bas le niveau de l’eau afin d’établir les fondations nécessaires à l’installation dans nos filatures des extincteurs automatiques d’incendie Grinnell… »

    AD Eure, 19 S 2, Fleury

    Arrêté préfectoral, 25 mai 1907.

    Autorisant la sa des Établissements de Fleury (propriétaire de l’usine Saint-Victor) de construire une passerelle sur la rivière de l’Andelle dans l’enceinte de son usine.

    AD Eure, 18 S 75

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 26 aout 1907.

    Pour une Chaudière Galloway cylindrique à deux foyers provenant des ateliers Renaux pour les Établissements de Fleury-sur-Andelle dit Saint Victor.

    AD Eure, 5 M 303

    Pétition M. Maubert, 2 mai 1911.

    « …M. Hauville faisant tenir les eaux du bief supérieur de son usine au dessus de la crête des vannes de décharges et du déversoirs (…) entraîne l’inondation d’une prairie appartenant à M. Maubert… »

    AD Eure, 19 S 2, Fleury

    Lettre de M. Georges Fauquet, administrateur des Etablissements de Fleury sur Andelle au préfet de l’Eure, 20 mai 1915.

    L’informant de la mise en service d’une chaudière à vapeur destinée à fournir la vapeur nécessaire à la marche du moteur tracteur à la filature de coton dite de Saint Victor . Cette chaudière Locomobile provient des ateliers Clayton & Shuttleworth ltd à Lincoln Angleterre. Les Établissements de Fleury-sur-Andelle sont une sa au capital social de 350 000 f, et dont le siège social est à Rouen, place Saint-Paul.

    AD Eure, 5 M 303

    État récapitulatif des usines hydrauliques existantes au 31-12-1926

    Titre en vertu duquel l’usine est autorisée : ordonnance royale du 12 mars 1841 et ordonnance royale du 19 juin 1844

    Concessionnaire : Sté anciennement tissage de Fleury sur Andelle

    Hauteur de chute : 1,14 m

    Puissance brute : 52 kw

    AD Eure, 1 J 465

    Plan masse usine Ondulys, 1971.

    L’usine Ondulys est une industrie de transformation utilisant des produits manufacturés (papier, carton, colle en poudre, encre…). Elle relève en 1970 des Cartonnages de Billancourt.

    AD Eure, 18 W 158

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Procès-verbal d’opération, 21 octobre 1839.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Plan de l’usine projetée, 27 décembre 1839.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Ordonnance royale, 12 avril 1841.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Procès-verbal d’accession des lieux, 6 juin 1842.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Plan de situation de l’usine Sautelet, 15 septembre 1842.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté préfectoral, 26 novembre 1842.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Ordonnance royale, 19 juin 1844.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté préfectoral, 31 mars 1851.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Arrêté préfectoral, 27 juin 1859.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 9 M : 9 M 3. Enquêtes administratives et industrielles (1837-1881).

    Enquête industrielle, 1866.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 1 M : 1 M 302. Administration générale.

    Enquête « Etat des ouvriers des industries cotonnières ou dérivées du coton. » 1867.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 6. Syndicat des usiniers de l'Andelle.

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1868.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 6 M : 6 M 1243. Statistiques commerciales et industrielles (1859-1880).

    Statistique industrielle : Liste des filatures en activité en 1869.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 6. Syndicat des usiniers de l'Andelle.

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1872-1874.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Lettre de Pouyer-Quertier au préfet de l’Eure, 3 novembre 1883.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 6. Syndicat des usiniers de l'Andelle.

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1883-1897.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 310. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Extrait du registre des épreuves d’appareils à vapeur, 14 novembre 1891.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Lettre de A. Campard, directeur des Etablissements de Fleury, au préfet de l’Eure, 26 novembre 1891.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 30 septembre 1895.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 6. Syndicat des usiniers de l'Andelle.

    Etat matrice du syndicat d’usiniers de la vallée de l’Andelle, 1900.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 5 août 1905.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition Hauville, 3 novembre 1905.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Plan de l’usine des Etablissements de Fleury sur Andelle s.a. et de la passerelle projetée, 19 février 1907.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Rapport de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, 19 février 1907.
  • AD Eure. Série S ; Sous-série 18 S : 18 S 75. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle. Fleury-sur-Andelle.

    Arrêté préfectoral, 25 mai 1907.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Procès-verbal d’épreuve d’un appareil à vapeur, 26 août 1907.
  • AD Eure. Série S ; sous-série 19 S : 19 S 2. Cours d'eau et usines hydrauliques. Rivière de l'Andelle.

    Pétition M. Maubert, 2 mai 1911.
  • AD Eure. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 303. Établissements industriels, dangereux et insalubres. Appareils à vapeur.

    Lettre de M. Georges Fauquet administrateur des Etablissements de Fleury sur Andelle au préfet de l’Eure, 20 mai 1915.
  • AD Eure. Série J ; Sous-série 1 J : 1 J 465. État récapitulatif des usines hydrauliques existantes au 31/12/1926 dans l’Eure.

    Société anciennement Tissage de Fleury.
  • AD Eure. Série W ; Sous-série 18 W : 18 W 158. Administrations, depuis 1940. Installations classées. Fleury-sur-Andelle.

    Plan masse de l'usine Ondulys, 1971.
Bibliographie
  • BN Paris-Richelieu-Louvois. O 600. Enquête industrielle, 1847.

    Situation de la filature Pouyer et Palier
  • BARJOT, Dominique. Les patrons du Second empire. Anjou, Normandie, Maine. Paris : Picard, 1991. 255 p.

    p. 53
  • MOLKHOU, Pierre. Fleury-sur-Andelle, l'éveil d'une ville. [Le Mesnil-Esnard] : Pierre Molkhou, 2007. (Histoire et municipalités). 32 p.

    p. 9, p. 13, p. 17, p. 19-20 p. 23-24, p. 27
  • CATHERINE, Éric. Balade au fil de l'eau. À la rencontre des moulins. Filatures et fonderies de la vallée de l'Andelle. Éditions Mémoires et Cultures, 2009. 143 p.

    p. 98-101
  • BELHOSTE, Jean-François. La vallée de l’Andelle : histoire et archéologie industrielles (1780-1870). In Tisser l’histoire. L’industrie et ses patrons. Mélanges offerts à Serge Chassagne. Valenciennes : Presses universitaires de Valenciennes, 2009. 406 p.

    p. 49
  • SYNDICAT INTERCOMMUNAL DU BASSIN DE L'ANDELLE. Plan Pluriannuel de Restauration et d'Entretien de l'Andelle et de ses affluents 2015-2019. 369 p.

    p. 118-121 (ROE 863-864)
Périodiques
  • WIART, Chantal. Augustin Pouyer-Quertier, industriel et homme politique : 1820-1891. Connaissances de l’Eure, n° 165, 3ème trimestre, 2012.

    p. 15
  • BELHOSTE, Jean-François. L'Andelle, une grande vallée textile normande. L'archéologie industrielle en France, 2008, n°53.

    p. 36

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.