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ensemble de deux fermes et d'une tuilerie (détruite), actuellement maisons

Dossier IA61002781 réalisé en 2019

Fiche

  • Vue paysagère depuis l'est.
    Vue paysagère depuis l'est.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • grange
    • remise
    • logis
    • écurie
    • étable
    • cuisine
    • salle
    • toit à porcs
    • four à pain
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesgrange, remise, logis, écurie, étable, cuisine, salle, toit à porcs, four à pain
Dénominationsferme, tuilerie
Aire d'étude et cantonParc naturel régional du Perche
AdresseCommune : Feings
Lieu-dit : le Pont
Cadastre : 1830 G 5, 14 ; 2019 ZL 3

A la fin du 13e siècle, le lieu-dit du Pont est cité une première fois dans une charte de Hugues Pelichon qui y possède deux maisons. D'après Jean Aubry (1982), un moulin dont les roues étaient actionnées par le petit affluent du ruisseau de Villiers est attesté au Pont bien qu’il n’y ait pas trace de son existence sur la carte de Cassini, le cadastre de 1830, ou dans la micro-toponymie des états de section du cadastre. Sur le plan cadastral de 1830, figurent quatre bâtiments, deux principaux et deux secondaires, probablement deux petites fermes. Les matrices du cadastre renseignent sur l'évolution du lieu-dit : en 1861, Pierre Joseph Plisson reconstruit ou rehausse un des deux bâtiments principaux. Il construit deux ans plus tard une tuilerie-briquèterie - l'argile présente dans le sous-sol supportant la cuisson. Une augmentation de construction est signalée en 1878 pour le même propriétaire (emplacement non déterminé). En 1884, est signalée la construction d'une nouvelle maison - mais il s’agit plus vraisemblablement du réaménagement ou du rehaussement d'un des deux bâtiments principaux - au profit d’Augustin Drouère, gendre de Pierre Joseph Plisson. Une augmentation de construction est relevée en 1887 pour la même personne. Les listes nominatives des recensements de populations documentent la structure sociale des lieux : en 1901,13 habitants se répartissent au sein trois maisons du Pont. L’une est habitée par Emile Plisson, fils de Pierre Joseph, propriétaire exploitant et sa famille, l’autre par Agathe Brisard, veuve de Pierre Joseph Plisson et enfin la dernière, par Augustin Drouère, tuilier et chef d'usine, sa femme, Louise Plisson -sœur d'Emile et fille de Pierre Joseph -, leur gendre Eugène Lainé, tuilier, marié à leur fille Blanche Drouère et deux domestiques. En 1921, la tuilerie cesse son activité et le lieu-dit ne compte plus que deux fermes.

Augustin Drouère, fabricant de poteries « spéciales », apposait son estampille comme sur le drain en terre cuite conservé dans une des deux anciennes fermes du Pont. La tuilerie, encore en élévation en 1996, a été détruite au tournant du 21e siècle tandis que l'activité agricole a cessé après la Seconde Guerre mondiale.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1861, daté par source
1863, daté par source
1878, daté par source
1884, daté par source
1887, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Pisson Pierre Joseph
Pisson Pierre Joseph

Commanditaire de la tuilerie-briquèterie au Pont (Feings, Orne) en 1863 et exploitant de la tuilerie.


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Personnalité : Drouère Augustin
Drouère Augustin

Tuilier et chef d'usine à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle au Pont (Feings, Orne).


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Le lieu-dit du Pont se situe en limite ouest de la commune, surplombant un vallon d'un affluent du ruisseau de Villiers. Il compte deux fermes composées chacune d'un bâtiment principal et d'un ou deux petits bâtiments secondaires. Ces deux bâtiments principaux sont quasiment alignés, comprenant une façade principale orientée au sud. Au nord-ouest de cet ensemble, à l'ouest du chemin d'accès à la ferme ouest, se trouvait l'ancienne tuilerie-briquèterie détruite dont aucun vestige ne subsiste, mis à part quelques poteries « spéciales » (drains) conservées sur place. Les bâtiments principaux comprennent chacun un logis de ferme et des dépendances agricoles (étables, écuries, cave, remise et grange). Les traces de leurs agrandissements et surélévations sont bien visibles : reprises de maçonnerie, chaînages d'angle en brique uniquement en partie supérieure notamment.

Les murs sont en moellons de calcaire, de silex et de grès roussard couverts d'un enduit. Certains murs de la ferme ouest sont en brique vraisemblablement issue de la production de la tuilerie-briquèterie tout proche. Les encadrements d'ouvertures et les chaînages d'angle sont majoritairement en brique mais également en pierre de taille de grès roussard. Les toits à longs pans et à croupe sont couverts en tuile plate et en ardoise (présence de panneaux solaires relevée sur le logis de la ferme est).

Murscalcaire moellon enduit
silex moellon enduit
grès moellon enduit
brique
Toittuile, ardoise
Étages1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant

État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété privée
Sites de protectionparc naturel régional
Protections

Annexes

  • Contenu de la liasse H 2696

    Le Pont – Charte de Hugues Pelichon, contenant accord au sujet d'un chemin situé entre ses deux maisons, au lieu du Pont, près la métairie de religieux du Val-Dieu, dont il prétendait interdire l'accès à leurs charrettes et à tous leurs bestiaux, pour lequel, de l'avis de prudes hommes, et suivant le conseil de ses amis, il leur accorde l'autorisation de circuler sur ce chemin sans aucun empêchement (1279, février, n. s.). – Bail à rente par Robin du Pont, à Adam Baron et à Catherine, sa femme, de la métairie du Pont (1460). – Arrêt du parlement de Paris obtenu par les religieux, « pour raison de certaines bores et chaussées et autres choses » qu'ils avaient été condamnés à l'établir (1505).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Orne. H 2696. Le Pont (Feings) - charte et bail à rente (1279-1505).

  • AD Orne. 3 NUMLN 160. Listes nominatives des recensements de population de Feings (1901-1968).

  • AD Orne. 3 P 3-160/1 à 3 P 3-160/7. Matrices cadastrales de la commune de Feings.

Documents figurés
  • AD Orne. 3 P 2-160/1 à 3 P 2-160/12. Plans cadastraux de 1830 de la commune de Feings.

Bibliographie
  • AUBRY, Jean. Feings et le Val-Dieu – Regards sur le passé… monographie communale. (s.l.) : (s.d.), 1982.

  • FISCHER, Roger. Les maisons paysannes du Perche. Paris : Eyrolles, Maisons paysannes de France, 1994.

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général ; (c) Parc naturel régional du Perche (c) Parc naturel régional du Perche - Maillard Florent
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'architecture rurale du PNR.


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