Photographe du SRI Rouen, actif entre 1969 et 2010.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Sotteville-lès-Rouen
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Commune
Sotteville-lès-Rouen
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Adresse
1 rue Gaston Contremoulins
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Dénominationslocomotive à vapeur
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AppellationsPacific 231
Au début du XXe siècle, face à l’explosion du trafic ferroviaire, l’Administration des chemins de fer de l’État passe commande à la société nantaise Batignolles-Châtillon d’une série de 283 locomotives à vapeur à grande vitesse de type Pacific 231 "compound" à surchauffe également dites "à double expansion". Ces puissantes machines de 2 500 CV peuvent atteindre la vitesse de 130 km/h en tractant une charge de 500 T. Elles sont construites entre 1913 et 1923 et numérotées 231 501 à 231 783. La Pacific 231 G 558 conservée au dépôt de Sotteville-lès-Rouen est l’unique survivante de cette série de locomotives d’exception.
La locomotive à vapeur 231 G 558 et son tender sortent des ateliers métallurgiques de la Société de construction Batignolles-Châtillon, filiale nantaise de la Société de construction des Batignolles au printemps 1922. Elle est mise en service le 19 juillet 1922 pour assurer le trafic voyageur sur la ligne Paris-Bordeaux et est affectée au dépôt de Thouars.
En 1935, elle est envoyée aux ateliers réparation de Quatre-Mares (Saint-Etienne du Rouvray) pour y subir d’importants perfectionnements techniques permettant d’augmenter sa puissance. L’opération porte sur le mécanisme de distribution et s’appuie sur les innovations mises au point par l’ingénieur André Chapelon. Elle ressort des ateliers sous le nom 231 558 DD (Double Dabeg) et est transférée le 25 Juin 1936 au dépôt de Caen pour desservir la ligne Paris-Cherbourg où elle roulera plus de 29 ans, jusqu’en 1965.
Le 1er janvier 1937 date de la création de la SNCF, la locomotive est rebaptisée de son nom actuel : Pacific 231 G 558.
En novembre 1954, elle réintègre les ateliers de Quatre-Mares pour y subir ce que l’on appelle sur place une Grande Réparation, c’est-à-dire une série d’opération de maintenance lui permettant d'effectuer quelques 360 000 km supplémentaires.
Déclassée comme matériel roulant en 1968, elle est alors transférée à Dieppe pour servir de chaudière fixe et assurer jusqu’en 1972 le réchauffage du fuel des ferries reliant Dieppe à Newhaven. Mise en vente sans succès par la SNCF, la Pacific 231 G 558 échappe au ferraillage grâce à l’intervention d’un chef de Traction qui la rapatrie au dépôt de Sotteville en 1972. L’Amicale des chefs de traction du réseau OUEST-SNCF en devient propriétaire pour un franc symbolique suite à un protocole d’accord signé le 4 novembre 1977 avec la SNCF. Au-delà de sa démarche conservatoire, l’Amicale a pour objectif la restauration et la remise sur rail de la locomotive et de son tender (véhicule attenant, indispensable, qui assure son alimentation en eau et en charbon).
L’association Pacific Vapeur Club (PVC) est créée dans cet objectif le 10 janvier 1983. Elle réunit pour l’essentiel des cheminots retraités ou en activité.
Les travaux de restauration sont réalisés en 1984-86 sous la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre du PVC. Ils consistent en la restauration complète de la chaudière tubulaire et au remplacement des mécanismes endommagés (roues, bielles, essieux…). Seules les réparations spécifiques sont exécutées par des entreprises spécialisées et des établissements scolaires techniques. Le coût de la restauration se monte à : 925 000 F TTC – non comprises les 10 000 heures de travail bénévole des membres du PVC. Son financement est assuré par l’Etat/Ministère de la culture (50%), le département 76 (25%), l’association PVC (15%) et divers villes (10%). Les travaux d’entretien, également sous maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre du PVC, sont réalisés régulièrement sur l’ensemble des organes de la locomotive (chaudière, éléments de roulement et de freinage…) de façon à obtenir l’agrément décennal de l’Apave (timbrage de la chaudière) et l’agrément complémentaire de la SNCF, valable 5 ans.
Le 6 juin 1986, la Pacific 231 est remise sur rail et le 29 juin 1986 elle effectue un trajet inaugural entre Sotteville et Paris-Saint-Lazare. Elle effectue désormais des circuits touristiques ponctuels sur le réseau normand (ligne Rouen-Dieppe), ainsi qu’en Picardie et en région parisienne.
Durant la phase des travaux, la locomotive Pacific 231 G 558 et son tender 22 C 367 sont classés Monuments Historiques au titre des objets mobiliers par arrêté du 8 juin 1984. Dernière locomotive de ce type conservée en France, elle constitue par son unicité, un élément patrimonial d’intérêt national pour témoigner de l’histoire ferroviaire française liée à la traction vapeur. Mais la Pacific 231 est bien plus qu’un monument historique, c’est une machine emblématique qui a inspiré nombre d’artistes et donné lieu à des œuvres majeures telles que : Le film La Bête Humaine de Jean Renoir sorti en 1938 dans lequel Jacques Lantier incarné par Jean Gabin fait corps avec sa machine, une Pacific 231 sœur jumelle de la Pacific 231 G 558 ou encore La symphonie homonyme Pacific 231 d’Arthur Honegger créée en 1923, qui est une ode à la révolution technologique incarnée par la Pacific 231.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1922, daté par travaux historiques
- 1935, daté par travaux historiques
- 1954, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
Chapelon Andréingénieur attribution par travaux historiquesChapelon AndréCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Ancien élève de l'École centrale des arts et manufactures, André Chapelon était un ingénieur thermodynamicien et un concepteur de locomotive à vapeur français.
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Auteur :
Cette locomotive à vapeur Pacific 231 est une puissante machine, à tender séparé, dotée de 4 cylindres et pesant près de 104 tonnes. Le chiffre 231 correspond au nombre d’essieux porteurs et moteurs de la machine, soit 2 essieux porteurs à l’avant, 3 essieux moteurs et 1 essieu porteur à l’arrière. Elle développe une puissance de 2 500 ch et atteint une vitesse de 130 km/h avec une possibilité de traction de 500 tonnes. Sa consommation est de 12 à 15 m3 d’eau et 1,5 tonnes de charbon au 100 km.
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Catégoriespatrimoine ferroviaire
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Structures
- à vapeur
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Matériaux
- fer
- fonte de fer
- cuivre
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Mesures
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Précision dimensions
Diamètre des roues motrices : d = 194 cm.
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Inscriptions & marques
- numéro de série
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Précision inscriptions
Numéro de série : 231 G 558 ; inscription concernant le propriétaire : SNCF;inscription concernant le fabricant : Batignolles-Châtillon
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État de conservation
- oeuvre restaurée
- en état de marche
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Précision état de conservation
La locomotive a été restaurée par l'association " Pacific Vapeur Club ".
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Statut de la propriétépropriété d'une association
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Intérêt de l'œuvreÀ signaler
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Protectionsclassé au titre objet, 1984/06/08
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Précisions sur la protection
L'arrêté indique : locomotive à vapeur ex. 231 C état modifié de 1935 à 1943 par l'ingénieur André Chapelon, devenue 231 G 558 SNCF.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
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- (c) Collection particulière
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Bibliographie
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GROUPE ARCHIVES QUATRE-MARES. Les ateliers de Quatres-Mares. Huit décennies au service de la réparation des locomotives. Paris : la Vie du Rail, 1996, 310 p.
p. 83 à 124 -
DRAC HAUTE-NORMANDIE. Sotteville-lès-Rouen, locomotive à vapeur, pacific 231 G 558. Coll : Patrimoine restauré, 1997, 14p.
-
CHAVY, Marcel, CONSTANT Olivier. Les dépôts vapeur de l’Ouest. Paris : la Vie du Rail, 2000, 327p.
-
ROBERT, Yves. Le second souffle de la pacific 231 G 558. Cabourg : Cahiers du Temps, 2001, 141 p.
-
BOCARD, Hélène [et al.]. De Paris à la mer - La ligne de chemin de fer Paris-Rouen-Le Havre. Paris : Inventaire général du patrimoine culturel Île de France et Haute-Normandie, A.P.P.I.F., 2005. 152 p., 30cm [coll. Images du patrimoine, n° 239].
p. 135
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.