Dossier d’œuvre objet IM76001401 | Réalisé par
Callias-Bey Martine
Callias-Bey Martine

Chercheuse, spécialité vitrail. Membre de la cellule vitrail de la sous-direction de l'Inventaire, Co-auteure de plusieurs ouvrages du Corpus Vitrearum consacrés au recensement des vitraux anciens de la France.

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Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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  • recensement du vitrail
  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
  • inventaire topographique, canton de Caudebec-en-Caux
verrière, baie 7 : Le combat de la Salamandre, Sainte Barbe, saint Eustache, saint Jean-Baptiste, église paroissiale Saint-Martin
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Caux Vallée de Seine - Port-Jérôme-sur-Seine
  • Commune Rives-en-Seine
  • Lieu-dit Villequier
  • Emplacement dans l'édifice baie 7
  • Dénominations
    verrière
  • Titres
    • Sainte Barbe, saint Eustache, saint Jean-Baptiste
  • Appellations
    verrière figurée

La verrière est offerte en 1523. Elle illustre le combat naval qui oppose un grand vaisseau royal français arborant à la proue une salamandre, attribut de François 1er, à deux caravelles impériales.

Il eut lieu en 1523 à Mendoza, au large du Cap Saint-Vincent, au sud-ouest du Portugal, alors que Hernán Cortés avait expédié au Portugal, depuis Vera Cruz, l’escadre de Mendoza sur laquelle il avait embarqué des trésors provenant du palais de Guatimozin, au Mexique. Aux Açores, la flotte espagnole rencontre Jean Fleury de Vatteville, corsaire honfleurais et capitaine de Jean Ango. A la tête de trois nefs et cinq galions, il prend en chasse les Espagnols. Au large du cap Saint-Vincent, Fleury livre deux combats et parvient à capturer deux caravelles.

Les marins se partageront une part du butin et quatre d’entre eux offriront la même année la verrière de Villequier. L’œuvre est remarquable et s’offre à voir de manière très moderne, dans l’intégralité du registre supérieur, têtes de lancettes comprises.

Une copie du vitrail de Villequier a été commandée en 1931 au maître-verrier Emile Brière pour illustrer le thème Renaissance de la section "Rétrospective" du Palais des Colonies (Palais de la Porte Dorée), à Paris.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 16e siècle
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1523, porte la date
    • 1859, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
    • Auteur :
      Atelier de vitrail Antoine Lusson (vers 1810 - )
      Atelier de vitrail Antoine Lusson

      Maîtres verriers.

      Source : Wikipédia

      Antoine Lusson (1788-1853), dit « Antoine Lusson père » est né au Mans, où il est mort le 19 décembre 1853. En 1807, Antoine Lusson est entrepreneur et travaille sur des travaux de restauration de la couverture de la cathédrale Saint-Julien, au Mans. En 1809, alors qu'il mène ces travaux, une verrière haute du chœur s'effondre et il est chargé de combler les vides en réemployant les verrières de fenêtres basses. C'est le début d'une vocation. L'entreprise d'Antoine Lusson devient alors manufacture de vitraux. Dans les premiers temps, jusqu'en 1840, son activité est confidentielle et encore aujourd'hui mal connue.

      En 1846, Antoine Lusson réalise trois verrières pour le déambulatoire de Saint-Germain-l'Auxerrois, sur un carton d'Eugène Viollet-le-Duc. Par la suite, pour être moins dépendant de peintres extérieurs, il a l'idée d'embaucher deux Allemands, les frères Carl et Frédéric Küchelbecker, élèves de Johann Friedrich Overbeck et donc inspirés par le mouvement nazaréen : en effet, les aspirations religieuses de ce mouvement et leur conception de la peinture correspondait bien aux attentes des ecclésiastiques français de ce siècle.

      Antoine Lusson Fils (1840-1876). Fils d'Antoine Lusson (père), lui-même verrier, Antoine Lusson fils travaille dans l'atelier de son père, qui travaille en particulier pour la cathédrale Saint-Julien, dès 1807. Il décède en 1876.

      À la mort de son père, il reprend la direction de l'atelier, en collaboration avec son beau frère Édouard Bourdon ; mais la fabrique manquait souvent d'ouvrage. Les frères Carl et Frédéric Küchelbecker, élèves de Johann Friedrich Overbeck, qui travaillaient pour l'atelier Lusson depuis 1849, sont rapidement en froid avec la nouvelle direction de l'atelier et vont offrir en 1854 leurs services au Carmel du Mans, qui a lancé une fabrique de vitraux en 1853. S'ensuit un procès long et onéreux.

      Au début des années 1860, l'atelier Lusson déménage à Paris, 21 bis rue de Laval, où il poursuit alors ses activités.

      À partir de 1855, Antoine Lusson s'associe à son beau-frère Édouard Bourdon et crée des verrières pour les grandes cathédrales françaises alors restaurées à grands frais : Lyon en 1855, Paris en 1862-1863, Le Mans en collaboration avec Auguste Steinheil et Nicolas Coffetier durant plusieurs années.

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      peintre-verrier, restaurateur attribution par source

Grisaille avec quelques personnages de couleur. Une quinzaine de blasons figurent sur cette scène dont certains d’une manière très fantaisiste.

  • Catégories
    vitrail
  • Matériaux
    • verre transparent, coloré grisaille sur verre, jaune d'argent
  • Mesures
    • h : 365 centimètre
    • la : 200 centimètre
  • Iconographies
    • Instrument de la Passion
    • sainte Barbe
    • saint Eustache
    • saint Jean-Baptiste
    • ornementation, décor d'architecture
    • bataille
    • bateau à voiles
  • Précision représentations

    Le navire dieppois est représenté au moment de l’abordage. Jean Fleury a déjà pris pied sur la dunette du navire espagnol, dont le mât est en passe d’être abattu, emportant avec lui l’oriflamme jaune du Saint-Empire frappé de l’aigle bicéphale. Les Français ont quant à eux hissé l’oriflamme rouge de Saint-Denis et la croix des Croisés. Les soldats français portent des boucliers aux armes de France et de Normandie. Les requins qui défilent le long des lignes de flottaisons ajoutent encore au caractère dramatique de la scène.

    Sainte Barbe (tête refaite), saint Eustache, saint Jean-Baptiste. Encadrement d'architecture (pilastres, chapiteaux, masquefeuilles) pour chacun (reg. très rest. en 1859), fond incolore décoré de volutes en grisaille et jaune d’argent derrière chaque personnage (à rapprocher des Authieux, de Berville, de Sainte-Croix-sur-Aizier).

    Tympan : Christ portant sa croix, anges portant des instruments de la Passion.

  • Inscriptions & marques
    • date
    • inscription concernant le donateur
    • inscription concernant une restauration
  • Précision inscriptions

    inscription de restauration nommant les descendants de messieurs Buquet et Breton et de donation nommant Jehan Busquet, Martin Enault, Robert Busquet.

    L'AN MIL Vcc XXIII JEHAN BUSQUET D[IT] DE LEAU MARINI[ER] [A] DON[N]E LAMOYTIE DE CEST[E] VERRIERE ET JACQUES RUAULT ROBERT BU[S]QUET ET JEHAN BRETON LE / JEUNE ONT DONNE LAULTRE MOYTIE PRIEZ DIEU POUR EULX PATER NOSTER AVE MARIA

    Restaurée / 1859 par les / descendants / des Mrs Busque[t] et Lebreton

  • État de conservation
    • oeuvre restaurée
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre immeuble, 1908/07/25
  • Référence MH

Bibliographie

  • France. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Comité français du Corpus vitrearum, Laboratoire de recherche sur le patrimoine français (dir.), BLONDEL, Nicole, CALLIAS BAY, Martine, CHAUSSÉ, Véronique, GATOUILLAT, Françoise, HEROLD, Michel. Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum. France, recensement des vitraux anciens de la France, 6. Paris : CNRS Éditions, Monum, Éditions du Patrimoine, 2001. 495 p.

    Région Haute-Normandie - Inventaire général du patrimoine culturel, Rouen
  • CALLIAS-BEY, Martine, DÉTRÉE, Jean-François, RIDEL, Élizabeth. Hommes et navires dans la lumière du vitrail normand. Saint-Vaast-la-Hougue : Musée maritime de l'Ile Tatihou, 2004.

    p. 214-215
  • POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande

Annexes

  • L'église de Villequier et ses vitraux, bulletin municipal de Villequier.
Date(s) d'enquête : 1991; Date(s) de rédaction : 1991, 2024
(c) Région Normandie - Inventaire général
Callias-Bey Martine
Callias-Bey Martine

Chercheuse, spécialité vitrail. Membre de la cellule vitrail de la sous-direction de l'Inventaire, Co-auteure de plusieurs ouvrages du Corpus Vitrearum consacrés au recensement des vitraux anciens de la France.

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Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Édifice
église paroissiale Saint-Martin

église paroissiale Saint-Martin

Commune : Rives-en-Seine
Lieu-dit : Villequier