Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie. Spécialité : objets mobiliers, études urbaines.
Etudiante en master Gestion des Territoires et développement local à l’université du Mans, stagiaire à l'Inventaire, site de Rouen, novembre - décembre 2025 (tuteur de stage Ph. Chéron).
- inventaire topographique, canton de Bourg-Achard
- recensement du vitrail
-
Leroy ThierryLeroy ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe du service de l'Inventaire du Patrimoine pour l'opération de recensement des vitraux anciens de Haute-Normandie (actif de 1990-1992), puis de la Conservation des Antiquités et Objets d'Art de l'Eure (CG Eure) de 1992 à 2012.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Routot - Bourg-Achard
-
Commune
Bourg-Achard
-
Emplacement dans l'édifice
nef,mur nord, baie 15
-
Dénominationsverrière
-
Titres
- Apparition de Notre Dame de Lourdes
Verrière exécutée en 1927 par le verrier Jean-Baptiste Devisme.
-
Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
-
Dates
- 1927, porte la date
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Devisme Jean-Baptistepeintre-verrier signatureDevisme Jean-BaptisteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre-verrier rouennais, fils de Camille Devisme (1848-1912), père de Jacques Devisme (1923-1990).
Sources : Chéron, Philippe, Delauney, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, Lieux-Dits, 2018. Notice Devisme, p. 116-117.
D’origine picarde, Camille Devisme (1848-1912) apprend son métier à Paris avant de venir s’installer à Rouen en 1888 où Il reprend deux ateliers tournant du 20e siècle. Son fils Jean-Baptiste, qu’il a formé au vitrail, lui succède à sa mort, en 1912. Avant la guerre, ce dernier se spécialise cependant assez rapidement dans la décoration de vitres destinées aux commerces, activité lucrative en plein essor. Le jeune maître verrier est mobilisé en 1914 au 39e R.I. (Rouen). Il est transféré en 1917 à la 3e section de commis et ouvriers d'administration (C.O.A.) basée à Rouen, déclaré « inapte à l’infanterie » pour cholémie et asthénie (il aurait été gazé). A son retour à la vie civile, son état physique l’empêche de poursuivre son ancienne spécialité de sablage et de gravure à l’acide. Il se réoriente vers sa formation initiale de peintre verrier et honore plusieurs commandes financées sur dommages de guerre, en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Tout en restant à Rouen, Jean-Baptiste Devisme déménage son atelier à plusieurs reprises, passant des rues Restout à Thouret, puis du Champs-des-Oiseaux à Chasselièvre. L’atelier de la rue du Champs-des-Oiseaux est détruit par un incendie en 1925, entrainant la disparition des archives. Bien qu’ayant conservé une santé fragile, Jean-Baptiste Devisme poursuivra son activité jusqu’à sa mort, qui survient en 1954. Après avoir travaillé chez Mauméjean et dans divers ateliers parisiens, Jacques (1923-1990), revenu s’installer à son compte rue Malpalu à Rouen en 1949, reprend finalement le dernier atelier de son père, situé rue Marquis. Au cours de sa longue carrière, le Jean-Baptiste Devisme aura créé ou été associé à la création de dizaines de verrières, principalement localisées en Haute-Normandie et plus particulièrement en Seine-Maritime. Les dix verrières commémoratives auxquelles on peut rattacher son nom ont été réalisées pour ce département. Dans ces créations, Jean-Baptiste Devisme a souvent fait preuve d’originalité, n’hésitant pas à proposer une vision réaliste de la guerre et des souffrances infligées aux soldats. Ses réalisations à Angiens (Seine-Maritime) et La-Chapelle-sur-Dun (Seine-Maritime) sont sans équivalent et sont révélatrices son expérience du front. Elles se démarquent graphiquement des productions académiques du 19e siècle, Jean-Baptiste Devisme ayant cherché sa propre voie.
-
Auteur :
3 lancettes trilobées et un tympan ajouré.
-
Catégoriesvitrail
-
Structures
- lancette, 3
- tympan ajouré
-
Matériaux
- verre transparent, grisaille sur verre
-
Précision dimensions
Dimensions non prises.
-
Iconographies
- Vierge, apparition
- sainte Bernadette Soubirous
- château de Lourdes
- jeune fille
- végétation
- minéral
-
Précision représentations
Dans la lancette centrale, l'apparition de la Vierge Marie dans la grotte de Lourdes à sainte Bernadette figurée dans la lancette de gauche. Le tympan ajouré figure le château de Lourdes.
-
Inscriptions & marques
- inscription concernant le donateur
- date
-
Précision inscriptions
Dans la lancette de droite, une inscription concernant le donateur dans un écusson : DON DES / PAROISSIENS / 1927
Au bas de la verrière : DEVISME / ROUEN
-
État de conservation
- bonnes conditions de conservation
-
Statut de la propriétépropriété publique
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
-
Région Haute-Normandie - Inventaire général du patrimoine culturel, Rouen
France. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Comité français du Corpus vitrearum, Laboratoire de recherche sur le patrimoine français (dir.), BLONDEL, Nicole, CALLIAS BAY, Martine, CHAUSSÉ, Véronique, GATOUILLAT, Françoise, HEROLD, Michel. Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum. France, recensement des vitraux anciens de la France, 6. Paris : CNRS Éditions, Monum, Éditions du Patrimoine, 2001. 495 p.
Conservateur des antiquités et objets d'art de l'Eure puis conservateur en chef au Musée de Bastia (en 2010).
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie. Spécialité : objets mobiliers, études urbaines.
Etudiante en master Gestion des Territoires et développement local à l’université du Mans, stagiaire à l'Inventaire, site de Rouen, novembre - décembre 2025 (tuteur de stage Ph. Chéron).
Conservateur des antiquités et objets d'art de l'Eure puis conservateur en chef au Musée de Bastia (en 2010).