La forme de ce rocher, appelé tour à tour « Pain bénit » ou « Pierre tournante », a alimenté les légendes, comme celle prêtant à la pierre la faculté de tourner sept fois sur elle-même pendant la messe de minuit précédent Noël.
En 1838, A. Guilmeth rapporte : "Comme tous les monuments celtiques, elle est le sujet de traditions plus ou moins bizarres : de temps immémorial, les vieilles femmes redisent à leurs petits-enfants que, la veille de Noël, pendant la messe de minuit, cette pierre tourne sept fois sur elle-même. Elle tourne trois fois pendant toutes les nuits de l'Avent. De riches trésors sont cachés sous sa base, et plus d'une fois, sur les 2 ou 3 heures du matin, on a vu rôder autour des monstres hideux ou des jeunes filles vêtues de blancs" (Guilmeth, 136-137).
Une monographie datée de 1888 apporte la précision suivante : "Une légende qui nous paraît plus ancienne, fait de la Pierre Tournante un monument druidique, mais elle est insoutenable quand on considère que cette pierre est un monolithe dont les assises correspondent exactement avec celles du rocher de derrière. Il ne faut donc voir dans cette curiosité, célèbre dans la contrée, qu'un exemple entre mille de fables dites du diable produites par l'érosion atmosphérique des bancs tendres de la craie, laissant presque entiers les bancs durs."
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.