Dossier d’œuvre architecture IA50001356 | Réalisé par
Allavena Stéphane (Rédacteur)
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).

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  • inventaire topographique, Cherbourg-Octeville
gare maritime puis parc d'exposition actuellement Cité de la Mer
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cherbourg-Octeville - Cherbourg
  • Commune Cherbourg-Octeville
  • Cadastre 2008 BN 51, 52, 53, 214
  • Dénominations
    gare maritime, parc d'exposition
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

La décision d'édifier une nouvelle gare maritime à Cherbourg, conçue pour répondre aux besoins du trafic transatlantique alors en pleine recrudescence, est entérinée le 9 juin 1921 par le comité des Ports et le Conseil supérieur des Travaux Publics. L'érection de cet édifice s'intègre alors dans un vaste plan de réaménagement du port de commerce, dont les dispositions prévoient la construction d'un nouveau môle, destiné à accueillir la future gare, ainsi que la création d'une darse, abritée par une digue, pour permettre aux paquebots transatlantiques d'accoster directement. L'architecte René Levavasseur et l'ingénieur Chalos exécutent un premier projet architectural en 1924, repoussé par le ministre des Travaux publics Pierre Laval pour des raisons financières, puis un second, adopté par la commission d'études pour la gare maritime en 1926. D'un style plus sobre que le précédent, celui-ci prévoit la construction, le long du futur quai de France, d'un bâtiment principal, où doivent s'effectuer les opérations d'embarquement et de débarquement ainsi que l'aménagement à l'ouest d'une voie charretière, destinée à l'accueil des voitures et d'un hall ferroviaire, directement relié à la gare de Cherbourg. La réalisation des travaux, entièrement financés par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Cherbourg, est confiée le 17 janvier 1928 à la société Christiani et Nielsen. Le hall ferroviaire et le rez-de-chaussée du bâtiment principal sont achevés le 20 janvier 1930. La voie charretière et la partie supérieure du bâtiment principal en 1933. Leur ossature repose alors sur une série de pieux en béton armé coulés dans le remblai du terre-plein, tandis que le gros œuvre des murs est en pierre reconstituée et en brique. Etabli sur une longueur de plus de 480 mètres, le bâtiment principal comprend un corps central, encadré au nord et au sud par des groupes de quatre pavillons, et deux ailes, prolongées à leur extrémité par des galeries de débarquement. Le pavillon sud-est est surmonté par un campanile, d'une hauteur de 66 mètres, dont le sommet est pourvu sur les quatre faces d'un cadran. L'intérieur du bâtiment comprend un rez-de-chaussée, réservé aux services, et un premier étage affecté aux voyageurs, au sein duquel une stricte distinction est faite entre passagers de cabine et émigrants, cantonnés dans des salles d'attente spécifiques. Entièrement décoré par l'artiste parisien Marc Simon, avec des dallages par Alphonse Gentil et Eugène-François Boudet, céramistes à Boulogne-Billancourt, la nouvelle gare est inaugurée par le président de la République Albert Lebrun, en présence du président de la Chambre de Commerce de Cherbourg Camille-Théodore Quoniam, le 30 juillet 1933. Elle est aussitôt qualifiée de plus grande gare maritime du monde. Dynamitée partiellement par les Allemands en juin 1944, et reconstruite dans sa quasi-totalité entre 1948 et 1952 sous la responsabilité de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Jacquet, à l'exception du haut campanile, la gare subit de nombreuses modifications à la fin des années 70, suite aux mutations économiques qui affectent le port. Elle échappe de peu à une destruction complète grâce à son inscription à l'Inventaire supplémentaire le 27 novembre 1989. Ses locaux abritent, depuis le 29 avril 2002, un parc scientifique et ludique dédié au monde sous-marin ainsi qu'une salle, ouverte en 2012, dont les cimaises retracent l'historique du Titanic.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1924, daté par source
    • 1948, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Levavasseur René
      Levavasseur René

      Architecte dont les constructions se concentrent à Cherbourg et dans le Cotentin. Source :Site internet Academic consulté le 08/03/2017, URL : http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1425610.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Chalos Marcel Maurice Roger
      Chalos Marcel Maurice Roger

      Né le 8 février 1895 à Le Torpt (Eure), de Jules Pierre Chalos briquetier et de Honorine Parée, et mort le 13 février 1992. 1914 : entrée à l’École Polytechnique.

      Sources :

      Site internet Bibliothèque Centrale Ecole Polytechnique, base La famille polytechnicienne, consultée le 30 novembre 2017, URL : https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/TJ2A4HH9DN2CAEENXR4YE6GCUM5QQ7YPNANJMFVQ3YBSIJ29PC-04387?func=find-b&request=Chalos&find_code=WPE&adjacent=N&x=0&y=0&local_base=bcxc2.

      Site internet Bibliothèque numérique patrimoniale de l’École nationale des Ponts et Chaussées, URL : https://patrimoine.enpc.fr/famille_des_ponts?id=836.

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      ingénieur civil attribution par source
    • Auteur :
      Fleury Raymond Alexandre Auguste
      Fleury Raymond Alexandre Auguste

      Né le 4 septembre 1895 à Cherbourg, de Alexandre Jean Fleury et de Marie Hortense Gros, et décédé en 1984. 1914 : entrée à l’École Polytechnique. 1920 : admis dans le corps des Ponts et Chaussées. Ingénieur à Cherbourg (1923-1937) puis ingénieur en chef à Saint-Lo (1938-1954), il fut inspecteur général (1954-1965), commissaire du Gouvernement auprès des ports du Havre et de Rouen. Il a exécuté des ouvrages d’extension du port de Commerce de Cherbourg.

      Source :

      Site internet Bibliothèque Centrale École Polytechnique, base La famille polytechnicienne, consultée le 11 novembre 2017, URL : https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/TJ2A4HH9DN2CAEENXR4YE6GCUM5QQ7YPNANJMFVQ3YBSIJ29PC-00574?func=find-b&request=Fleury+Raymond&find_code=WPE&adjacent=N&x=0&y=0&local_base=bcxc2. Liste générale des élèves du corps et des élèves civils de l’École des ponts et chaussées 1744-1930, consultée le 9 novembre 2017 URL : http://www.enpc.fr/sites/enpc.fr/files/documents/eleves-corps-civils-1744-1930-maj-07-2016.pdf.

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      ingénieur civil attribution par source
    • Auteur :
      Jacquet Louis
      Jacquet Louis

      Sur le chantier de la gare maritime de Cherbourg, Louis Jacquet est l'assistant opérationnel d'André Pagès, ingénieur des Ponts et Chaussées.

      Sources :

      Jean-Jacques Bauruel, En 1952, la fin de la reconstruction de la gare maritime, Reflets, p. 11-15, site internet de la mairie de Tourlaville consulté le 6 décembre 2017, URL : http://www.mairie-tourlaville.fr/fr/loisirs-activites/histoire-locale/dossiers-en-consultation/fichiers/Gare_maritime_reconstruction1952_4_53.pdf.

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      ingénieur civil (incertitude), attribution par source
    • Auteur :
      Simon Marc
      Simon Marc

      Décorateur basé à Paris, 89, faubourg Saint-Antoine et 94, boulevard Diderot, Marc Simon intervient sur de nombreux chantiers prestigieux comme le théâtre de Pigalle (Paris) et les paquebots de luxe. Il travaille notamment, en qualité d'agenceur, auprès de Pierre Patout responsable de l'aménagement du paquebot transatlantique l'Ile de France (lancé en 1927) issu des chantiers de Saint-Nazaire. Il a décoré la salle XIV du Palais des Nations à Genève (inauguré en 1936). Il réalise du mobilier pour le paquebot Liberté dans les années 1950. Ses réalisations, représentatives de l'Art Déco, sont aujourd'hui bien présentes sur le marché de l'art.

      Sources consultées le 7 décembre 2017 :

      Daniel Auliac, Léo Fontant, peintre, illustrateur, décorateur, Publibook, 2004, p. 114. (numérisé par Google)

      Site internet de l'ONU, URL : https://onu-geneve.delegfrance.org/L-architecture-et-les-arts.

      Site internet WikiManche, URL : https://www.wikimanche.fr/Marc_Simon.

      Réalisations : Décorateur de la gare maritime de Cherbourg et de paquebots. Chambre de Commerce de Rouen dit Palais des Consuls : Salle des Conférences.

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      décorateur attribution par source
    • Auteur :
      Bourdet François-Eugène
      Bourdet François-Eugène

      Né à Nancy en 1874 et mort à Fontainebleau en 1952.

      Sources :

      Florence Slitine, Les entreprises de céramique à Boulogne-Billancourt, Revue de la Société des amis du musée national de la céramique, p. 82-84, URL, http://www.amisdesevres.com/download/15_078-087.pdf.

      Site internet La Fabrique de céramique Gentil & Bourdet, URL : http://www.gentil-bourdet.fr/.

      Site Wikipédia, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentil_%26_Bourdet.

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      céramiste attribution par source
    • Auteur :
      Gentil Alphonse
      Gentil Alphonse

      Né à Alger en 1872 et mort en 1933.

      Sourcs :

      Florence Slitine, Les entreprises de céramique à Boulogne-Billancourt, Revue de la Société des amis du musée national de la céramique, p. 82-84, URL, http://www.amisdesevres.com/download/15_078-087.pdf.

      Site internet La Fabrique de céramique Gentil & Bourdet, URL : http://www.gentil-bourdet.fr/.

      Site Wikipédia, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentil_%26_Bourdet.

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      céramiste attribution par source
    • Personnalité :
      Quoniam Camille Théodore
      Quoniam Camille Théodore

      Né à Cherbourg le 11 avril 1875, mort le 6 décembre 1962.

      Sources consultées le 1er décembre 2017 :

      Site internet WikiManche, URL : https://www.wikimanche.fr/Camille_Th%C3%A9odore_Quoniam.

      Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, tome XXVII, 1969.

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    • Personnalité :
      Lebrun Albert
      Lebrun Albert

      Président de la République française (1932-1940).

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    • Personnalité :
      Pinay Antoine
      Pinay Antoine

      Source consultée le 1er décembre 2017 :

      Site internet Le Point, URL : http://www.lepoint.fr/histoire/personnages/pinay-antoine-1891-1994-31-08-2013-1719732_1617.php#.

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    • Auteur :
      Pagès André Pierre Xavier
      Pagès André Pierre Xavier

      Né le 4 mars 1917 à Nantes, de Étienne Jean Pagès directeur d'école et de Marie Brigitte Guedeney, et mort le 4 février 2010. 1936 : entrée à l’École Polytechnique. 1938 : admis dans le corps des Ponts et Chaussées. Janvier 1945 - 1952 : nommé ingénieur des Ponts et Chaussées à Cherbourg, en charge de l'arrondissement nord du département de la Manche. 1953-1954 : en poste à Rouen. 1954 : nommé dans le département de Bône (Algérie). 1960-1972 : nommé directeur du port autonome de Bordeaux. 1986 : inspection du littoral méditerranéen.

      Sources consultées le 6 décembre 2017 :

      Site interne de la Bibliothèque centrale de l'Ecole Polytechnique, base La famille polytechnicienne, URL : https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/G6JLC2T4DT5K8JB2DL8PXY6S99UGV2QQ8NFV85CN9QQUJ2TTS8-18451?func=full-set-set&set_number=001309&set_entry=000005&format=999.

      Jean-Jacques Bauruel, En 1952, la fin de la reconstruction de la gare maritime, Reflets, p. 11-15, site internet de la mairie de Tourlaville consulté le 6 décembre 2017, URL : http://www.mairie-tourlaville.fr/fr/loisirs-activites/histoire-locale/dossiers-en-consultation/fichiers/Gare_maritime_reconstruction1952_4_53.pdf.

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      ingénieur des Ponts et Chaussées attribution par source
    • Personnalité :
      Laval Pierre
      Laval Pierre

      Ministre des travaux publics (17 avril 1925 - 20 avril 1925).

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      personnage célèbre attribution par source
    • Auteur :
      Société Christiani & Nielsen
      Société Christiani & Nielsen

      Société de droit danois de travaux publics, concessionnaire Hennebique basée au Danemark (35, Linnesgade, Copenhague) et en France (184 boulebard Saint-Germain, Paris 6e). Deux personnes sont à l'origine de sa création. Rudolf Christiani (1877-1960), après avoir obtenu le diplômé de l’École polytechnique de Copenhague (1900), voyage, étudie à l’École des Ponts et Chaussées à Paris et fait un stage chez Hennebique. En 1904, il s'associe avec Aage Nielsen pour fonder l'entreprise de travaux publics Christiani & Nielsen. En 1919, ils ouvrent une agence en France. Augustin Mesnager et Charles Rabut sont membres du Conseil d'administration en 1921. La société dépose un brevet SGDG pour le béton et les matériaux cellulaires (matériaux de construction isolants et calorifuges). Comme Hoojgaard & Schulze et Kampsax, la firme danoise s'est particulièrement développée dans l'entre-deux-guerres, menant une activité à l'échelle internationale. Elle crée des filiales "dont elle détenait la totalité du capital dans différents pays. Plus spécifiquement, l'accord qui liait sa filiale néerlandaise [basée à La Haye] organisait la collaboration entre les deux sociétés et tendait à la répartition des marchés entre les sociétés du groupe." (site internet DocPlayer). En 1982, la société nationale de sidérurgie (SNS), basée en Algérie, rachète les parts de l'entreprise danoise, qui depuis 1979 fait partie de la société mixte Cosider.

      Sources :

      Site internet de la Cité de l'architecture et du patrimoine, base Archiwebture, consultée le 6 décembre 2017, URL : http://archiwebture.citechaillot.fr/voc/protagonistes?protid=jbigccyx&p=115.

      Site internet EUR-Lex, Access to European Union Law, 69/195/CEE: Décision de la Commission, du 18 juin 1969, relative à une demande d'attestation négative (affaire IV/22548 - Christiani & Nielsen) (Le texte en langue néerlandaise est le seul faisant foi), consulté le 7 décembre 2017, URL : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A31969D0195.

      Dominique Barjot, Les grandes entreprises européennes de travaux publics face au marché international (1880-1914), Histoire, économie et société, 1995, vol. 14, n°2, p. 361-383, consulté le 7 décembre 2017, URL : http://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1995_num_14_2_1779.

      Dominique Barjot, Grands projets et concurrence internationale : L’exemple de l’industrie française des Travaux publics (1945-1974), XIV International Economic History Congress, Helsinki 2006, Session 28, mention p. 22, consulté le 7 décembre 2017, URL : http://www.helsinki.fi/iehc2006/papers1/Barjot28.pdf.

      Site internet DocPlayer, L’entreprise et la concurrence en droit européen des affaires, p. 10-11, consulté le 7 décembre 2017, URL : http://docplayer.fr/17973974-Et-la-concurrence-en-droit-europeen-des-affaires-a-le-concept-d-entreprise-b-le-concept-de-concurrence.html.

      Médiathèque de la Cité de la Mer, Les gares maritimes transatlantiques de Cherbourg, novembre 2017, consulté le 7 décembre 2017, URL : https://www.mediathequedelamer.com/wp-content/uploads/gares-maritimes-transatlantiques-de-cherbourg.pdf.

      Site internet WikiMonde, consulté le 7 décembre 2017, URL : https://wikimonde.com/article/Cosider.

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      entrepreneur attribution par source

Le hall ferroviaire, dont la façade sud a été modifiée après la guerre, et le bâtiment central sont les deux seuls témoignages qui subsistent de la gare primitive, dont les ailes nord et sud, les galeries de débarquement ainsi qu'une grande partie de la voie charretière, ont été détruits entre 1979 et 1982 pour permettre à la Chambre de Commerce et d'Industrie de bénéficier de nouveaux terrains. Le hall ferroviaire, se présente comme un vaisseau de 240 mètres de long sur 39 mètres de large dont la toiture est soutenue par un réseau de 28 fermes en béton armé. La façade nord, qui a préservé son aspect initial, possède une baie en forme d'arc triangulaire surmontée par un fronton brisé. Elle est encadrée par deux tourelles, dotées d'un rez-de-chaussée, d'un étage-noble, dont les angles sont garnis de pilastres cannelés, et d'un entablement couronné par un attique. La façade sud, dont l'organisation était identique à la précédente, a perdu, lors de la reconstruction, ses deux tourelles et son fronton. Les façades est et ouest sont occupées par un long mur aveugle et une série d'ouvertures rectangulaires, disposées en bandeau, qui alternent avec des pilastres et deux entrées secondaires. Chacune d'entre elles comprend deux tours en léger ressaut encadrant une grande porte rectangulaire surmontée par un décor de triglyphes. Le bâtiment central est un édifice de plan rectangulaire doté d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage ouvert sur le quai de France par une galerie. Il est bordé au sud par quatre pavillons carrés répartis autour d'une entrée monumentale en arc brisé. Ces derniers, subdivisés en trois registres verticaux, sont également garnis de pilastres d'angle, de frises décoratives et d'une balustrade ajourée. Ils ne sont plus que deux au nord depuis la construction de l'abri destiné à l'exposition du sous-marin « le Redoutable ». Profondément influencée par la tradition Art déco comme l'atteste la présence d'un répertoire décoratif stylisé, la gare maritime se présente également comme un édifice de style éclectique. En effet, si la présence de tourelles de chaque côté du bâtiment central ainsi qu'à toutes les entrées du hall ferroviaire rappelle l'architecture médiévale, l'usage systématique des pilastres, des triglyphes et des frise de vagues n'est pas sans évoquer le vocabulaire décoratif de l'Antiquité.

  • Murs
    • béton béton armé
    • brique
  • Toits
    béton en couverture
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    3 étages carrés
  • Couvrements
    • charpente en béton armé apparente
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à deux pans
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier droit en maçonnerie
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours cage ouverte
  • Autres organes de circulation
    ascenseur
  • État de conservation
    remanié
  • Techniques
    • céramique
    • sculpture
  • Représentations
    • cartouche
    • armoiries
    • postes
    • triangle
    • ornement géométrique
    • bateau
  • Précision représentations

    Le répertoire décoratif de style géométrique est d'une grande diversité. Il comprend des motifs répétés sur toutes les façades de l'édifice, tels les pilastres cannelés et les chutes en forme de triangle renversés et des motifs secondaires, frises de postes, cartouches ou encore médaillons, placés de manière plus sporadique. Les pilastres recouvrent les angles de toutes les tours et découpent les façades en travées régulières, conférant à l'édifice un puissant accent vertical. Les frises de triangles renversés formant une dentelure de pierre, précédées de festons très stylisés, ornent les entablements ou encore la base de certaines moulures. Les suites de postes et les cartouches ne se rencontrent qu'à la façade septentrionale du hall ferroviaire. Les premières ornent le large chambranle de la grande baie, les seconds le tympan des attiques, au sommet des tours. Les médaillons se retrouvent uniquement au-dessus des portes d'entrée des pavillons centraux.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1989/12/27
    inscrit MH, 2000/08/27
  • Précisions sur la protection

    hall des trains et voie charretière avec leurs équipements; façades et toitures du hall des Transatlantiques et les deux passerelles mobiles d'embarquement (cad. BN 51 à 53) : arrêté du 27 septembre 1989; hall des transatlantiques (cad. BN 53)

La gare maritime de Cherbourg était en son temps la plus grande grand édifice de cette catégorie jamais réalisée en France. Chef-d'œuvre de l'Art Déco, elle est aujourd'hui la seule gare maritime réalisée dans les années 30 qui subsiste sur le territoire, depuis la dispariton de la gare du Havre.