Dossier d’œuvre architecture IA50001332 | Réalisé par
Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).

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  • inventaire topographique, Cherbourg-Octeville
ensemble de 2 forts dits forts des musoirs
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Ministère de la Défense - Service historique de la Marine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cherbourg-Octeville - Cherbourg
  • Commune Cherbourg-Octeville
  • Lieu-dit Digue du Large
  • Cadastre 2008 BL 1, 7
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    des musoirs
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

L'établissement de batteries fixes sur les musoirs de la digue est envisagé dès la publication du décret du 15 octobre 1802 relatif à l'achèvement de la Digue du Large. Ce dernier, outre l'érection d'une batterie centrale, prévoit en effet la possibilité d'établir des défenses pérennes aux extrémités du brise-lame, de manière à renforcer la protection des passes occidentale et orientale. La chute de l'Empire et le souci de la Restauration de ne pas susciter de nouvelles hostilités avec l'Angleterre hypothèquent la réalisation du projet dont l'exécution est relancée sous la monarchie de Juillet par une dépêche ministérielle datée du 3 septembre 1836. Les premiers plans, exécutés en 1838 par l'ingénieur des ponts et chaussées Nicolas Virla, directeur des travaux hydrauliques, prévoient la construction, sur l'enrochement des musoirs, de deux forts aux proportions différentes : l'un à l'ouest, capable d'accueillir une garnison de 200 hommes et officiers, doté d'une caserne de forme circulaire, entourée par une cour et une enveloppe casematée, l'autre à l'est, en forme de triangle allongé, pourvu d'une cour semi-circulaire bordée par un rez-de-chaussée surmonté par une plateforme crénelée. Le coût élevé du projet conduit la commission mixte du 8 juin 1846 à modifier néanmoins ces premières dispositions en adoptant, sous l'influence du parti retenu au fort Chavagnac, un plan identique et simplifié pour les deux forts, dotés désormais d'une cour unique, bordée par une enveloppe où se repartissent, sur deux niveaux, la garnison et les magasins, les batteries casematées et la plateforme pour le tir à barbette. Approuvée par les ministres de la marine et de la guerre le 20 juillet 1847, la construction des deux ouvrages s'achève en 1853. Felix-Jean-Baptiste-Joseph Reibell, directeur des travaux hydrauliques, est l'auteur des fondations élevées à deux mètres au-dessus des hautes eaux d'équinoxe ainsi que des ports de refuge. Les parties supérieures sont l'oeuvre de l'officier du génie Javain. L'ensemble est complété en 1862 par l'installation d'un feu vert sur le musoir oriental et d'un feu rouge sur le musoir occidental, dont les hauteurs au-dessus des plus hautes mers culmine, depuis les tourelles, à 19 mètres. A la fin du XIXe siècle, les défis suscités par les capacités destructrices de l'obus-torpille, conduisent la Troisième République à élaborer un projet de réorganisation générale des deux établissements qui débouche sur des transformations radicales. Le premier étage est arasé, les cours bouchées et transformées en abris voûtés destinés à recevoir des magasins. Chacune d'elles est traversée par un couloir orienté d'est en ouest établi entre la porte d'entrée du fort et les casemates à canons qui regardent les passes.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1847, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Javain Jules Auguste
      Javain Jules Auguste

      Né le 1er novembre 1812 à Cherbourg et décédé en 1893. Fils de Paul Honoré Javain général du génie (en retraite à Cherbourg en 1832) et de Marie Anne Groult. Il entre à l’École polytechnique en 1832. Sous-lieutenant élève du génie à l’École d’application du génie et de l’artillerie (1834-1836), il sert aux 1er et 2e R.G. à Arras, Montpellier, Vincennes (1837-1839) et pendant 6 ans, à Cherbourg. A 27 ans, il est lieutenant du génie (mentionné comme tel dans l'acte de naissance de son cousin Jules-Louis Dufresne né en 1840 à Cherbourg et figurant à titre de témoin). Marié le 2 juillet 1855, il est nommé général le 19 décembre 1870. Blessé le 13 janvier 1871, il pars en retraite en 1878. Commandeur de la Légion d'honneur par décret du 5 mai 1871.

      Sources :

      Site internet BNF, Gallica consulté le 10 octobre 2017 : Le Temps, 18 avril 1893, Nécrologie, URL : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k233672z/f3.item.r=Javain.texteImage.zoom

      État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués ou blessés dans la deuxième partie de la campagne (du 15 septembre 1870 au 12 février 1871) : guerre de 1870-1871 / par A. Martinien, publié sous la direction de la section historique de l'état-major de l'armée13 janvier 1871, URL : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6461447x/texteBrut. Coup de main sur le Moulin-de-Pierre.

      Site internet des Archives nationales de France, Inventaire F/1a,F/4,LH - F/1bI/331, Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982) consulté le 10 octobre 2017, URL : https://francearchives.fr/fr/facomponent/925f7ceedb2f1b4c9b0ac4ada97bc6e8ee90401c.

      Base Léonore consultée le 10 octobre 2017, URL : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=Cnoms&VALUE_1=Javain&FIELD_2=PRENOMS&VALUE_2=&FIELD_3=DATE-NSS&VALUE_3=&FIELD_4=LIEU-NSS&VALUE_4=&FIELD_5=Nom%20de%20jeune%20fille&VALUE_5=&FIELD_6=SEXE&VALUE_6=Homme&FIELD_7=COTE&VALUE_7=&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%28Javain%29%20%3aNOM%2cNOM2%2cNOM-JF%2cNOM-MARI%2cSURNOM%2cNOTES%20%20ET%20%20%28%28Homme%29%20%3aSEXE%20%29%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All.

      Site internet Bibliothèque Centrale École polytechnique consulté le 10 octobre 2017, URL : http://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/?func=find-b&request=JAVAIN+Jules+Auguste+1832&find_code=WPE&adjacent=N&local_base=BCXC2.

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      ingénieur militaire attribution par source
    • Auteur :
      Reibell Félix Jean-Baptiste Joseph
      Reibell Félix Jean-Baptiste Joseph

      Sources :

      Archives nationales de France consulté le 6 octobre 2017, Ministère des travaux publics, Ingénieurs des Ponts-et-Chaussées (1748-1932), Inventaire-index, cote : F/14/2310/2, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/F14%20Ingenieurs%20Ponts.pdf.

      Site internet Wikipedia consulté le 6 octobre 2017, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Jean-Baptiste_Joseph_Reibell.

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      ingénieur civil attribution par source
    • Auteur :
      Virla Nicolas
      Virla Nicolas

      Né le 5 novembre 1801 et mort le 27 octobre 1849.

      Source :

      Archives nationales de France consulté le 6 octobre 2017, Ministère des travaux publics, Ingénieurs des Ponts-et-Chaussées (1748-1932), Inventaire-index, cote : F/14/2340/2, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/F14%20Ingenieurs%20Ponts.pdf.

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      ingénieur civil attribution par source
    • Personnalité :
      Bonaparte Charles-Louis-Napoléon
      Bonaparte Charles-Louis-Napoléon

      Empereur sous le nom de Napoléon III (1851-1870).

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      personnage célèbre attribution par source

Les deux forts de forme circulaire ont 35 mètres de diamètre. Ils reposent sur une fondation maçonnée et une assise de béton placées directement sur l'enrochement du musoir. Le rez-de-chaussée de chacun d'eux est recouvert par une table de béton de 3 m d'épaisseur. Les murs, recouverts d'un parement de granite de Fermanville, sont composés d'un schiste extrait des carrières du Roule et du creusement de l'arrière-bassin de l'arsenal. Le Fort de l'Ouest a conservé la physionomie qu'il avait au début du XXe siècle. Le Fort de l'Est, transformé avant la Seconde Guerre mondiale en dépôt de poudre, a été dynamité par l'armée française en juin 1940.

  • Murs
    • granite pierre de taille
    • schiste moellon
    • béton armé
  • Toits
    béton en couverture
  • Plans
    plan centré
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvertures
    • terrasse
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété publique